Sunday, March 27, 2011

Posture (VF)

© Tous droits réservés by Les Goûters du Divin Marquis


Tu T'es levée pour chercher un de Tes instruments, et Tu reviens avec le martinet en lanières de latex. Sans dire un mot, Tu écartes mes jambes et Tu places mes mains ouverts sur mes genoux. Tu me positionne le dos, en me disant de me pencher la tête en avant, les yeux fermés. Je reconnais dans Tes gestes le début d'un plus stricte discipline avec des postures. Je n'ai qu'à t'obéir et ne plus bouger. Dans ma tenue de catwoman en latex (cagoule, porte-jarretelles et bas), c'est un délice de sentir les lanières en latex sur mes seins. La contrainte du latex, la contrainte de la posture, et Ton intention à travers les lanières en latex. J'aime sentir Ta maitrise sur moi, Ta rythme d'attaque avec des coups forts et lourdes vers mon épaule... j'aime ces lanières sauvages qui frôle le bout de mes seins tels un rasoir. Un coup comme un patte de chat sur mon nez Te fais changer la posture avec la tête en arrière. Moins facile à tenir la tête en arrière sans faire une crampe. Je me souviens de ma torticolis à Rome, à force de regarder les plafonds baroques, ou bien lors de certains postures à répétition avec la tête en arrière dans le yoga kundalini. J'ajuste ma nuque et je me détends. De ma vision intérieure je me concentre sur "le point dans le ciel". Je maintiens la posture, envie que Tu sois satisfaite. Tu bouges le tabouret pour mieux frapper ma côté droite. Je gémisse à chaque coup selon leur intensité, mes gémissements moins fort que la bande sonore de la pestacle derrière moi. La chaleur radie sur mes bouts de seins, leur galbe, les épaules et le haut de bras. J'aime me sentir ainsi offerte, exposée, une sculpture vivante. J'aime sentir Tes émotions qui traversent les lanières. Tu poses le martinet autour de mon cou, et je maintiens la posture. Tu reviens avec des petites pinces que Tu poses sur mes tétons et autour de mes seins. Prise, les sensations irradient, me rappellent les aiguilles en moins fort. Oui, j'avoue d'avoir envie des aiguilles de nouveau ! Je Te sens près de moi, assise. Tu discutes un peu avec Red. J'aime être Ton œuvre exposé, je me sens calme. Tu enlèves les pinces, Tu me nettoies les seins avec une lingette. Tu m'autorises d'ouvrir mes yeux. Émue, je me mets à quatre pattes pour t'embrasser les pieds. Je T'embrasse, Tu me baise le front.
" Ça commence à prendre forme", me dis-Tu.

Posture

© Tous droits réservés by Les Goûters du Divin Marquis

You rose to get one of Your instruments, returning with the martinet with latex straps. Without saying a word, You spread my legs, placing my hands open on each knee. You position my back, telling me to lower my head and shut my eyes. In Your gestures, I recognize the beginning of a stricter discipline with positions. I only need to obey You and not move. In my latex catwoman attire (mask, garter-belt and stockings), it's delightful to feel the latex straps on my breasts. The constraint of the latex, the constraint of the posture, and Your intention through the latex lashes. I love to feel Your domination over me, Your rhythm attacking with strong and heavy blows to my shoulder... I love the wild lashes that barely touch the tips of my tits, like a razor's edge. A blow on my nose like a cat's paw has You change the position of my head, tilted back. More difficult to hold my head back without creating a cramp. I remember the cramp in Rome from looking at the baroque ceilings, or in Kundalini yoga during certain repetitive asanas with the head held back. I adjust my neck and relax into it. With my inside vision, I concentrate on "the point in the sky". I maintain the posture, wanting that You be satisfied. You move the stool in order to strike my right side. I moan with each stroke according to its intensity, my moans not as loud as the sound of the spectacle behind me. Warmth radiates from my tits, the curve of my breasts, my shoulders and upper arm. I love to feel offered this way, exposed, a living sculpture. I love to feel Your emotions that flow through the straps. You place the martinet around my neck, and I maintain the position. You return with some tiny clamps that You place on my tits and around my breasts. Taken, the sensations radiate, reminding me of your needles, but less intense. Yes, I admit that I desire Your needles again ! I feel You sitting near me. You chat with Red. I love being Your work, exposed, and I feel calm. You remove the clamps, You clean my breasts with a lingette. You allow me to open my eyes. Moved, I get on my hands and knees to kiss Your feet. I kiss Your cheeks and You place a kiss on my forehead. "It's beginning to take shape", You tell me.



Tuesday, March 22, 2011

Catwoman

© Tous droits réservés by Les Goûters du Divin Marquis

Sunday, March 20, 2011

Those exquisite electric moments / Des exquis moments électriques


An electrical box in the back room.
Choupinette was screaming bloody murder as the electricity went thru his tits. He couldn't take it anymore, so Choupinou untied him, and he leant back, visibly spent.
A glint came into Miss Charlotte's eyes as she saw the box, and then the clamps went on my tits. She took command from Choupinou & gently turned the dial.

Tiny pricks becoming pulsations as she increased the power. "Go ahead" I whispered, as it wasn't very strong.
The pulsations increased, very pleasant, the sensation reminding me of a baby sucking on my tits.
I could take more, so she upped the power... Wow ! So orgasmic I could climb the wall !
She stopped, then sent me back up !
Bordering on orgasm, I could imagine being tied up or attached, the electricity flowing, and if I was caressed or probed, just what that orgasmic potential could be.
And if my tits were pierced ....

Remembering the time at Mario's, how the electricity felt rolling, how I cried out in surprise & self-consciousness in the restaurant, although the sensation was pleasant.

Seems like something to be explored.

***

Une boîtier électrique dans l'arrière-salle.
Choupinette criait comme si on l'assassinait lorsque l'électricité passait à travers ses tétons. Il n'en pouvait plus, donc Choupinou l'a détaché, et il s'est appuyé en arrière, visiblement épuisé.
Une lueur scintillait dans les yeux de Miss Charlotte quand elle a vu la boîtier, et puis les pinces étaient posés sur mes tétons. Elle a pris le commande de Choupinou & elle a tourné doucement le bouton.

Petits picotements devenaient des pulsations quand elle a augmenté la puissance. "Allez-y murmurai-je, car il n'était pas très forte.
Les pulsations augmentaient, très agréable, la sensation de me rappelait un bébé qui tétait sur mes seins. Je pourrais prendre encore plus, alors elle a fait monter la puissance ... Wow! Si orgasmique que je pouvais grimper aux murs !
Elle s'arrêtait, puis elle m'a envoyé très haute de nouveau !
Au bord de l'orgasme, je pouvais imaginer d'être attachée ou encordée, l'électricité qui me parcourt, et si j'étais caressée ou sondée, comment pourrait être ce potentiel orgasmique.
Et si mes tétons étaient percés ....

Le souvenir de chez Mario, quand l'électricité me semblait roulant, comment j'ai crié par surprise et aussi par embarrassement dans le restaurant, même si la sensation était agréable.

J'ai l'impression que c'est quelque chose à explorer.

Sunday, February 27, 2011

A humble joy / Une joie humble


Miss Charlotte sensuously whipped a young black girl who wanted to try — her Dom had asked Charlotte.
I stood watching upstairs, admiring Charlotte.
"À toi," she said to me when she'd finished. I undressed, grateful & surprised.
Since she'd warmed up, her whip went right to it.
A joy to connect with her again, to feel her emotion as the snake wound around me. She let herself go. Did I feel some release of anger in her strikes ?
I felt humbled by her power, I felt joy to stand naked before her again, to offer my skin, my emotions to her.
And gratitude, as I kissed her feet in respect.

Thank you, my Charlotte.


***

Miss Charlotte a sensuellement fouettée une jeune fille noire qui voulaient essayer — son Dom l'avait demandé à Charlotte. Je les regardais à l'étage, en admirant Charlotte. "À toi", me dit-elle quand elle avait fini. Je me suis déshabillé, reconnaissantes et surprise. Comme elle s'était chauffé, son fouet est allé droit au but. Une joie à se connecter de nouveau avec elle, de sentir son émotion lorsque le Serpent m'entourait. Elle se laissait aller. Ai-je ressenti une certaine libération de la colère dans ses coups ? Je me sentais humblée par sa puissance, j'ai senti la joie de me tenir nue devant elle de nouveau, de lui offrir ma peau, mes émotions pour elle. Et la reconnaissance, lorsque je lui ai embrassé ses pieds, par respect. Je te remercie, ma Charlotte.

Sunday, February 20, 2011

Reconstruction / VF

Quand je suis arrivée, je me sentais centrée et sereine, avec uniquement de l'amour dans mon cœur.
J'avais peur de voir de la colère ou de la haine dans ses yeux, mais la douceur était là quand elle a traversé la porte.
Une tendre étreinte, puis nous avons chacune bougé séparément. De l'espace.

Beaucoup plus tard, je suis allée parler avec elle lorsqu'elle était au bar. Nous sommes allés à l'étage pour trouver un coin pour avoir un entretien privé.
L'ouverture du cœur, au-delà de ce que j'avais espéré, lorsque les amis avec lesquels elle avait parlé m'ont dit que c'était fini.
Maintenant, elle m'a dit que sa porte n'était pas fermée.
Pour moi, ni mes sentiments ni mon engagement ont changé, parce que je l'aime.
Elle m'avait emmené plus loin que tout autre sur ce chemin —chose merveilleuse, son énergie, son être— et c'était une des plus belles histoires de ma vie.
La fondation est notre amitié.

Si elle avait voulu changer la relation en BDSM stricto sensu, j'aurais respecté Sa discipline. Au lieu de cela, elle a proposé que nous soyons comme des égaux, co-créatrices de la relation, car elle pensait que ma personnalité a besoin d'une empreinte sur notre relation. Même si elle m'a offert la liberté de jouer avec d'autres, ce n'est pas ce que je recherche. Je n'ai pas besoin d'être un électron libre comme je l'ai été dans le passé dans les moments entre les relations. J'ai vraiment envie de lui appartenir, d'être possédée.

Elle m'a également dit que si un jour je rencontrais un Maître et avait envie d'aller avec lui, elle serait ok. Mais le remarque que j'avais fait à ce sujet était juste pour la provoquer. Je ne la vois pas actuellement (même si je pourrai envisager de prendre un amant dans ma vie privée, non BDSM).

Nous avons chacune fait des erreurs.

Maintenant, enlever les balises pour le moment, reprendre le chemin à nouveau, lentement, à se reconstruire.

Lady Labyrinth : le nom qu'elle m'a donné, son collier, sa bague d'O, sont mis de côté, s'il y aura lieu, jusqu'à ce qu'elle décide qu'il sera approprié de les sortir à nouveau.

Des larmes coulaient sur mes joues, comme c'était au-dela de ce que je avais espéré qu'après cette mois angoissante du regret et de la souffrance.

Reconstruire, trouver notre chemin.
Offrande et partage.

Merci ma Charlotte !

Reconstruction


As I arrived, I felt centered and serene, with only love in my heart.
I had been afraid to see anger or hatred in her eyes, but sweetness was there when she came in the door.
A tender embrace, then we each circulated separately. Allowing space.

Much later, I went to speak with her as she stood at the bar. We went upstairs to find a corner to have a private talk.
Openness of heart, beyond what I had expected, as the friends she'd talked to had told me it was over.
Now, she said the door wasn't closed.
For me, neither my feelings nor my commitment had changed, because I love Her.
She had taken me further than any other on this path —a wondrous thing, her energy, her being— and it's been one of the most beautiful relationships of my life.

The foundation is our friendship.

If she had wanted to change the relationship to a stricto sensu BDSM, I would have complied to Her discipline. Instead, she proposed that we be as equals, co-creators of the relationship, as she felt that my personality needs to imprint our relationship.
Although she offered me the freedom to play with others, that's not what I seek. I don't need to be a free electron like I've been in the past in moments between relationships. I truly desire to belong to her, to be possessed.

She also said that if I were to meet a Maitre & wanted to go with him, she would be ok with that. But my comment about wanting a Master had been just to provoke her. I don't see that happening now (although I could consider taking a lover in my private life, non BDSM).

We had each made mistakes.

Now, taking away the tags for the time being, taking up the path again, slowly, to reconstruct.

Lady Labyrinth : the name she gave me, her collar, her bague d'Ô, are put aside until if and when she decides it's appropriate to bring them out again.

Tears ran down my cheeks, as this was more than I had hoped after this agonizing month of regret & suffering.

Reconstructing, finding our way.
Offering and sharing.

Thank you my Charlotte !

Stripped to the bone

Stripped to the bone, standing alone, cold moment of lucidity.
Impossible to use the name she had given me for the time being, perhaps never again.
More naked than ever, who was I then ?

To envisage a new pseudo, a new identity seemed artificial.

I had claimed that Princesse X was in ashes, and I had felt lighter leaving behind me some of her heavier aspects.
Now, she seemed like a warm fur coat to wrap around me. Venus in furs.
Yet, having been Lady L had changed me, and as Princesse X, I was not slipping back into her skin as before. A new and different Princesse, changed, despite her familiarity for my friends.
Lady Labyrinth resonates as the inner name of Princesse X.

As echoes reached me that it was over with Charlotte, I slowly shifted back. First, my FB page.
Then, integrating Lady Labyrinth into this blog, dismantling her. Closing her blog*.

Sadness.
Au regrets, ma Beauté.

*(within 90 days it could be reactivated).

***

Dépouillée jusqu'à l'os, toute seule, un moment de lucidité froide. Impossible d'utiliser le nom qu'elle m'avait donné pour le moment, peut-être plus jamais. Plus nue que jamais, qui étais-je ? D'envisager un nouveau pseudo, une nouvelle identité me semblait artificielle. J'avais déclaré que Princesse X était en cendres, et je me suis sentie plus légère en laissant derrière moi une partie de ses aspects des plus lourds. Maintenant, elle me semblait comme un manteau de fourrure chaude à enrouler autour de moi. Venus in furs. Pourtant, être Lady L m'avait changé, et comme Princesse X, je ne me glissait pas dans sa peau comme avant. Une nouvelle et différente Princesse, changée, en dépit de sa familiarité pour mes amis. Lady Labyrinthe résonne comme le nom intérieure de la Princesse X. Comme des échos me sont parvenus que c'était fini avec Charlotte, je me suis lentement remise en arrière. Tout d'abord, ma page FB. Ensuite, l'intégration de Lady Labyrinthe dans ce blog, son démantèlement. Clôture son blog*.

Tristesse.
Au regrets, ma Beauté. *

(Dans la limite de 90 jours, il pourrait être réactivé).

Running with fire

We were running with fire, until it became wild, breathless as the oxygen consumed, torched and singed.

(A wondrous thing that didn't cease to amaze me, atypical.)


***


Nous courions avec le feu, jusqu'à ce qu'il est devenu sauvage, haletantes lorsque l'oxygène consommait, flambait et brûlait.

(Une chose merveilleuse, qui n'a pas cessée de m'éblouir, atypique.)

Thursday, February 17, 2011

Submissive or not submissive?


Submissive or not submissive? 

Who is to decide whether one is submissive or not? Who decides what is "my" place?
The word "submissive" is an easy D/s convention, but it's a word I don't find exact. If I had to define myself, the idea of belonging, possession, being a pet, a work of art, are closer to my idea than "submissive".
Too independent to be submissive, you tell me ... So?

When a Domina is sometimes whipped to satisfy her masochism, when a submissive whips or stifles her male sub friend, when a slave becomes a pro Domina at the drop of a hat, one may wonder who holds the truth of reality.

My place exists deep inside me, sometimes elusive, not easily defined, a potential not yet fully revealed.

If I disappointed you, you disappointed me also, for having judged me, for not having seen me.

(written le 22.01.11)

Soumise ou pas soumise ?

Soumise ou pas soumise ?

C'est à qui de décider si on est soumise ou pas ? Qui décide quelle est "ma" place ?
"Soumise" en tant que mot c'est une convention D/s facile, mais c'est un mot que je ne trouve pas exacte. Si j'avais à me définir, les idées d'appartenance, de possession, d'être un pet, un oeuvre d'art, sont plus proches à ma conception que "soumise".
Trop indépendante pour être soumise, vous me dites ... Alors ?

Quand une Domina se fait parfois fouettée pour assouvir son masochisme, quand une soumise fouette ou étouffe son ami soumis, quand une esclave devient une Domina pro de jour à lendemain, on peut se demander qui tient la vérité de la réalité.

Ma place existe au plus profonde de moi, parfois insaisissable, pas facilement définie, une potentiel pas encore complètement révélé.

Si je vous ai déçu, vous m'avez déçu aussi, de m'avoir jugé, de ne pas m'avoir vu.

 

(écrit le 22.01.11)

Like being in a bad high-school movie, (gothic).

L'illusion et la folie de l'ephemere.
Feeling like a fool.

Cassure, fissure. Une raie dans la confiance.
It will take some time to get over this bad feeling.

Je tombe d'en haut, je vois que ce que je pensais que nous construisons à deux, cette diamant, cette relation, n'est apparemment pas le cas, c'est autre. Elle est en train de construire autre chose en parallèle sans me le présenter d'une manière cohérent.
Flou.
J'étais prête à tout lui donner, lui offrir. Est-ce qu'on peut trop donner ?
Je prends de la distance, du recul.

Triste et déçue.
Maladresse de jeunesse ou bien jeu mental sadique ?
Like being in a bad high-school movie, (gothic).

Emotionally sadistic, Charlotte places me in an ambiguous situation.
She's attracted to W., contradictory in what she tells me of the situation. False accusations.

(écrit le 21.01.11)

Monday, January 24, 2011

Tuesday, December 28, 2010

Tunnel of pain

Radiant Sutra 89

You are stunned, powerless.
You thought you knew
What was going on.
Now you realize you don't have a clue.

You are stopped in your tracks.
Everything within your skin is shaking.
Enter this shaking.

Right here, in the midst of commotion - get curious and look around inside with wonder.
Unmind your mind.
All the walls have fallen down.
Go ahead and dissolve.

The One Who Has Always Been ,
Who has seen much worse than this, is still here.

© 2008, Lorin Roche, Ph.D.

///
Terrorized in the middle of the night, a bad mix of medication, my heart racing. It was the muscle relaxant, too strong, combined with the painkillers.
I opened my eyes & saw patterns, brightly lit, somewhat moving, liquid hallucinations, like a transparent wallpaper covering the room. I closed my eyes to shake it off, opening them to a new pattern, again & again.
I shut my eyes, turning to the pillow, saying "I hate this !" as the realization of my hallucinations hit me. I lifted my arm which fell weakly to the bed, no force, although my heart was pumping furiously. I moaned and flailed, feeling like my body would empty.
The pharmacist had warned me that this drug was strong, that I should take it & go to bed & not move, as sometimes people would collapse.
Despite this warning (and the recent fall I took in SF on the bathroom tiles) I pulled myself out of bed.
I awoke, the feeling of the wooden floor on my face. I had probably taken 2 steps. I crawled forward towards the bathroom.
I don't know what happened, I must have lunged. I woke up on the floor, my hands outstretched, a pain darting in my foot.
I reached forward & felt the cool enamel of the toilet. I pulled myself up onto the seat, in a cold sweat, grabbing a towel, leaning my head on the laundry basket.
At least 20 minutes like that, my body emptying, my heart gradually slowing down. Eventually, I could make it back to the bed. My pajamas were soaked, my hair drenched, no strength to change, just wiping myself with the towel.
In the morning, I saw what had happened to my foot. The wooden bathrack had fallen across all four of my toes, badly bruising them. Looking like a Mafiosi revenge ! I didn't think they were broken, but I taped them together. I was on pain killers & anti-inflammatory meds anyway for my back.
I squeezed my foot into my boot,& made it to the airport, off to Morocco in pain.

I can't explain why I felt so guilty & ashamed. It wasn't as if I'd been drunk or indulging in recreational drugs - this was a bad reaction to a powerful prescription drug. But I suppose there was enough emotional memory of times when I had indulged, with ungraceful results.
Also, I knew better than to get out of bed, i'd been warned. Only 3 months earlier, I'd had a similar accident, and I should have been more wary. A fear of soiling myself in bed, deep childhood shame overriding my better judgment.
Fear of death ! The mind trying to control instead of letting go. Why hadn't I simply enjoyed the beauty of my hallucinations ? Almost like an acid flashback, that incredible quality.
Let go, let go, I will not die !
But by "controlling", in this attempt, I could really hurt myself, I could accidentally die.

I was rather shocked by this realization.
Time to slow down & reconnect. Time for meditation & spiritual reflection.
Bringing out the tools.
Quiet time to be myself.


/// as Lady Labyrinth / 08

Tunnel of Pain - VF


Radiance Sutra 89

Vous êtes abasourdi, impuissant.
Vous pensais que vous saviez
ce qui se passait.
Maintenant vous vous rendez compte que vous n'avez pas la moindre idée.

Vous vous êtes arrêté net.
Tout tremble à l'intérieur de votre peau.
Entrez dans cette frisson.

Ici, au milieu cette agitation - soyez curieux et regardez à l'intérieur avec émerveillement.
De-sprit votre esprit.
Tous les murs sont tombés.
Allez-y, dissolvez-vous.

Celui qui a toujours été,
Qui a vu bien pire que cela,
est toujours là.

© 2008, Lorin Roche, Ph.D.


///
Terrorisée au milieu de la nuit, un mauvais mélange de médicaments, mon cœur battait à cent à l'heure. C'était le relaxant musculaire, trop fort, combiné avec les analgésiques.
J'ai ouvert mes yeux et j'ai vu des motifs, bien éclairés, un peu mouvants, hallucinations liquide, comme un fond d'écran transparent couvrant la chambre. J'ai fermé mes yeux pour les secouer, les ouvrant à un nouveau motif, encore et encore.
Je fermais mes yeux, me tournant vers l'oreiller, en disant: «Je déteste cela !" lorsque la réalisation de mes hallucinations m'a frappé. J'ai levé mon bras qui tombait faiblement vers le lit, sans force, malgré que mon cœur battait avec fureur. Je gémissais et je m'agitais, avec le sentiment que mon corps pouvait se vider.
Le pharmacien m'avait prévenu que ce médicament était fort, que je devrais le prendre et me coucher et sans bouger, comme parfois les gens s'effondreraient.
Malgré cette avertissement (et la chute récente que j'ai fait à SF sur le carrelage de la salle de bains), je me suis tiré du lit.

Je me suis réveillée, la sensation du plancher en bois sur mon visage. J'avais probablement pris que deux pas. J'ai rampé en avant vers la salle de bains.
Je ne sais pas ce qui s'est passé, j'ai du me précipiter. Je me suis réveillée sur le sol, la main tendue, une douleur s'élançant dans mon pied.
J'ai tendue la main et j'ai senti l'émail frais de la cuvette. Je me suis hissée sur la lune, d'une sueur froide, saisissant une serviette, appuyant ma tête sur le panier à linge. Au moins 20 minutes comme ça, me vider le corps, mon cœur ralentissant graduellement.
Enfin, je pourrais retourner au lit. Mon pyjama était trempé, mes cheveux étaient trempés, aucune force de me changer, juste m'essuyer avec la serviette.
Au matin, j'ai vu ce qui s'était passé à mon pied. La palette de bain en bois était tombé à travers les quatre orteils, faisant des ecchymoses. Comme une vengeance mafieux! Je ne pensais pas qu'ils ont été cassées, mais je les ai bandagés ensemble. J'étais sur des analgésiques et des médicaments anti-inflammatoires de toute façon pour mon dos. Je serrais mon pied dans ma botte, et je suis partie à l'aéroport, au Maroc en douleur.

Je ne peux pas expliquer pourquoi je me suis sentie si coupable et honteuse. Ce n'était pas comme si j'avais été ivre ou sous des drogues récréatives - c'était une mauvaise réaction à un médicament puissant et sous ordonnance. Mais je suppose qu'il y avait suffisamment de mémoire émotionnelle des moments où je me suis livrée sous influence, avec des résultats disgracieux.
Aussi, je savais que je ne devrais pas sortir du lit, j'avais été prévenu. Seulement trois mois plus tôt, j'avais eu un accident similaire, et j'aurais pu être plus prudent. la peur de me salir dans le lit, une honte profonde de mon enfance qui prenait le dessus de mon meilleur jugement.
Peur de la mort! L'esprit qui essaie de contrôler au lieu de lâcher prise. Pourquoi n'avais-je pas tout simplement apprécié la beauté de mes hallucinations? Presque comme un flash-back d'acide, une qualité incroyable.
Lâche prise, Lâche prise, je ne mourrai pas !
Mais par cette «contrôle», dans cette tentative, je pouvais vraiment me faire du mal, je pourrais mourir accidentellement.
J'ai été assez choqué par cette réalisation.
Temps de ralentir et se reconnecter. Temps de méditation et de réflexion spirituelle.
Sortir les outils.
Du calme pour être moi-même.


/// as Lady Labyrinth / 08VF

Thursday, December 09, 2010

Les griffes de Cha




Saisir la vie avec les deux mains. La vie conduisant à la mort, la vie conduisant à plus de vie !

Appréhension. Le métal froid, pointu. Tu me dis de surmonter mes peurs, que cette séance (rituel ?) sera une partie régulière de ta domination, de ton plaisir sadique.
Discipline, je contrôle mon souffle.
Une cuirasse, je suis une oeuvre d'art. La couleur orange. Un dessin énergétique dans mon esprit, les aiguilles dans la membrane, en spirale. Pourtant, tes dessins sont géométriquement alignés, précis.
Je ressens ta possession de ma chair qui rayonne sa douleur subtile. Avec combien d'aiguilles tu me perceras cette fois-ci ? Douze aiguilles déjà sur un sein.
Je peux entendre ta satisfaction dans ton souffle lors que tu travailles. Je peux entendre le son élastique des gants médicaux, un bruit que je n'avais pas remarqué la dernière fois. Plus tard, tu m'expliques que c'est le son de tes bottes en vinyle noir qui se frottent, un bruit statique que tu adores.
Sortir de mon malaise pour ressentir toute sensation. Le moment calme d'être ton œuvre d'art, la cuirasse en métal rayonnante.
La délicate retrait des aiguilles, des sensations différentes des douleurs et leurs marques, leurs gouttes de sang. La pulvérisation du désinfectant, la douce d'essuyage de la compresse, tu me purifies.
J'enlève le masque vers la lumière vive.
Les griffes de Cha : alignées, précises et rouge.


/// as Lady Labyrinth / 07VF
photo © Miss Charlotte

The imprint of Cha



Seizing life with both hands. Life leading to death, life leading to more life !

Apprehension. Cold pointed metal. You tell me to overcome my fears, as this session (ritual?) will be a regular part of your dominance, your sadistic pleasure.
Discipline, as I control my breath.
A breastplate, I am a work of art.
The color orange. An energy drawing in my mind, the needles radiating, spiraling out. Yet your patterns are geometrically aligned, precise.
Feeling your possession of my flesh radiating its subtle pain.
How many needles will you pierce me with this time ? Twelve needles already on one breast.
I can hear your satisfaction in your breath as you work. I can hear the elastic sound of medical gloves, a sound I hadn't noticed last time. Later you tell me it's the sound of your vinyl black boots rubbing together, a static sound you love.
Moving out of my discomfort to feeling all sensation. The calm moment of being your artwork, the metal breastplate radiating.
Delicate withdrawal of the needles, different sensation of pain and its marks, its drops of blood. The spray of the disinfectant, the soft wiping of the compress, you clean me.
I lift the mask to the bright light.

The imprint of Cha : aligned, precise and red.


/// as Lady Labyrinth / 07
photo © Miss Charlotte

Monday, November 22, 2010

Le port du collier pour la première fois sous le Serpent


Après les aiguilles vient le fouet avec ses zébrures familiers. La sensualité de sa morsure, le son de son grésillement dans l'air quand il passe à côté, ou le tapotement de son contrecoup sur les meubles.
Ta rythme, ta frénésie à certains instants, tissent une texture sulfureuse.
Cette fois-ci, je me rends compte que je porte ton collier. Je suis à toi sur cette voie. Une fragilité, une vulnérabilité, sensation de libération vers une nouvelle ouverture. Je ressens une sérénité d'être ta soumise, je ne suis plus à la recherche. Sachant que nous pouvons le partager ensemble quand nous le voulons, et sachant que l'avenir nous réserve encore des nouveaux plaisirs profonds.
Son expression est le nôtre !

/// as Lady Labyrinth / 06 VF

Wearing the collar for the first time under the Snake

After the needles comes the whip with its familiar lacerations. The sensuality of its bite, the sound its sizzle in the air when it misses, or the tap of its backlash on the furniture. 
Your pace, your frenzy at times, building the fiery texture.
This time, I'm aware that I'm wearing your collar. I am yours on this path.
Feeling a fragility, a vulnerability releasing towards a new opening. Feeling the serenity of being your soumise, no longer searching. Knowing that we can share this whenever we want, and knowing that the future holds many new and deep pleasures for us.
Its expression is ours !

/// as Lady Labyrinth / 06