Saturday, February 28, 2015

Quelques gouttes de cire


Ces quelques gouttes de cire...

photo © Hannibal Poenaru 2015

Avec Caly, au FetNight n°10 (Valentine’s Day)


Une corde se glisse autour de ma poignée.
G m'avait fait signe avec ses cordes lorsque nous nous sommes approché du bar, Caly, Phil et moi.
"Demande à Caly", je lui suggère. Avec une sourire, elle lui donne son accord, et je fais les présentations.

La corde se glisse, le TK prend forme et la corde est attachée à un point dans le mur. L'odeur de la jute est forte et surprenante.
G place des tiges en bambou sur ma langue qu'il me fait tirer. Ainsi, la bave coulera, je le sais.

"Ferme tes yeux ", me demande Caly, et j'appuie mon front contre le mur, je cambre mes fesses, les jambes écartées.
Rapidement, Caly soulève ma minijupe en latex. Ses mains expertes me fessent, avec des claques fermes et sèches. Quelques gémissements m'échappent.

J'entends un crissement, et je sens quelques gouttes de la cire tomber sur ma nuque, sur mon dos, comme une petite ligne. Une autre ligne se forme en haut de ma poitrine. Devant ma docilité, G me chuchote "T'es une bonne fille..."
Ses mains viennent sur ma gorge, se pressent pour me couper le souffle.
Ses roulettes à piques traversent mon dos, sur la peau, sur mes épaules, sur ma gorge. Ses mains m'étranglent de nouveau, et les mains de Caly se joignent aux siennes pour mettre encore plus de la pression.
Les roulettes coupent les gouttes de la cire. Avec précision, G les enlève, sans qu'elles tombent par terre.

Subitement, Caly me retourne face au public.
Elle sort mes seins de mon soutien-gorge rétro, les mettant en valeur, offerts au public, les anneaux scintillants. Elle demande une autre tige à G., qu'elle souhaite placer sur mon clito. Pas facile de le serrer, et elle demande de l'aide à G.
Je vois la foule autour de nous avec leur regards luisants et lubriques. Je reconnais certaines personnes. Je suis embarrassée d'être exhibée ainsi devant cette foule, avec Caly et G qui placent ces tiges sur mon sexe, mais que faire ?? Un homme s'approche pour regarder mon sexe de plus près, et je baisse mes yeux.

Mais non, en fait, j'adore cette prédicament bondage, Caly le sait et elle m'expose toujours devant une foule, elle adore ! Ce mélange d'embarras et de honte qui m' humilie... Pourquoi est-ce si délicieux, pourquoi l'humiliation me nourrie si profondément ??

La belle Caly frappe mon sexe avec le martinet — les tiges ne tiennent pas avec l'humidité, et tombent par terre.
Du coup, elle me tourne, penchée en avant. Sa main frappe et excite ma chatte, puis je sens la froideur d'une glaçon sur mon clito. Caly la glisse partout, en riant, et pousse le glaçon une fois fondue à l'intérieur de ma chatte. Encore et encore viennent d'autres glaçons pour me torturer ! Le froid qui brûle au départ, me donne, ensuite, des frissons ! Et toute cette foule qui nous regarde !
Quand elle est satisfaite, elle me redresse face à elle.
Elle enlève les tiges qui sont toujours sur ma langue. La bave a coulé partout sur mon menton.

Phil va chercher une bouteille d'eau à sa demande, et il me fait boire, je tète comme une petit animal. J'avais plus soif que je ne croyais ! D'un coup, Caly enlève la bouteille de mes lèvres, en me demandant de boire de ses mains qu'elle a formées en bol alors que Phil verse l'eau dedans.

"Lappe !", elle m'ordonne. Mais l'eau coule vite entre ses doigts et je finis par aspirer plutôt que de laper.
L'eau est partout, sur mon menton, sur ma poitrine, par terre.
Caly demande à G de me détacher.
"Tu peux enlever ta cagoule maintenant", me dit-elle, avant d'aller fumer une cigarette.




/// Fetish Night, huile sur toile 150 x 85 © Phil Fri 2015


Thursday, February 26, 2015

Thursday, February 05, 2015

These emotional triggers that bind me to you


Detaching from my emotional triggers.
L'œil, l'œuf, la poulpe...

The poem, the letter, the books…
La cagoule, les chaînes, les toilettes
And so much more.

These trigger my desire, my attachment.
I moved so far into his head, to connect, to understand why he did certain things... 
This intellectual connection and desire in my veins like a drug.
Une autre façon de posséder à travers des images, des mots...

Part of my submission was my opening to him like that - being on the same wavelength.
And if I see a photo, or connect to these references, I'm right back there. 
I can feel it, see it, react to it.

Training myself not to react.
Keeping my silence.
Owning my share of the triggers.
Wriggling out from under his grasp.

///
Letting go of you.
Letting go of the eye, the egg, the tentacles.
Breaking the chains.

Stab the eye !
Smash the egg !
Eat the tentacle !

Stab the eye !
Crush the egg !
Swallow the tentacle !



Et ce sera une des dernières fois que…

Thursday, January 22, 2015

La poulpe...




Aaaahhhhhhhh !

/// photo © DR

au masculin...


Ahhhhh, au masculin !


photo © DR

Friday, January 16, 2015

Desirous


Desirous...


Photo © Thomas Ruff, Nudes

Thursday, January 01, 2015

HNY 2015


Oups, c'est 2015 !!
Que cette année soit plus haute en couleurs, plus belle en amour, plus forte en émotions, plus riche en amitié, plus légère en soucis,
et tout et tout !

Bonne année à tous ❤️


photo © Serge Lutens

Tuesday, December 30, 2014

Man Ray


Juliette in stocking mask, 1945
Man Ray


Monday, December 22, 2014

Spéciale dédicace à minuit




La nuit de la nouvelle lune :
une bougie noire sur la rouge pour effacer le mauvaise passage...

Thursday, December 18, 2014

Le bandana noir


Le bandana noir que j'avais mis pendant la nuit était encore noué autour de mon cou. J'étais nue à part cet accessoire qui me protège du froid; cet accessoire anodin qui t'intéressera plus tard, je le savais.

À quel moment m'as-tu attrapé, me poussant sur mon lit ?

///

Plus que c'est trash, plus que tu m'aimes, et plus que tu me possèdes dans ce corps-à-corps, cette face à face féroce et sans hésitation.

Ton dard me perce de toute sa longueur lorsque tu me soulèves d'une main qui m'étrangle en serrant ce foulard noir, le tournant de plus en plus.
J'entends des bruits secs d'une respiration coupée qui sortent de ma gorge, qui deviennent haletants lorsque tu lâches la pression.

J'imagine mon visage violacé et déformé; je vois le sang courser dans tes veines — ton regard est sanguinaire.

Ta férocité bestiale !! 

Agripper mes seins comme une rapace, arracher mon cœur en me défonçant avec ta queue sans relâche, en m'étranglant à répétion comme ta poupée de chiffon.
Je me livre à toi, sans résister. Enivrée par l'intensité de chaque instant, prise par mes palpitations, et entourée par le son indescriptible de nos respirations si sauvages et animales, je vis cet acte entièrement comme si c'était ce donc j'en ai toujours rêvé.

Les yeux dans les yeux, nous flirtons ainsi avec la mort, à limite d'un crime passionnel, d'un viol meurtrier.

Ta violence. Ma violence.

///
"C'est ce que nous avons vécus et construit avant qui ont permis d'arriver à cela — sinon, je ne l'aurai jamais fait.”



///  postscript 9/1/15 02:03

The way you slide into me is so fluid, you know your way into my pussy without even looking, forgetting even to take some protection.

Your dick was fresh out of my cunt, glistening with my wetness. I half-expected you to come on my breasts while you strangled me in this dance of death.

Would this be the last time, a torrid adieu ?
 
///
Avec ce bandana noir, nous avons comblé et tué notre relation ensemble.
La fin que tu souhaitais est là.

—with Lorex—

Le bandana noir


Tu ne me permets pas de publier
mon récit ici, mais un jour il y sera. 

Tu as volé mon âme, tu as possédé
mon corps au plus haut degré, 
plus que personne d'autre. 

Avec le bandana noir, nous avons
comblé et tué notre relation ensemble.
La fin que tu souhaitais est là.

Ta violence. Ma violence. 

—with Lorex—



Wednesday, December 17, 2014

Te sucer m'a bercé

Te sucer m'a bercé.
Ton gland remplit ma bouche, ma langue tourne sur le contour, je l'apprécie, je le tête.
Je hume ton musc, ton odeur à toi qui pénètre mes narines. Ma tête repose sur ton ventre — j'entends des sons liquides de ta digestion.

Je m'endors presque, ta queue dans ma bouche, bercée en te suçant.

À la fenêtre



Je rampe vers la fenêtre, les seins et aisselles lourdement ornées des pinces à linge.

"Plus proche", tu me demandes, "encore..."
Même si les lumières sont éteintes, tu as senti ma réticence d'être vu par des voisins d'en face. À quatre pattes, j'avance sur mon tapis marocain au plus près que possible de la fenêtre.

Tu aimes voir mon cul si blanc cambré vers toi, mise en valeur par ces lumières urbaines dans la pénombre. Je le sais, et je t'attends.

Tu viens t'accroupir derrière moi, et des deux mains tu me fesses. La résonance des claquements vifs et saccadés brise le silence, et mes hanches radient la chaleur. D'une main, tu me lèves la tête par mes cheveux, me pénétrant en même temps d'un coup de reins fort, comme si le temps se télescopait.

"Décris-moi ce que tu vois", tu m'ordonnes, m'obligeant à mater les voisins d'en face qui rangent la table après un repas.
Tu adores entendre mon accent, mon français qui se dégrade petit à petit. Rien d'exceptionnel à raconter : elle range une bouteille, le fils met son manteau... parfois la pièce est vide.

"Raconte ce que tu vois !" tu insistes. Je décris la grille en fer, la vue. Je balbutie, entrecoupé de mes gémissements quand le plaisir monte -et si ma tête tombe, tu tires encore sur mes cheveux pour la soulever, avec une claque aux fesses.

Sommes-nous visibles de l'autre côté ? Nos mouvements rapides de baise sont-ils perceptibles ?

Tu es chez moi, nous sommes nus devant la fenêtre, suspendus dans le ciel, exhibés et voyeurs ensemble dans ces pénombres de ville.  Tu
 es venu me voir, car notre histoire n'est pas terminée.
Et moi, je ne sais que d'être ta soumise.


 —with Lorex—

The dream of the fisherman's wife


Hokusai



Dans la pénombre d'Hokusai


Nous tournons dans cette pénombre, nous nous penchons sur les displays, légèrement appuyés sur les vitrines pour contempler tant bien que mal les dessins dans les mangas d’Hokusai.
Ces images sont complexes, et qui méritent plus du temps pour les comprendre, quitte à connaître aussi les légendes japonaises qui sont illustrés. Nous sommes habitués à la rapidité de notre siècle, où une image ou une photo doit être comprise dans les cinq secondes. À ce moment, nous sommes devant une richesse de détails, dans un contexte qui reste étranger malgré certaines bases et références.
C'est assidu !

Je te sens tourner autour de moi dans ces pénombres. Tu t'éloignes dans la foule pour ensuite te rapprocher. Sans te voir, je reconnais tes grognements qui ponctuent parfois cette obscurité.
Nous sommes en phase de rapprochement, ce qui reste encore incertain pour moi...

Tu me réserve des surprises coquins et insolites quand tes doigts se glissent de toute vitesse entre mes fesses. Ces doigts qui me connaissent tellement bien qu'ils trouvent ma fente sans la chercher, qui électrolyse mon clito.
Avec cet encouragement de ton envie, je réponds plus tard en appuyant mon sexe déjà humide contre ta main posée sur la vitrine.

Enfin, je suis devant La Vague de Hokusai, le chef-d'œuvre de l'expo. Je suis ravie de le voir en vrai, j'absorbe sa délicatesse sur ce papier du riz, sa finesse, quand tu me pinces sous le bras dans la partie sensible et tendre qui fait très mal et qui laisse des bleus.
Je me retourne brusquement pour te pincer à mon tour, mais tu m'attrapes et tu me pinces encore deux ou trois fois.
Comportement bizarre qui dénote dans ce foule remplie d'une groupe d'hommes d'affaires chics en costume !

Puis, lorsque nous descendons l'escalier, tu m'attrapes par la nuque. Sans me retourner, je te donne un regarde oblique. Je souris intérieurement, tu marques tes intentions, tu me connais. Tu reprends possession de moi par ce geste dominateur qui m'est si familier.


 —with Lorex—

Jindrich Styrsky



à Sade. Attaquer le soleil.



Monday, December 01, 2014

L'existence d'une soumise


Power play, power exchange, infinity.

Dans cette échange de pouvoir D/s existe le signe de l'infinité, ce grand huit qui énérgise le lien entre les deux partenaires, qui ont besoin l'un à l'autre pour que cette échange puisse pulser.

Quand cette relation s'arrête, ou se met en pause, je me sens perdue, comme si je n'existais pas/plus, comme si j'étais dépossédée.

J'ai l'impression qu'un Dominateur ou une Domina ont des acquis : ce qu'ils aiment faire, leur talent, leur maîtrise. Ils savent fouetter ou attacher. Ils sont des acteurs, des conducteurs, qui mènent le jeu... Ils ont leur panoplie d'instruments, leur tenus...

Quelle existence pour une soumise sans Maître ? Je me pose cette question souvent, car j'ai l'impression de ne plus exister dans ces moments là. Une soumise se donne, s'offre. Nous existons en relation et par nos réactions, nos émotions, même par nos provocations — j'entends souvent que c'est la soumise qui mène le jeu...

Certaines sont prises en photo, des rope bunnies ou des fetish models. C'est une question de visibilité.

Moi, j'ai des mots, mes récits, que je lance dans le vide de cyberspace. Je n'arrive pas à décrire toutes les séances - certaines resteront que des notes.
Pour moi, c'est une forme de partage intime avec mon partenaire, qui marque et mémorise ces moments comme dans un journal. Tant que le récit n'est pas posté dans mon blog, je ne me sens pas complète. J'ai besoin de l'extérioriser, de le "voir", et de le revivre ainsi.

Au bout d'un moment, avec Lorex, nous avons décidé de préserver l'intimité de nos récits dans un blog confidentiel, pour des raisons personnelles.
Une soumise peut être copié aussi...

J'ai décidé de les basculer dans princesse.x, pour la plupart, car j'avais besoin de sortir de ce huis clos. Je n'ai plus rien à cacher, et j'ai besoin de montrer mon existence, de dépasser ma nature secrète, de prendre plus en charge mes désirs et ne plus attendre l'autre pour avancer.



photo © DR