Monday, October 15, 2012

Lord of the rings

Only thirty-six hours after my session with Caly, I had an appointment for a mammography.
Of course, it would be impossible to hide the whiplashes, as I had to be topless. As for the barbells, I would have to take them out.
"That must hurt," the nurse said about the piercings.
"Only in the beginning," I lied.
The whiplashes were a vivid red on my white skin. As I took out the barbells, the nurse saw the red mark going towards my breast.
"What's that ?", she asked ?
"It's nothing, just a game, " I replied. "There's some on my back… I hope you won't be shocked."
She said nothing more as she was busy squishing my breast under the plate, positioning my arm, telling me not to breathe.
No problem with my breasts; another mammography in two years.

***
Once home, I tried to put the barbells back in, without succeeding, so I ran down to Abraxas. Since I had planned to put rings back in, stretching the thickness to 3.2mm, now was the time.
The piercer, Slobodan, suggested a ring diameter of 14mm, which would be harmonious with my breast size.
Putting them in made me cry out, more so than the actual piercing !Intense sensation for only 24 hours, then just sensitivity.

I prefer the rings to the barbells, since the rings move slightly with my movements, a more sensual experience.
So who do these rings belong to now ?? Just me, I guess.

Le seigneur des anneaux


Juste trente-six heures après ma séance avec Caly, j'avais un rendez-vous pour une mammographie.
Évidemment, il serait impossible de cacher les zébrures, car je devais être torse nu. Quant aux barbells, je devrais les enlever.
« Ça doit faire mal, » l'infirmière a dit au sujet des piercings.
« Juste au début, » je mentais.
Les zébrures étaient rouge vif sur ma peau blanche. Lorsque j'enlevais les barbells, l'infirmière a vu la marque rouge tracée vers mon sein.
« Qu'est-ce que c'est ?  », elle m'a demandé.
« C'est rien, juste un jeu, » j'ai répondu. « J'en ai d'autres sur mon dos… J'espère que vous ne serez pas choqué.  »
Elle n'a dit plus rien car elle était occupée à écraser mon sein sous le plateau, plaçant mon bras à l'endroit, me disant de ne pas respirer.
Pas de problème avec mes seins ; une autre mammographie sera prévu dans deux ans.

***
Une fois rentrée à la maison, j'ai essayé de remettre les barbells, sans réussite, alors je suis allée à Abraxas. Puisque j'avais prévu de remettre des anneaux, étirant l'épaisseur à 3.2mm, c'était le moment.
Le pierceur, Slobodan, m'a suggéré un diamètre de 14mm, qui seraient harmonieux avec la taille de mes seins.
Les mettre m'a fait crier, plus que le piercing ! Sensation intense pendant seulement 24 heures, et puis juste très sensibles .

Je préfère les anneaux aux barbells, comme les anneaux se déplacent légèrement avec mes mouvements, une expérience plus sensuelle.
Alors, maintenant, à qui appartiennent ces anneaux ? ? À moi, je crois, juste les miens.

Sunday, October 14, 2012

Maîtresse Caly / tout feu, tout flamme (VF)



Prélude///
C'est l'heure des cadeaux, et je m'assois par terre auprès de la belle Caly habillée toute en latex, avec un décolleté profond. Elle est resplendissante, comme toujours.  Une montagne de cadeaux s'étale à ses pieds, apportés par son esclave Philfri, et elle les ouvre avec enthousiasme. Je vois que ses ami(e)s l'ont gâté avec des cadeaux bien choisis.
Quand elle a terminé, je lui ai demandé s'il y avait quelque chose que je pouvais faire pour elle.
"M'offrir tes fesses !", m'a-t-elle répondu, avec coquetterie.
Ouiiiii, ma belle Caly !



Petit jeu///
Mais ce n'est pas pour toute de suite, comme elle s'amuse avec ses convives.
Un peu plus tard, je me présente devant elle.
"Princesse, va chercher le martinet avec la manche rouge !"
Dans le donjon, sur le mur des instruments, j'en trouve un avec des lanières en latex assez épaisses.
Elle le regard, en touchant les lanières, "Non, ce n'est pas celle là ! Une autre, avec des lanières plus longues."
Je cherche une autre, mais ce n'est pas celle-là non plus.
"Va chercher dans l'autre pièce !"
J'y vais, mais je ne vois rien du tout !

Je retourne la voir, en lui disant qu'il n'y avait rien. Et puis, que je pensais que c'était un jeu !
Caly rigole, car elle m'emmène avec finesse devant notre envie commune... "le fouet..." me dit-elle en souriante.

Et elle, qui est si intelligente, si fine, si Femme, si complice, a su le ressentir en moi !



Exhibition///
Complice, elle me prend par la main pour m'emmener devant la croix.
J'enlève juste mon haut, selon son envie, et je suis donc habillée avec mon corset noir, le shorty en dentelle, mes cuissardes, et mon collier avec sa laisse.

"Oh, maintenant je pourrai jouer avec tes seins !", elle exclame, en voyant les barbells qui ont remplacés les anneaux posés par D'Ange, comme il n'est plus mon D/.

En fait, D'Ange est assis au fond de la pièce, et même si j'avais eu l'envie —avant de venir à la fête— de me faire fouetter devant lui, depuis que Caly m'a dit "Tu peux m'offrir tes fesses", je ne pensais plus qu'à elle, même si cette autre envie est devenue subliminale.

Philippe et Ôda sont là aussi, plus près sur le canapé, avec leurs "choses", ainsi que d'autres ami(e)s et des convives dans le donjon.

Quelle délicieuse sensation de me faire attacher pieds et poignées à la croix par Caly ! Je suis sa proie, captive, et exhibée.

Je ferme mes yeux, et je respire.
Une pluie de double martinets descende sur mon dos, rapide, comme des pas du salsa, couvrant toute mon dos, mes fesses et les hanches, qui réveille ma peau, qui la réchauffe. Des coups forts sur mes épaules me dominent, et Caly a pris possession de moi.

J'adore sentir sa force et sa volonté. Elle vient près de moi, sa main caresse mon épaule, et elle me demande de me cambrer.
Je me glisse, les bras étirés, les mains plus bas, mais elle veut encore plus, et je glisse et je me cambre au maximum.
En deux mouvements autoritaires et sexy, elle remonte mon shorty entre mes fesses. Je crois l'entendre dire de me bouger les fesses, et j'ondule, lascive. Sa main se pose sur le creux de mon dos. Avec un regard furtif sous mon bras, je vois qu'elle tient une canne en latex noir !

Je me prépare, comme la canne, et la badine, sont toujours un peu difficile pour moi... Je retiens mon souffle... Et les premières tapotements commencent avant le premier coup cinglant qui résonne dans ma chair.
J'entends la foule qui l'encourage avec un "Olé !". Elle s'amuse avec eux, complice avec ses amis... "et celle-là est pour Ôda..."
J'accuse les coups, la douleur qui monte...
Combien de fois, je n'en sais rien !!

Avec un autre regard furtif je vois Caly changer la canne pour une badine, qui siffle avec intention sur mes fesses.... jusqu'à les rougir, les marquer de son empreinte.

Caly passe sa tête sous mon bras, elle est radieuse et souriante, "ça va?"
"Oui !", je murmure, avec un sourire.

Je me redresse.

Crackkk !!! Caly claque son fouet qui lance sa langue tout près de mon oreille, plus vite que le son, assourdissant. Une autre touche ma tête. Elle est en train de juger les distances, mais aussi, faire du show, en le claquant plusieurs fois vers mon oreille. Ça fait de l'effet !!
Je remarque que je suis en train d'attendre son fouet avec envie. Si différente que la première fois fin juin, quand tout mon être tremblait à l'intérieur, de tête à pieds, pour se terminer en larmes.
Là, je sais qu'elle veut ma peau, qu'à travers son fouet elle va m'écorcher, l'arracher jusqu'au sang, ou presque ! Je sais que ses marques resteront vives plusieurs jours, et ne s'effaceront que très lentement. D'ailleurs, certaines sont toujours visibles.
Mais là, je les veux, j'en ai envie.

Une belle femme se glisse, s'immisce entre mon corps et la croix. C'est Martine Métamorph'Ose.
"Que fais-tu là ?", je lui demande. Elle m'explique que c'est un jeu supplémentaire de précision et de complicité. Le fouet de Caly ne doit pas la toucher.
"C'est une des meilleures", me dit-elle pour me rassurer, prenant mon visage entre ses mains, en appuyant sa cuisse habillée en cuir contre la mienne, une chaleur sensuelle.

Caly lance son fouet sur mes épaules, et ce premier coup me fait gémir. Le feu entre en moi, vif, exacte… pourquoi j'aime ce feu, pourquoi je le cherche ?? Martine reprend ma tête entre ses mains, me console.
Les autres coups viennent, sur mon dos, mes hanches, vers mes seins… Mon corps danse en réaction à chaque morsure, je suis hors du temps, je ne pense plus à rien sauf ce lien avec Caly, la morsure cinglant du fouet, d'accepter la douleur et attendre le prochain coup, la surprise...
Chaque coup est le dessin artistique de son intention, zébrures et brûlures… je crie, je me tords, je ne me souviens plus de rien, la fin est un peu flou, je suis surprise que c'est déjà terminé...

Je n'ai pas encore des mots exactes pour le décrire, c'est une nouvelle dimension pour moi, c'est autre chose que mes expériences avec le fouet : l'initiation avec Philippe, la compréhension avec Miss Cha. C'est certain que je ne pourrais pas (sur)vivre le fouet de Caly, cinq ans plus tard, sans le chemin déjà tracé.

Caly me détache et je me retourne. Je vois D'Ange au fond de la pièce, il m'a l'air troublé, je crois.
J'embrasse Caly, je lui murmure : "Tu me l'as fait sortir de ma tête", comme je ne pensais plus du tout à lui, mais qu'à elle.

D'être la triomphe de sa puissance magistrale...


Postface///

"Le fouet a une vie, n'est-ce pas, princesse ?", Caly affirme, en caressant son fouet.
Notre séance était un cadeau complice, et je te remercie de tout mon cœur, ma belle Caly, tout feu, tout flamme.


photo © DR

Pour lire plus sur Maîtresse Caly :
http://maitresse-caly.blogspot.fr/ 
 

Maîtresse Caly / tout feu, tout flamme


Prelude ///
It's time for her presents, and I sit on the ground next to the beautiful Caly dressed all in latex, with a deep low neckline. She's resplendent, as always.  A mountain of gifts is spread out at her feet, brought by her slave Philfri, and she opens them enthusiastically. I see that her friends have pampered her with carefully chosen gifts.
When she had finished, I asked her if there was something I could do for her.
“Give me your ass ! ”, she answered me, flirtatiously.
Yessss, my beautiful Caly!

A little game ///
 

But it's not for now, as she's having fun with her guests.
A little later, I go back to her.
“Princess, go find the flogger with the red handle! ”
In the dungeon, on the wall covered with her instruments, I find one with rather thick latex straps.
She looks at it, touching the straps, “Not, not that one! Another one, with longer straps".
I find another one, but it is not that one either.
“Go look in the other room! ”
I go there to look, but I don't see anything at all!

I return, telling her that there was nothing there. And then, that I thought that it was a game!
Caly laughs, because she's cleverly brought me to our common desire… “the whip…” she says to me, smiling.

And she, who's so intelligent, so subtle, so Feminine, so playful, knew how to feel it in me!

Exhibition /// 

Playfully, she takes me by the hand to the front of the cross.
I remove just my top, as she wishes, and so I'm wearing my black corset, the lace shorty, my cuissardes, and my collar with its leash.

“Oh, now I will be able to play with your breasts! ”, she exclaims, when she sees the barbells which have replaced the rings placed by D'Ange, as he is no longer my D/.

In fact, D'Ange is sitting at the end of the room, and even if I had wanted —before coming to the party— to be whipped in front of him, once Caly said to me “You can give me your ass," I didn't think about anything but her, even if this other desire became subliminal.

Philippe and Ôda are there too, sitting closer on the couch, with their “things," as well as other friends and guests in the dungeon.

What a delicious feeling to be attached, hands and feet, to the cross by Caly! I am her prey, her captive, and exhib'.

I close my eyes, and breathe.
A rain of double martinets falls on my back, rapid, like steps of the salsa, covering all my back, my ass and thighs, awakening my skin, warming it. Strong blows on my shoulders dominate me, and Caly took possession of me.

I love to feel her strength and her will. She comes close to me, her hand caresses my shoulder, and she asks me to arch my back.
I slide down, stretching my arms, lowering my hands, but she wants me to arch even more, and I slide and arch my back to the maximum.
In two authoritative and sexy movements, she pulls my shorty up between my cheeks. I think I heard her tell me to move, so I undulate, lascivious. Her hand is placed on the hollow of my back. With a furtive glance under my arm, I see that she's holding a black latex cane!

I focus, as the cane, and the badine, are always a little difficult for me… I hold my breath… And the first taps start before the first stinging blow which resounds in my flesh.
I hear the crowd encouraging her with an “Olé!”. She's having fun with them, playing with her friends… “and this one is for Ôda…”
I take the blows, and the pain increases…
How many times, I don't know!!

With another furtive glance, I see Caly changing the cane for a badine, which whistles with intention on my ass…. reddening them, making her imprints.

Caly looks at me under my arm, she's radiant and smiling, “is everything ok? ”
 “Yes! ”, I murmur, with a smile.

I straighten up.

Crackkk!!! Caly cracks her whip which licks its tongue very close to my ear, faster than the speed of sound, deafening. Another strikes my head. She's calculating the distance, but also, making a show, by cracking it several times by my ear. What an effect!!
I realize that I'm waiting for her whip with desire. So different than the first time at the end of June, when all of my being trembled inside, from head to toe, ending in tears.
Now, I know that she wants my skin, that through her whip she will skin me, tearing it for blood, or almost! I know that her marks will remain vivid for several days, and will disappear very slowly. In fact, some are still visible.
But now, I want them, I desire them.

A beautiful woman slips, slides herself between my body and the cross. It is Martine Métamorph'Ose.
“What are you doing here? ”, I ask her. She tells me that it's an additional game of precision and complicity. Caly's whip should not touch her.
“She's one of the best," she says to reassure me, cupping my face in her hands, pressing her thigh covered in leather against mine, in sensual warmth.

Caly strikes her whip on my shoulders, and this first blow makes me moan. Fire enters me, sharp, exact… why do I like this fire, why  do I seek it?? Martine takes my head between her hands, comforting me.
Other strikes come, on my back, my hips, towards my breasts… My body dances in reaction to each bite, I'm timeless, I think of nothing except this link with Caly, the stinging bite of the whip, accepting the pain and waiting for the next blow, the surprise…
Each strike is the artistic drawing of her intention, zébrures et brûlures…  I cry out, I twist, I remember nothing, the end is a little fuzzy, I'm surprised that it's already over…

I don't have the exact words yet to describe it, this is a new dimension for me, something different than my other experiences with the whip: the initiation with Philippe, the comprehension with Miss Cha. For sure, I wouldn't be able to survive Caly's whip, five years later, without this path already travelled.

Caly releases me and I turn around. I see D'Ange at the end of the room, he seems troubled, I think.
I embrace Caly, I murmur to her: “You got him out of my head," as I wasn't thinking of him at all, but only of her.

To be the triumph of her masterly power…


Postface ///
“The whip has a life of its own, doesn't it, princesse? ”, Caly affirms, stroking her whip.
Our session was a gift of complicity, and I thank you from the bottom of my heart, my beautiful Caly, tout feu, tout flamme.


photo © DR

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Wednesday, September 26, 2012

Saturday, September 01, 2012

Attrapes-moi !

Ses yeux noirs me fixent, un regard de serpent, de Dominateur, lorsqu'il attrape mon bras, qu'il m'agrippe par les poignets, l'autre bras aussi, qu'il me fasse tourner, ou de me bousculer en avant, à droite et à gauche, que je perds mon sens d'orientation, et je deviens sa proie. Dès ces premiers instants dans ce pas de deux, mon masochisme est nourri, et ma nervosité des ces derniers mois disparaît complètement.
Pour la soirée, je suis sa modèle, une partenaire de jeux avec Lorex, pour la première fois dans ce cours de kinbatu. C'est une invitation très attendue de Aloysse & Lorex, un couple de dominateurs que j'aimerai mieux connaître.
Je les découvre, et je découvre aussi cette autre approche des cordes, instruit par Nicolas Sensei, plus en mouvement.

D'abord, des exercices de contact entre l'attacheur et sa proie : une simple pression de la main sur la poitrine… je me laisse guider, je marche en arrière, parfois je ferme mes yeux pour mieux lâcher prise. Nous échangeons de rôle, juste une fois, et je le guide à mon tour, je dois mieux appuyer la palme de ma main sur lui.

Avec le respecte et le contact de la partenaire, une relation se tisse, une confiance s'installe, et ce pas de deux s'élabore petit à petit dans la soirée.

J'aime cette chasse à la domination de la proie ! À répétions, Lorex m'attrape, me fait cambrer, me fait glisser par terre. Une geste de son bras qui croise ma poitrine, me ramène encore plus près dans ce corps-à-corps.

Nicolas Sensei nous explique le sens, il nous montre les prises avec quelques modèles, tout est fluide. Il vient nous corriger pendant nos répétions.

Je ne lâche pas le regarde de Lorex, les autres tournent aussi dans la pièce, mais je ne vois pas comment Aloysse joue avec sa modèle. La complicité du regarde, des bisous envoyés à travers la pièce, réunit ce couple de Dominateurs pendant la séance.

Puis, vient les cordes. Avec très peu d'attaches, je suis sa captive, et il me mène là où il veut, je glisse par terre, et je pars en voyage…

Soudain, une autre main m'attrape, plus sûr de lui, animale - c'est Nicolas Sensei. Bousculée, je tombe lentement, allongée par terre, sa main tient fermement les cordes dans mon dos, et il m'immobilise encore plus avec son genou sur ma cuisse, en le montrant à Lorex.
Là, je pars encore plus loin, tous mes sens vacillent, j'adore ça !!
Je me sens toute légère quand Lorex me reprenne. Encore et encore dans ce pas de deux d'être attrapée, encordée, entrainée, et glissée par terre à répétions.

Lors d'une pause, Nicolas Sensei attrape une de ses modèles pour la suspendre. Il tourne autour de sa proie, avant de rajouter une corde sur une cheville, l'autre jambe… elle voyage loin, loin, je la vois dans ses yeux …

Envie, oui, envie !!
Et une si belle partage avec Lorex, une douce complicité avec Aloysse,  j'adorerai recommencer !


***
Voici un lien amical vers le site de Nicolas Sensei :

Friday, August 31, 2012

The bullshit artist

Maybe it was true at the time. I'd like to believe it was so, despite the manipulation I'd felt.
Or, simply just lies, his story falling apart when I read the very public announcement of his new "relationship" on a FB wall, her threats to "kill him if he cheats", his claim to enter a golden cage (of chastity???), his romanticizing of their first rendez-vous although at the time we were together as a couple... his actions totally contradicting what he told me of his inevitable desire for "elsewhere", to seduce or not to seduce, of his non exclusive nature, etc etc.
Such bullshit either way. Recognize the game.

***
Maybe he should thank me for pushing him away so violently, even though it broke my heart, or at least apologize directly to me.





Le baratineur

Peut-être c'était vrai sur le moment. J'aimerais le croire, malgré la manipulation que j'avais ressenti.
Ou,tout simplement des mensonges, son discours qui tombe en miettes quand je lis l'annonce très publique de sa nouvelle « relation » sur le mur de FB, elle qui le menace de « l'assassiner s'il la trompe », son affirmation à lui de se mettre dans une cage dorée (de chasteté ? ?), sa romantisme de leur premier rendez-vous bien que nous soyons ensemble en tant que couple à l'époque… ses actions contredisant totalement ce qu'il m'a dit de son désir inévitable « d'ailleurs », de séduire ou de ne pas séduire, de sa nature non-exclusive, etc. etc.
De la foutaise dans un sens ou dans l'autre. Reconnaitre le jeu.

***
Peut-être devrait-il me remercier de l'avoir renvoyé si violemment, malgré que cela m'a brisé le coeur, ou au moins me demander pardon directement.


http://princessex.blogspot.com/2012/07/ailleurs-grass-is-always-greener-vf.html 

Saturday, August 18, 2012

L'oeil de Natou


Ça fait longtemps, des années, qu'elle lutte contre son cancer : d'abord le sein, ensuite l'épaule, et puis... le cerveau.
Ça fait plusieurs mois qu'elle est à la clinique. Je l'ai appelé pour son anniversaire, mais elle ne souhaitait pas que je passe la voir ce jour là - je comprends, je la respecte.

Quelques jours plus tard, lors d'un petit dîner estival improvisé entre amis dans le jardin, son mari nous annonce que Natou ne va plus survivre encore longtemps, c'est la fin de sa vie. C'est incompréhensible pour nous que sa mère soit parti loin en vacances avec leur fils. Son mari se sent seul; nous décidons alors d'assurer une sorte de permanence pendant cette semaine du 15 août si vide, si chaude.

Le dimanche, je l'accompagne avec quelques amis. Natou est entubée, dosée à la morphine, elle ne parle presque plus, elle ne bouge que ses jambes, ses bras, sa tête. Elle communique avec ses yeux.
Je lui offre une petite éventail japonaise bleue avec une dessin d'une jolie vague. Elle l'agrippe dans sa main pendant des heures.
Je m'assois à ses côtés et je lui tien l'autre main, pendant qu'une copine lui masse les pieds avec une crème douce et parfumé.  Son mari lui a fait une coquetterie : ses ongles de pied sont rouges, si jolis et si incongrus sur son lit d'hôpital, des bas de contention blancs sur ses jambes, la chemise bleue en papier synthétique jetable.

Elle me capte le regard quand je passe au pied de son lit.
"Je t'aime, Natou", je lui dit doucement. Et elle me répond, "Je t'aime aussi".
Je lui fais un bisou sur son front, elle m'embrasse sur ma joue. Je m'assois de nouveau, je prends sa main, et mes larmes coulent, je suis bouleversée.
L'amour, elle ne croit que dans l'amour, elle n'a pas d'autre croyance.

***
J'y retourne le jeudi après-midi, seule.
Elle m'a l'air encore plus abattu, il fait chaud - une linge humide est posée sur son front, couvrant un œil, sa tête est penchée sur son épaule.

Je m'assois à ses côtés, en lui tenant les mains.
Je sais qu'elle ne parle plus. Sa jambe tremble, ainsi qu'un muscle vers sa bouche, qui lui fait un petit rictus involontaire.

Je guette le moment de conscience entre ses somnolences.
Une vague de douleur la réveille; elle me serre les mains très fort. Je lui chuchote qui ça va passer, j'essaie de l'envoyer de la force.

Le temps passe, elle part, elle revient, j'écoute le bruit de la ventilateur.
Soudain, son oeil me regarde, elle me voit.
Je bredouille quelques phrases sur notre amitié, des jolis moments que nous avons partagés, toutes les fois que nous avons dansé ensemble dans les fêtes.... et je fond en larmes. C'est elle qui me donne de la force maintenant, je suis désolée de pleurer devant elle, en lui tenant les mains, à son chevet.
Mon regard est flou à travers mes larmes qui coulent encore sur mes joues, mais je ne lâche pas son regard à elle, son œil qui me fixe aussi.

Aucune certitude. Que dire ? Mes idées, ma vision de la mort : la tunnel blanche, l'énergie de l'âme qui se libère, qui se transforme... C'est sa mort à elle, d'après tout, pas la mienne.
Je suis juste là, avec elle, je respire avec elle, pour l'accompagner pendant ces quelques heures.

Elle a couvert ses yeux avec le linge, elle est fatiguée, elle veut dormir. Je m'éclipse sans lui dire au revoir: je ne suis pas sûre que je reviendrai, pour qu'elle ne voit plus mes larmes. L'amour, l'amitié, c'est l'essentiel.

photo © SpyPrincesse 2012

The eye of Natou



It's been a long time, years, that she's been fighting her cancer: first, her breast, then her shoulder, and then… her brain.
She's been in a private clinic for several months. I called her on her birthday, but she didn't want me to come see her that day — I understand, I respect her.

A few days later, during a last-minute summer dinner in the garden with friends, her husband tells us that Natou will not survive much longer, her  life is ending. We can't believe that her mother went on vacation anyway with their son, so far away. Her husband feels abandoned; we decide to take turns staying with her during this week of August 15, that's so empty, so hot.

Sunday, I go with him, along with some other friends. Natou is hooked up on IV, doped up on morphine, she hardly speaks, she only moves her legs, her arms, her head. She communicates with her eyes.
I give her a small blue Japanese fan decorated with a pretty drawing of a wave. She clutches it in her hand for hours.
I sit by her side, and holding her other hand, while another friend massages her feet with a scented cream. Her husband had painted her toenails a lacquered red, so pretty and so incongruous on this hospital bed, the white stockings on her legs, the blue blouse made of disposable synthetic paper.

She catches my eye as I walk by the foot of her bed.
“I love you, Natou," I gently tell her. And she replies, “I love you too”.
I kiss her forehead, she kisses my cheek. I sit down again, I take her hand, and my tears flow, I'm overcome with emotion.
Love, she only believes in love, she doesn't believe in anything else.

***
I return by myself on Thursday afternoon.
She seems weaker, it's hot — a damp cloth is placed on her forehead, covering an eye, her head leans on her shoulder.

I sit by her side, holding her hands in mine.
I know that she can no longer speak. Her leg trembles, as well as a muscle near her mouth, making a small involuntary grin.

I watch for a moment of consciousness, in between her somnolence.
A wave of pain awakens her; she squeezes my hands so tightly. I whisper that will pass, I try to give her some strength.

Time passes, she drifts, she returns, I listen to the noise made by the fan.
Suddenly, her eye looks at me, she sees me.
I mumble some words about our friendship, of the wonderful times that we shared, all the times we danced together at parties…. and I dissolve into tears. She gives me strength now, I didn't mean to cry in front of her, holding her hands, at her bedside.
My vision is blurred by my tears which still run down my cheeks, but I don't look away, I look into her one eye which holds mine.

No convictions. What can I say? My ideas, my vision of death: the white tunnel, the energy of the soul freed, transformed… It's her death, after all, not mine.
I am just there, simply being with her, breathing with her, to stay with her during these few hours.

She covers her eyes with the cloth, she's tired, she wants to sleep. I disappear without saying goodbye: I'm not sure that I'll return, so that she won't see my tears again. This love, our friendship, is the essence.
 
photo © SpyPrincesse 2012

Wednesday, August 15, 2012

The most dangerous plaything




The true man wants two things: danger and play.
For that reason he wants woman, as the most dangerous plaything.
Nietzsche

photo © DR

Wednesday, August 01, 2012

L'espionne / Guillaume Apollinaire

Pâle espionne de l'Amour
Ma mémoire à peine fidèle
N'eut pour observer cette belle
Forteresse qu'une heure un jour


Tu te déguises
À ta guise
Mémoire espionne du coeur
Tu ne retrouves plus l'exquise
Ruse et le coeur seul est vainqueur


Mais la vois-tu cette mémoire
Les yeux bandés prête à mourir
Elle affirme qu'on peut l'en croire
Mon coeur vaincra sans coup férir


/////

Love !

Tuesday, July 31, 2012

In un'altra vita

Barbells



Today, his rings were replaced with barbells, as the piercings had healed enough.
His rings, a sign of my submission, in my flesh 24/7, a little slave girl now free of her commitment (too bad we didn't have time to really play with them). Should I send his rings back to him ?

So barbells it is, more discreet under a bathing suit when I'll be in California.
And in October, when I return, I will put new rings in again, smaller, but stretching the thickness to 3,2.

photo © SpyPrincesse 2012


Barbells (VF)


Aujourd'hui, ses anneaux ont été remplacés avec des barbells, comme les cicatrisations sont suffisamment guéries.
Ses anneaux, un signe de ma soumission, en ma chair 24/7, une petite esclave libérée désormais de son engagement (c'est dommage que nous n'avons pas eu le temps pour vraiment jouer avec). Dois-je lui renvoyer ses anneaux ?
Les barbells alors, plus discrets sous mon maillot de bain quand je serai en Californie.
Et au retour en octobre, je remettrai des anneaux de nouveau, plus petit, mais étirant l'épaisseur à 3.2.

photo © SpyPrincesse 2012

Virtuality / Animality

D'Ange appeared at just the right time in my life : he unlocked my femininity, he impulsed a new energy into my body, breathing into it, sculpting it.
I received his energy, allowing it to create a new me, so vulnerable, allowing my feelings hidden deep inside to shine out.
Falling in love... his actions matching his words for a while, and I would answer "yes".


I was negotiating out of my job, so I was more available. We constantly texted, about everything, from flirtatious erotic banter to daily life details.
This helped maintain the illusion of a relationship with someone I saw at best 12 hours per week, sometimes not even that.
But is virtuality a real connection in the long run ?
In the end, when trust was broken, I felt like I didn't know who he was, really.


But these things I know are true : our BDSexM, our animality, the fuckage & fouettage, all the unspoken ways were were together.
The feel of his breath or his lips on the nape of my neck, his fingers in my pussy, pumping my Gspot to make me squirt, his body against mine, his arms around my waist... the way he fucked me, the way he whipped me, how his tongue licked my clit or my ass, his cock in my mouth, his mouth or fingers pulling the rings in my tits... the way he slept, my head on his shoulder, the way he snored, how he moved half-asleep in the middle of the night to go pee... how he bit me, how he possessed me... his desire, the osmosis ... because of this connection, this fusion... because of this animality of the masculine & the feminine, our pheromones.

That's the problem. I can't divide my heart, and sometimes I give it too easily. I miss the way we were together, but love has no future once it becomes suffering.
The next big step for me is to create a stable love life. The right person will show up soon : he's just on the horizon.




Virtualité / Animalité VF



D'Ange est tombé à pic dans ma vie : il a enlevé le cadenas que j'avais placé sur ma féminité, il a impulsé une nouvelle énergie dans mon corps, inspirant un nouvel souffle, ainsi sculptant mon corps . 
Je recevais son énergie, je le permettais de créer un nouvel moi, si vulnérable, et mes sentiments si enfouies ressortaient. 
Tomber amoureux… ses actions suivaient ses mots pendant un temps, et je lui répondais « oui ».

J'étais en train de négocier mon départ à mon travail, donc j'étais très disponible. Nous nous écrivions des textes en permanence, sur n'importe quoi, de l'érotisme lascive jusqu'aux petits détails de nos vies quotidiennes.

Cela maintenait l'illusion d'une relation avec quelqu'un que je voyais au mieux 12 heures par semaine, parfois moins.

Mais la virtualité crée-t-elle un vrai lien finalement ?

En fin de compte, quand la confiance implosait, je ne savais pas qui il était, vraiment.

Mais ces choses là,  je sais qu'elles sont vraies : notre BDSexM, notre animalité, le fuckage et le fouettage, comment nous étions ensemble, sans les mots.

La sensation de son souffle ou de ses lèvres sur ma nuque, ses doigts dans ma chatte, qui pistonnaient mon Gspot pour m'inciter à gicler,  son corps contre le mien, ses bras autour de ma taille… comment il m'a baisé, la manière qu'il m'a fouetté, comment sa langue léchait mon clito ou mon cul, sa bite dans ma bouche, sa bouche ou ses doigts tirant sur les anneaux… la façon qu'il dormait, ma tête sur son épaule, la manière qu'il ronflait, comment il bougeait encore à moitié-endormi au milieu de la nuit pour aller pisser… comment il m'a mordue, la manière qu'il m'a possédée… son désire, l'osmose… ce lien entre nous, cette fusion… notre animalité au masculin/féminin, nos phéromones.


Voici le problème. Je ne peux pas diviser mon coeur, et parfois je le donne trop facilement. Le nous que nous étions ensemble me manque, mais l'amour n'a pas de l'avenir quand il y a de la souffrance.

La prochaine grande étape pour moi sera de stabiliser ma vie amoureuse. La bonne personne viendra bientôt : il est juste sur l'horizon.

photo : DR