Friday, December 11, 2009

Cozy / / / Cosy VF




The Cosy Party, ses caves voûtées, l'atmosphère presque tangible, l'air c'est de la lumière filtrée. Une certaine intemporalité comme si nous pouvions y rester pour toujours. Excitation dans l'air et pourtant je me sens si paisible. Je ne l'aurais pas manqué cela pour rien au monde: la consécration de Nawa-san en tant que bondageuse parmi ses collègues internationaux. C'était excitant d'observer la préparation pendant l'année dernière, comment El Commandant négociait les connexions, tandis que nawa-san perfectionnait tous les postures de ses bondages.
Il m'est difficile de raconter une nuit si agréable, de me sentir une partie de cette famille. Sentiment de fierté à regarder la beauté qui se déroule dans ses bondages, des œuvres d'art immobiles réalisées devant les yeux de son Maître.
La foule est effervescente. L'une après l'autre ces postures de prennent forme, chacune parfait, le style si léger et minimaliste, aérées, créant l'effet d'une beauté simple. Chaque modèle a ses chorégraphies, et nawa-san trouve son rythme après la course initiale.
E27 et Charlotte sont les beautés solennelles qui se combinent, qui sont suspendus, exposés, et détachés.
Le temp passe lentement et avec grâce.
E27 dans ses ballet boots, en la supplication ... exposée plus tard sur la table ... la prestation speciale de la délicieuse Kali, liée à Charlotte, leurs tatouages mêlés à la corde ... Lili ligotté à une chaise dans son cagoule en latex... Ôda l'étouffe un peu...
Nawa-san m'offre un bondage de tête, a être suspendu avec le grand anneau attaché au plafond. Les cordes entourent mes yeux et ma bouche, ma gorge est légèrement étranglée. Les cordes pressent sur mes yeux, les poussant légèrement dans leurs orbites, et je plonge dans l'obscurité.
Les cordes me serrent & rechauffent ma peau. Je deviens un objet. Tous les sens deviennent aigus, en particulier les sons et l'odorat.
Elle me guide à travers la pièce vers l'anneau. Elle me lie les mains derrière mon dos. Je ne sais pas comment je suis suspendue, je perds le sens de mon orientation et je fais attention à ne pas risquer l'étranglement par une chute.
Les sons de la foule sont amplifiés. J'entends des rires, de la conversation. Quelqu'un dit: «C'est un homme ou une femme? Réponse d'une femme : "Une femme", comme une évidence. Plusieurs personnes me poussent en passant dans la foule, me fais bouger. Je me sens encore plus comme un objet, désorienté.
Nawa-san détache mes bras afin de suspendre Julien. Ma tête toujours lié, elle me guide vers la table où je reste dans l'obscurité de la corde. Lili me surveille. Je m'assois, je ne sais pas pour combien de temps, jusqu'à ce que je me sens aboutie. Lili défait la corde. La lumière entre lentement dans mes yeux. Je les ouvre lentement, les clignotant comme un nouveau-né. Tout semble plus étincelant.
J'ai passé une très belle soirée. Je me sentais si paisible, appartenant à cette famille.



Cozy / / / Cosy




The Cosy Party, its caves voûtées, the atmosphere almost tangible, the air is filtered light. A certain timelessness as if we could stay there forever. Excitement in the air & yet I feel so peaceful.
I wouldn't have missed this for the world : the consecration of nawa-san as a bondageuse amidst her international consorts.
How exciting to watch the preparation take place over the last year, as El Commandant negotiated the connections, and as nawa-san perfected the postures of her bondages.
I find it hard to recount such a pleasurable night, feeling part of this family. feeling pride watching the beauty unfolding in her bondages, immobile works of art performed before the eyes of her Master.
The crowd is effervescent. One after another of these postures take form, each one perfect, the style so light & minimal, airy, creating the effect of simple beauty. Each model has her choreography, as nawa-san finds her pace after the initial rush.
E27 and Charlotte are the solemn beauties that combine, are suspended, exhibited, and detached.
Time moves slowly and gracefully.
E27 in her ballet boots, in supplication... exposed later on the table...
the special appearance of the delicious Kali, bound to Charlotte, their tattoos entwined with the rope ... Lili bound in his latex cagoule to a chair... Ôda pressing on his neck...
nawa-san offers me a head bondage, to be suspended on the large ring from the ceiling.
The rope winds tightly over my eyes & mouth, my throat slightly strangled. the rope presses onto my eyes, pushing them back slightly into their sockets & I dive into the darkness.
The ropes tighten & warm my skin. I become an object. All senses acute, especially sound & smell.
She guides me across the room to the ring. She ties my arms behind my back. I'm not sure how I'm suspended, I lose sense of my orientation & I'm careful not to risk choking myself in a fall.
The sounds of the crowd are amplified. I hear laughter, conversation. Someone says "C'est un homme ou une femme ? " A woman answers "une femme" as if it should be obvious.
Several people push past me thru the crowd, making me move. I feel even more like an object, disoriented.
nawa-san detaches my arms in order to suspend Julien. My head still bound, she guides me back to the table where I remain in the darkness of the rope. Lili checks on me from time to time. I sit, I don't know for how long, until I feel finished. Lili undoes the rope. Light slowly fills my eyes. I open them slowly, blinking like a newborn. Everything looks more sparkling.
I had a lovely evening. I felt so peaceful, belonging to this family.


Sunday, December 06, 2009

His captive of the senses

in Zurich

Attached & constrained by leather cuffs, blindfolded in my cat-woman mask, or simply naked, restrained by his hands, I become his captive of the senses.
His body leans into me, his fingers plunging deeper, not quite the whole fist penetrating & probing me again & again.
My tits clamped, he may have whipped me first, plugged or spanked me, or taken my ass.
His power lies in his hand, as he makes me resist my orgasm, then ordering me to come within seconds of the last one — I become his orgasmic machine.
His voice thickens with desire, my moans increase as he pinches my lips beneath my clit, stimulating me into trembling spasms.
The pleasure is acute, but not raw, and I can only give in to his desire until I feel I have no juice left.
His fingers thick with my cyprine, he makes me lick them clean. Then, stroking his cock while I lick or caress his balls, he comes on my breasts.
All is still until the next time.


Sa captive des sens

à Zurich

Attachée et contrainte par les menottes en cuir, les yeux bandés par-dessus mon masque de cat-woman, ou tout simplement nue, retenue par ses mains, je deviens sa captive des sens.
Son corps se penche vers moi, ses doigts se plongent profondément, son fist me pénètre pas tout à fait, il me sonde encore et encore.
Les pinces sur mes tétons, il m'aura fouetté avant, peut-être il m'aura pluggée, fessée, ou bien sodomisée.
Sa force réside dans sa main, lorsqu'il me fait résister à mon orgasme, lorsqu'il m'ordonne à jouir ensuite juste quelques secondes après — je deviens sa machine à jouir.
Sa voix voilé du désir, mes gémissements augmentent lorsqu'il me pince les lèvres sous mon clito, me stimulant vers des spasmes tremblants. Le plaisir est aigu, mais pas vif, et je ne peux que céder à son désir jusqu'à ce que je sentes que je n'ai plus de jus.
Ses doigts récouverts d'une épaisse couche de ma cyprine, il me les fait nettoyer en les léchant. Puis, caressant sa bite pendant que je lèche ou caresse ses couilles, il vient sur mes seins.
Tout est calme jusqu'à la prochaine fois.



Friday, October 23, 2009

Un train peut cacher un autre...

Sitting in the salon on the banquette next to a gallant man who was telling me of his search for a soumise, une relation suivie, I just didn't feel it. Surprised, I said I'd have to think about it. And I made my escape upstairs.
I slightly remember seeing a pair of leather pants walk across the room, the tall man sitting in the chair right in my line of vision behind the man speaking to me. This other man was smiling & trying to catch my eye. And he came upstairs a few moments after I did.
He offers to buy me a drink & we go down to the bar.
M. is very charming & gentlemanly. He leads me to the back alcove, to the banquette next to the sling. One thing leads to another & we begin to play...
Two days later, after we'd played all night, taking a break in the afternoon to meet again the next night, he left for Zurich.
The promise to meet again soon, after all those intensely delicious sensations, I feel open to seeing where this could go, for however long it lasts.

***

Assise dans le salon sur la banquette à côté d'un homme galant qui me faisait part de sa recherche d'une soumise, une relation suivie, je ne le sentais pas. Surprise, je lui ai dit que j'y réfléchirai. Et je me suis échappée au premier étage. Je me souviens vaguement d'avoir vu des pantalons en cuir traverser la pièce, cet grand homme assis dans le fauteuil juste dans ma ligne de vision et derrière l'homme qui me parlait. Cet autre homme me souriait et essayait d'attraper mon regard. Et il monta lui aussi quelques instants après moi. Il m'offre un verre et nous descendons au bar.
M. est très charmant et courtois. Il me conduit à l'alcôve du fond, à la banquette à côté du sling. Une chose en entraîne une autre et on commence à jouer ...
Deux jours plus tard, après que nous avions joué toute la nuit, faisant une pause dans l'après-midi pour se retrouver à nouveau la nuit suivante, il partit pour Zurich.
La promesse de se revoir vite, après toutes ces sensations délicieusement intenses, je me sens ouverte à l'idée de voir où cela pourrait aller, pour autant le temps qu'il dura.


Friday, October 16, 2009

Instruments

An incongruous stand in the outside market at the Frankfurt Book Fair, slipped in between all the scarves, jewelry, lead type, and other bibelots on sale.
A stand with a case laid out with medical or dental instruments.
A slow fascination crawls over me as I'm drawn to look. In symmetrical array, the lines of instruments in various lengths like clamps for sutures, dental mirrors, small clamps, and scalpels, all stainless steel, all cold.
My heart sinks & my knees go weak as I pick up a clamp, testing its strength on my finger. I think of El Commandant Felipe, of recent discussions about the erogenous zone of the gums...
I test a small scalpel on my fingertip, imagining the small incision on the gums, wondering if I bought it as a gift, if he would use it on me...
I feel faint, the repulsion of this fascination makes me run. And I didn't take the photo that I had wanted to take.


***

Un stand incongru au marché extérieur à la Foire du Livre de Francfort, se glisse parmi des écharpes, des bijoux, des caractères en plomb, et autres bibelots en vente.
Un stand avec un cas aménagé avec des instruments médicaux ou dentaires. Une fascination lente me prend, je suis attiré à regarder. Aligné en symétrie, les instruments de longueurs différentes comme les pinces pour sutures, des miroirs dentaires, des petites pinces, des scalpels, tout inox, tous froid.
Mon cœur se serre et mes genoux me lâchent quand je ramasse une pince, l'essayant de sa force sur mon doigt. Je pense à El Commandant Felipe, des discussions récentes sur la zone érogène de la gencive ...
Je teste un petit scalpel sur bout de mon doigt, en imaginant la petite incision sur les gencives, me demandant si je l'ai acheté comme cadeau, s'il voudrait l'utiliser sur moi ...
Je me sens faible, la répulsion de cette fascination me fait partir. Et je n'ai pas pris la photo que je voulais prendre.

Wednesday, September 23, 2009

Hot steamy sex soul exhibition (on jet-lag) VF

Je pensais juste aller au hamman / sauna au Club Med gym, pour soulager les courbatures de mon corps après un long vol de 14 heures de retour. Jusqu'au moment que je me suis connectée à un réseau social, Jusqu'au moment que j'étais subitement connectée avec mon très jeune ami & amant, R.
J'avais oublié la règle n ° 29: Ne jamais parler de prendre une douche ou d'aller au sauna avec un homme qui pourrait avoir envie de vous accompagner.
L'idée de la vapeur lui dressa l'oreille (et probablement sa queue ...), et au bout de 15 minutes, j'avais accepté de le rencontrer dans un sauna louche près de la gare de Lyon.
C'était de la faute du jet-lag?

R. vit à l'autre bout du monde, dans l'hémisphère sud. Nous sommes des amis virtuels depuis 2003, lorsque princesse.x a fait son apparition sur love@lycos. L'été dernier, nous sommes devenus amants.
Je n'avais plus de ses nouvelles, je pensais peut-être que cela avait été un one-shot, ou qu'il a été gêné par la suite. Mais maintenant, je pouvais sentir la preuve palpable de son désir.

A l'intérieure, j'étais l'unique femme. Après une minute rapide au sauna, nous l'avons quitté  pour nous plonger dans une cabine vide, fermant la porte à clé derrière nous, pour découvrir au bout une fenêtre de verre transparente, une foule d'hommes qui s'écrasaient contre le vitre pour nous mater.
Je n'étais pas vraiment là pour l'exhibe, bien qu'elle a joué un rôle probablement dans l'excitation. Le contraste de l'exhibition avec une vraie intimité à l'intérieure ... Je suis habitué à ignorer ces hommes se branlant à C & C (même si elles me semblent plus motivés que cette foule), mais R. n'en sait rien de cette activité.

"Ne les regarde pas", dit-il, donc je ne les regarde pas.. Je ne suis pas là jouer avec eux, mais j'imagine toutes les choses que je pourrais faire pour les exciter: mettre ma main ou ma langue sur la vitre près de leurs bites, frotter mon corps contre la vitre, etc.) Je suis là pour l'amour intime avec R, bien que nous leur donnons un sexe show en live.

Sur mes genoux, à quatre pattes, il me possède, il me claque deux fois sur le cul d'une manière qui ne fait pas mal, mais qui  fait beaucoup de bruit. Oui, il est en charge de moi maintenant, et il me baise bien.

"Lève la tête», il me commande, de sorte que les hommes puissent me voir.

La cabine devient torride, mes cheveux sont mouillés, mon maquillage barbouillé sur mes joues, mon corps est mouillé, mes yeux me piquent avec le sel de ma sueur.

Plus tard, allongés ensemble côte à côte entre deux séquences, tandis que je caresse le tatouage de tigre sur son dos, le parfum de son musc s'envole vers moi dans la vapeur de la cabine. Attirée irrésistiblement vers ses fesses, ma langue plonge dans sa fourrure, je lèche le haut de ses couilles, mes mains écartent doucement ses fesses. Ma langue lui lèche et elle plonge dans son orifice, goûtant l'amertume à son centre.

Complètement excité, il se retourne pour que je puisse le monter. Et puis il me fait un aveu ...

Bizarre que cette l'année je n'ai fait l'amour que deux fois, et à chaque fois c'était avec lui. Créature lumineuse, corps & âme.





Hot steamy sex soul exhibition (on jet-lag)

I was just thinking of going to the hamman/sauna at the Club Med gym to ease my aching body after a long 14 hour flight back home.
Until I logged into a social network, until I suddenly connected with my very young friend & lover, R.
I'd forgotten about Rule n° 29 : Never talk about taking a shower or a sauna to a man who may be interested in doing it with you.
The idea of steam pricked up his ears (and probably his prick ...), and within 15 minutes, I'd agreed to meet him at a sleazy sauna near the Gare de Lyon.
Can I blame it on jet-lag ?

R. lives on the other side of the world, in the southern hemisphere. We've been virtual friends since 2003 when princesse.x made her appearance on love@lycos. Last summer, we became lovers.
I hadn't heard from him since, thinking perhaps it had been a one-shot, or that he'd been embarrassed afterwards.
But now, I could feel the palpable evidence of his desire.

Inside, I was the only women there. After a quick minute in the sauna, we dashed out & dove into an empty cabine, locking the door behind us, only to discover the clear glass window at the end, a crowd of men smushed into the glass to watch.
I'm not really here for the exhib, although it probably plays a part in the excitement somehow. The contrast of the exhibition with the true intimacy inside... I'm used to ignoring these men wanking off at C&C (although they seem more purposeful than this crowd), but R. doesn't know about my activity.

"Don't look at them", he says, so I don't. I'm not there to play to the crowd, but I imagine all the things I could do to excite them : putting my hand or my tongue on the glass near their dicks, rubbing my body against the glass, etc). I'm here for the intimate love-making with R., although we're giving them a live sex show.

On my knees, à quatre pattes, he possesses me, slapping me twice on my ass in a way that doesn't hurt, but makes a lot of noise. Yes, he's in charge of me now, & he fucks me real good.
"Lift your head", he commands, so the men can see me.

The cabine gets steamy, my hair is wet, my make-up smeared across my cheeks, my body is drenched, my eyes sting as the salt of my sweat drips into them.

Later, as we lie together side by side between two sequences, as I caress the tiger tattoo on his back, the smell of his musk wafts towards me in the steamy room. I'm drawn down irresistibly to his ass, my tongue dives into his fur, licking the top of his balls as my hands gently spread apart his buttocks. My tongue licks & probes into his orifice, tasting the bitterness of its center.

Fully excited, he turns over so that I can ride him. And then he makes a confession...

Strange that in the last year I have only really made love twice, and both times it was with him. Luminous creature, body & soul.





Saturday, August 22, 2009

Kohei Yoshiyuki

La flamme

La flamme qui monte,
qui consomme, qui crame,
qui laisse le brûlé
ou le vide transparent

L'air
le vent
s'enflamme

Brûler d'amour
d'intensité vive
l'instant consommé
l'avenir écorché vif

L'âme en charbon
les larmes n'éteignent
pas la flamme

Sunday, August 02, 2009

La langue du dragon

El Commandant suggests a séance with the whip between friends.
"Between friends", it's always specified — in case I might interpret it differently.

Face to face with 27. Her shining eyes look into me with anticipation. She takes my hands & after a long deep look, shuts her eyes & centers her energy.

The first licks of the whip are so soft & delicate, tender, that I become very still in order to feel them.
Gently they increase — it seems like this time it will be different.

They intensify & the pleasure increases.
They intensify & I want even more,
I want to travel, je voyage ...

This time I feel your intent waking up diffrent places : the top of my hip, closer to my ass, on the inside of my thighs.
I spread my legs open, you send the whip around my calf so I open even more.

And then the delicious feel of the whip between my legs, licking my sex, the end travelling upwards to my belly.

I travel farther, I return, I catch my breath to go even further, I shiver.

This time your intent is decidedly sexual. As the whip strikes between my legs over & over with more & more intensity, it's like the long tongue of a dragon licking me over & over with such precision until all is fire between my legs & over my belly.

This is the first time I really feel possessed by you, completely wrapped by your whip from back to front.

I don't want it to stop, even though I'm in tears, even if you would rip my flesh.

I rise higher & higher into the fire
You are the dragon's tongue
so intensely licking me.

You're there at my side, you take me in your arms. You say "It's the first time" & I cry into you, bittersweet tears... because you know.
Because it's also another anniversary, the one when you let me go.

Thank you, mon Commandant,for your gift.

***

El Commandant me propose une séance de fouet amicale. Amicale, c'est toujours souligné — au cas où je pourrais l'interpréter autrement.

Une face à face avec 27. Ses yeux luisantes me regarde avec anticipation.Elle prend mes mains et après un long regard profond, elle ferme ses yeux et centre son énergie.

Les premières lèches du fouet sont si douces et délicates, tendres, que je deviens très calme afin de les sentir.
Doucement, elles augmentent — j'ai l'impression que cette fois-ci sera différente.

Elles s'intensifient et le plaisir augmente.
Elles s'intensifient et j'ai envie d'encore plus,
envie de voyager, je voyage ...

Cette fois-ci, je ressens que votre intention me réveille des endroits différentes : en haut de ma hanche, plus proche de mon cul, à l'intérieur de mes cuisses. J'écarte mes jambes, vous envoyez le fouet autour de mon mollet, j'ouvre encore plus.

Et puis la délicieuse sensation du fouet entre mes jambes, qui lèche mon sexe, son bout arrivant en tout en haut de mon ventre.
Je pars plus loin en voyage, je reviens, je reprends mon souffle pour repartir plus loin, je frissonne.

Cette fois-ci, votre intention est décidément sexuelle. Le fouet touche entre mes jambes encore & encore avec de plus & plus d'intensité, c'est comme la longue langue du dragon qui me lèche encore & encore et avec une précision telle que tout devient feu entre mes jambes et sur mon ventre.

C'est la première fois que je me sens vraiment possédée par vous, complètement entourée par votre fouet de l'arrière vers l'avant.

Pas envie que ça s'arrêt, même si je suis en larmes, même si vous déchiriez ma chair.

Je m'envole de plus en plus haut dans le feu,
vous êtes la langue du dragon
qui me lèche si intensément.

Vous êtes là à mes côtés, vous me prenez dans vos bras. Vous avez dit "It's the first time" et je pleure contre vous, des larmes doux-amers... comme vous savez.
Car c'est aussi un autre anniversaire, celui où vous m'avez laissé partir.

Je vous remercie, mon Commandant, de votre cadeau.


Friday, July 10, 2009

Another incredible head bondage by Nawa-san


photo : © Tous droits réservés by les Goûters du Divin Marquis

Saturday, June 27, 2009

La Nausée VF

Nawa-san serre son corde étroitement autour de mes seins. Un noeud s'enfonce dans mon diaphram, juste au-dessous de mon sternum. Corde ivoire couleur de ma peau. Suspension, mon corps est levé et tiré vers le haut, elle lie mes jambes, l'une après l'autre, grande ouverte, genoux pliés, comme si j'étais assise, mes jambes grande ouvertes.
L'odeur, le parfum de mon sexe s'élève vers l'extérieur.
Un homme est assis en face de moi, il se caresse, je peux imaginer son plaisir.


Je suis levée dans ma première suspension. Nawa-san attache ma cheville à une tige de bambou. J'ai attendu si longtemps pour ce moment — je voyage déjà — la posture n'est pas tout à fait terminée lorsque je sens un peu vague de nausées commencer.

Oh non, pas ça!
Je vérifie que ce n'est pas fondée sur la peur —je n'ai pas du tout peur— j'essaie de me libérer de cette sensation, mais la nausée devient plus puissante, me dépassant, le nœud dans la corde se pousse profondément en moi.

Je pâlis, perles de sueur sur mon visage, mon corps se liquéfie: je me sens comme si je pouvais tout perdre, comme si je pourrais me jeter par terre en pleures.
Je m'abandonne à la nausée, je m'affaisse, je me sens si malade et si déçu.

Nawa-san se précipite à défaire ses cordes, mes pieds s'appuient sur deux tabourets.
Je me lève, j'essaie de relâcher la pression de ce noeud, dans l'espoir de me sentir moins malade.
Nawa-san essuie mon front, Julien m'apporte un coca, El Commandant m'évente en me taquinant pour que je reviens — tout est flou, mélangé avec ma déception. Mon corps m'a trahi en quelque sorte!

Plus tard, au dîner, en parlant avec Nawa-san — que la corde a été poussée dans mon chakra du cœur . Qu'est-ce qu'il a débloqué? Libérant une poison dans mon corps.
El Commandant pense que c'est lié à mon problème de lâcher-prise, que c'est lié à quelque chose caché au fond de mon subconscient. La nausée est resté avec moi pendant 36 heures.

*
Anxiété nerveux
comme un papillon
tremblant
à l'intérieur
*


Réflexion sur cette chose inconsciente qui pourra me bloquer ... je réfléchie...
Si l'on examine la position: jambes pliées, grande ouverte, mon sexe exposé, un homme assis en face de moi â me regarder ... Une vision soudaine du Dr Smith, je suis allongée sur la table, les jambes ouvertes dans les sangles... Je me rappelle subitement de cette vision — pourrait-il en être la raison? Est-ce que tout revient à la mémoire cellulaire?

En ce moment, j'ai envie de tout renoncer.


photo : © Tous droits réservés by les Goûters du Divin Marquis


Friday, June 26, 2009

La Nausée



Nawa-san wraps her cord tightly around my breasts. A knot pushes into my diaphragm, right below my sternum. Ivory rope that matches my skin.
Suspension as my body is lifted and pulled upwards as she binds my legs, one after the other, opening them wide, knees bent as if I was sitting, my legs spread wide open.

The odor, the perfume of my sex wafts outwards.

A man sits directly in front of me, caressing himself, I can imagine his pleasure.

I am lifted into my first suspension. Nawa-san ties my ankle to the bamboo rod. I have waited so long for this moment — je voyage déjà — the position isn't quite finished when I feel a slight wave of nausea beginning.

Oh no, not this !
I check to see that it's not based on fear — I'm not afraid at all— I try to release this feeling but the nausea becomes more powerful, overtaking me, the knot in the rope pushing deeply into me.

I pale, beads of sweat pour out of my face, my body liquefies : I feel like I could lose everything, like I could throw myself down & cry.
I give in to this nausea, going limp, feeling sick & so disappointed.

A hasty undoing of the cords, my feet on two tabourets. I lift myself upwards to release the pressure of the knot, hoping to feel less sick.
Nawa-san wipes my brow, Julien brings me a coke, El Commandant fans me, teasing me so I come back — the whole thing is a blur, mixed with my deception. My body betrayed me somehow !

Later, at dinner, talking about this with Nawa-san — that the rope was pushing into my heart chakra. What had it unblocked ? Releasing a poison in my body.
El Commandant thinks that it's linked to my problem of letting go, that it's linked to something hidden deep in my subconscious.

The nausea stayed with me for 36 hours.


*
Nervous anxiety
like a butterfly
trembling
inside of me
*


Thinking about what subconscious thing could be blocking me ... wondering...
Looking at the position : legs bent, spread open, my sex exposed, a man sitting directly in front of me —looking at me...
A sudden vision of Dr. Smith, laying on the table, my legs spread open in the straps. remembering this vividly — could this be the reason ?
Does everything go back to cellular memory ?

Right now, I feel like giving up.


photo : © Tous droits réservés by les Goûters du Divin Marquis

http://books.google.com/books?id=bzQ-v4eD-38C&pg=PA34&dq=sartre+%22comme+un+gros+ver+blanc+dans+ma+main%22#v=onepage&q=sartre%20%22comme%20un%20gros%20ver%20blanc%20dans%20ma%20main%22&f=false

Sunday, June 14, 2009

Marilyn Inédit ... more objects of desire

That obscure object of desire / Cet objet obscur du désir

That obscure object of desire

I'm very sensitive to a man's musk. If it's too strong, it can almost make me nauseous. Same thing for the taste of his sperm.

My nose to his groin, an intimate sniff in the crease of his thigh, or lower still behind his balls. If his musk is delicious to me, I just can't get enough. That's when the pheromones come into play.

I can still picture certain scenes with certain lovers, even certain orgasms they gave me. I can remember the smell & touch of their skin, the sound of their voice, their taste.

I've lost track of these lovers of my past —some may even be dead— but in my sensual memory, they're very much alive.

Yet, if I should see them now, perhaps I would no longer desire them.


***

Cet objet obscur du désir

Je suis très sensible au musc d'un homme. S'il est trop fort, il peut presque me donner la nausée. Idem pour le goût de son sperme.

Mon nez à son aine, un reniflement intime dans le pli de sa cuisse, ou plus bas encore derrière ses couilles. Si je trouve son musc délicieux, je n'en ai jamais assez. C'est là que les phéromones se jouent.

Je peux visualiser encore certaines scènes avec certains amants, même certains orgasmes qu'ils m'ont donné. Je peux me rappeler de l'odeur et le contact de leur peau, le timbre de leur voix, leur goût.

J'ai perdu de vu ces amants de mon passé —certains peuvent même être morts— mais dans ma mémoire sensuelle, ils sont encore très vivants.

Cependant, si je les voyais maintenant, peut-être je ne les désirerais plus.


Monsieur Os aux Goûters


Monsieur Os aux Goûters
le 19 septembre 2008

***
L'idée de ton venue aux Goûters sous les ordres de Madame R. a bien remué des choses en moi.

Le souvenir. Les phéromones. L'empreinte sensuelle. Tes fantasmes que je connais par coeur. Je ferme mes yeux et je peux encore te sentir, te goûter.

Je ne vais pas nier le fait que c'était toi que je préférais, que je me suis laissée me sentir amoureuse de toi, tout cela est vrai.

C'est l'opportunité pour moi de clarifier ma "confusion entre vanille, BDSM, et love story", pour que l'harmonie vient à la place du ressentiment et du regret.


à toi, mon Phallus_adorée.






(Photo) Tous droits réservés by les Goûters du Divin Marquis

Saturday, June 13, 2009

Hanging on ...

Hanging on ...

By not letting go, ultimately I'm hanging onto control & my fear of the unknown. That is the result.
But I'd rather describe the dynamic that I'm beginning to see, a subtle behavior pattern, a process.

A tension mounts — physical, emotional, sexual.
The tension mounts & is channelled & diffused.
Sometimes by letting go, the tension is released by acceptance & movement — sometimes into pleasure, sometimes by not letting go.
I'm beginning to realize that in this case, the tension mounts & is diverted.

Surrender = movement, diffusion.
Diversion = tension & isolation.

Escape. Avoidance.

Hanging on to past happiness, not wanting it to fade, wanting to repeat it, to hold onto it forever, not accepting that it's gone.

Holding on to the sensual imprint.

Hanging on to old suffering/pain = lack of forgiveness.

Using bravado & sass to cover/mask my vulnerability. To maintain the distance.

These are just a few thoughts...


***

Quand je ne lâche pas prise, finalement je m'accroche à l'idée du contrôle et ma crainte de l'inconnu. C'est le résultat.
Mais je décrirais plutôt le dynamique que je commence à voir, un modèle de comportement subtile, un processus.

Une tension monte - physique, émotive, sexuelle.
La tension monte & c'est canalisée, diffusée.
Parfois en lâchant prise, la tension est libérée par l'acceptation & par le mouvement — parfois dans le plaisir, parfois en ne lâchant pas prise.
Je commence à me rendre compte que dans ce cas, la tension monte et elle est détournée.

S'abandonner = mouvement, diffusion.
Détourner = tension & isolement.

Échapper. Évasion.

Je m'accroche au bonheur passé, ne voulant pas qu'il se fane, voulant le répéter, le conserver toujours, n'acceptant pas qu'il ait disparu.

Je m'accroche à l'empreinte sensuelle.

Je m'accroche à la souffrance/douleur du passé = je ne pardonne pas.

Je me sers de la bravade et l'impertinence pour cacher/masquer ma vulnérabilité. Pour maintenir la distance.

Ceux sont juste quelques pensées…