Wednesday, May 23, 2012

Dissolving into you

Upstairs, you secure my wrists in the straps at the top of the cross. This time, I'm naked, except for my shoes & stockings.
The snake lashes quickly, sometimes more powerfully... one in particular down my right side, others on my thighs. My skin is already sensitive from our first session in the boudoir, especially around my shoulders where you like to strike.

A pause. Choupinette has been watching. He comes to me, saying "belle resistance", and offers me a sip of his vodka. I suppose he thought I might need it ! I took a sip.
You ask him to tie the blindfold over my eyes, a friendly complicity.
And the snake starts again.

My small cries become whimpers as the heat increases. I don't know yet how to put words on your whipping style, but it doesn't matter, as I feel the emotion building up inside me, this circle of energy between us so intense.
And I feel like I'm melting inside, dissolving. You've captured my soul & it's succumbing. And that's why I cry... dissolving into you.

You stand behind me, your fingers penetrating me once again, bringing me to an orgasm that peaks in a silent cry.

Se fondre en toi

En haut, tu fixes mes poignets dans les menottes à chaque extreme de la croix. Cette fois-ci, je suis nue, juste mes chaussures et mes bas.
Le serpent fouette rapidement, parfois plus puissant… un coup en particulier en bas de mon côté droit, d'autres sur mes cuisses. Ma peau est déjà sensible après notre première session dans le boudoir, particulièrement autour de mes épaules où tu aimes frapper.

Une pause. Choupinette nous avait observé. Il vient à côté de moi, me disant « belle résistance », et il m'offre une gorgée de son vodka. Je suppose qu'il a pensé que je pourrais en avoir besoin ! J'ai pris une gorgée.
Tu lui demandes d'attacher le bandeau sur mes yeux, une complicité amicale.
Et les serpent recommence.

Mes petits cris deviennent des gémissements à mesure que la chaleur augmente. Je ne sais pas encore comment mettre des mots sur ton style de fouettage, mais peu importe, car je sens l'émotion qui s'accumule à l'intérieur de moi, cet cercle d'énergie entre nous qui est si intense.
Et j'ai l'impression de fondre à l'intérieur, de me dissoudre. Tu as capturé mon âme et elle succombe. Et c'est pourquoi je pleure… et je me fonds en toi.

Tu viens derrière moi, tes doigts me pénètre de nouveau, tu m'amènes à un orgasme qui s'éclate dans un cri silencieux.

Tuesday, May 22, 2012

In the boudoir




Upstairs in the boudoir, you position me on the chair in the corner. It's our first time playing together at Les Goûters, in this candle-lit chamber.
But I know this chair very well, and as I take my position, I feel a flash-back of being Chat Pute, in my red corset, but I'm no longer Chat Pute -so much has changed, evolved since then- I'm now Your /seXteen.

I take my position naturally, kneeling on the chair, my legs spread apart, my back slightly arched. I wait, feeling the wind of the martinet as it warms my skin, increasing in strength.
At times you touch me, gauging the warmth, and slipping an expert finger between my thighs, touching my moisture.

Then comes the snake.  I slide further down on the chair to arch my back, offering my ass... You whip rapidly, the heat mounts... And you ask me to look at you in the big baroque mirror which covers most of the wall.
I plunge into the sight of you, standing so tall and elegant, lit by the candles on the table, joli tableau XVIIIe. You raise the whip over your shoulder with style, I'm enthralled to watch you, yet I cringe in anticipation of the blow... three or four times... until you decide to cover my eyes with your black satin blindfold.
Your whip is like a single-tail, but ends with a length of strands, which impacts my skin in a more diffused way, despite the force of the blows.

Your rapid blows cover me, I'm floating in the sensation, when you tell me to rise. Still blindfolded, you turn me around, facing the small crowd of people watching us, that I know & can feel are there.
Blindfolded, showing my piercings for the first time, exhibited by you, as you hold me, your arm around my waist, as your other hand slips its fingers into my pussy, exciting me, finding that spot ! Your fingers rubbing so quickly inside me, as you say "Give it to me, give it all to me !"
And my cyprine builds up, I'm on the edge of release, I can feel it coming until my liquid spills over, squirting. "Ahhh, non," I moan in full public orgasm, your fingers pumping furiously, my pussy making loud wet sounds as the juice flows out, dripping & flowing down the inside of my thigh.
The violence of orgasm (in public !), my total submission, emission... I'm your exposed Female, exhibited by you.

Did you taste my suave cyprine on your fingers, Maître ?

You take me in your arms, I melt into them, as my emotion flows into yours...

You decide to keep me blindfolded as you guide me downstairs, seating me on a stool next to you, as I slowly come down from the intensity.

*
photo © Tous droits reservés Les Goûters du Divin Marquis

Dans le boudoir / VF


Dans le boudoir à l'étage, Tu me positionnes sur la chaise dans le coin. C'est notre première fois à jouer ensemble aux Goûters, dans cette pièce allumée à la bougie.
Mais je connais cette chaise très bien, et lorsque je prends ma position, je sens un retour en arrière d'être Chat Pute, dans mon corset rouge, mais je ne suis plus Chat Pute —tellement de choses ont changées, tellement de choses ont évoluées— je suis désormais Ta /seXteen.

Je prends ma position naturellement, me mettant à genoux sur la chaise, mes jambes écartées, mon dos légèrement cambré. J'attends, sentant le vent du martinet lorsqu'il chauffe ma peau, lorsqu'il augmente en force.
Parfois tu me touches, mesurant la chaleur, et glissant un doigt expert entre mes cuisses, touchant mon humidité.

Vient alors le serpent.  Je glisse plus bas sur la chaise pour me cambrer plus, t'offrant mes fesses… Tu me fouettes rapidement, la chaleur monte… Et tu me demandes de te regarder dans le grand miroir baroque qui couvre presque tout le mur.
Je me plonge dans ton reflet, tu te tiens si grand et élégant, allumé par les bougies sur la table, joli tableau XVIIIe. Tu soulèves le fouet au-dessus de ton épaule avec du style, je suis fascinée à t'observer, pourtant je fais une grimace en anticipation de chaque coup… trois ou quatre fois…jusqu'à ce que tu décides de couvrir mes yeux avec ton bandeau en satin noir.
Ton fouet est comme un single-tail, mais se termine au bout avec des lanières, qui touchent ma peau d'une manière plus diffuse, en dépit de la force des coups.

Tes coups rapides me couvrent, je flotte dans la sensation, quand tu me dis de me lever. Les yeux toujours bandés, tu me retournes, que je sois face à la petite foule des personnes qui nous observe — leur présence je le sais et je peux les sentir.
Les yeux bandés, montrant mes piercings pour la première fois, exhibée par toi, tu me tiens debout, ton bras autour de ma taille, tandis que ton autre main glisse ses doigts dans ma chatte, m'excitant, trouvant cette endroit ! Tes doigts frottent tellement rapidement à l'intérieur de moi, pendant que tu me chuchotes « Donnes-le moi, donnes moi tout ! »
Et mon cyprine s'accumule, je suis au bord, je peux le sentir venir jusqu'à ce que mon liquide déborde, giclant. « Ahhh, non, » je gémis dans mon orgasme entièrement public, tes doigts pompant furieusement, ma chatte fait les bruits forts et humides lorsque le jus sort, les gouttes coulant à l'intérieur de ma cuisse.
La violence de l'orgasme (en public !), ma soumission totale, l'émission… Je suis ta Femelle, exposée et exhibée par toi.

As-tu goûté mon cyprine suave sur tes doigts, Maître ?

Tu me prends dans des tes bras, j'y fond, car mon émotion coule dans le tien…

Tu décides de me maintenir les yeux bandés lorsque tu me guides en bas, m'asseyant sur un tabouret à côté de toi, car je descends lentement de l'intensité.

*
photo © Tous droits reservés Les Goûters du Divin Marquis

Les liaisons D’Ange, Heureuses (par D'Ange)


3 mois !
3 mois tout juste se sont écoulés depuis notre première rencontre.

Et j’y songe alors que cela fait 3 minutes que je te flagelle pour la première fois dans ce haut lieu du SM parisien.

3 mois, et déjà la première sortie, la première exhibition de ce que tu es, de que je suis, et de ce que nous sommes l’un avec l’autre, liés, reliés et enchaînés déjà, au bout de 3 minutes, à cette folie qui est en nous.
Je te donne du plaisir en te « fouettant », oui, en te « fouettant », et ça me rend dingue ; qui peut le croire ?

Mais nous n’en sommes pas encore au fouet.
J’ai poussé le fauteuil Louis Philippe dans un coin de la pièce, sombre, et trop petite à mon goût, malheureusement. Je suis grand, j’ai de grands bras, de grands gestes et j’aime à tourner et « marauder » autour de mon « repas ».
Grrr … ces caves voûtées, c’est joli, mais … bon : je m’adapterai.
Sur le secrétaire, à droite : 2 bougies, la roue à pic (que je n’utiliserai pas finalement), le bandeau et le fouet.

Tu es agenouillée sur le fauteuil, tes mains sur le dossier et les yeux fermés ; je le sais, je te connais, déjà en attente du « voyage » dès les premières gouttes de pluie ; la pluie brûlante du martinet et de ses lanières, depuis 3 minutes, et avec lequel je ne fais que t’effleurer pour l’instant.

Je te regarde … les fesses et les épaules nues ; entre les deux ton magnifique corset rouge et noir, serré, si serré sur ta taille. Tes fesses en jaillissent, sensuelles, magiques, même sans plug aujourd’hui (variations du plaisir : dès fois avec, des fois sans …comme il plaira à mon D/)
Oh oui, je vois ton cul qui frémit, qui vibre. Je le vois qui se décrispe, qui se relâche, qui « accepte » d’avance la punition à venir, qui la demande même, alors que déjà, au bout de 3 minutes, cela devrait commencer à te faire mal, bordel !
Tu es incroyable !

La "pluie" s’intensifie, et je me transforme, animal.
Je te le dis souvent, je radote même, mais c’est comme ça que je le vis, le BDSexM : plus une seule pensée cohérente, les yeux, les oreilles, les mains, le sexe et tout le reste de mon corps focalisés sur toi, ma proie.

Le martinet tombe, revient, encore et encore ; ta vulve luit, je la vois : là aussi la pluie commence.

Je les vois aussi, les autres, le public qui nous regarde. Je les sais là, je les sens là ; ça m’excite … et je les oublie tout à la fois.

Etrange paradoxe : seul avec toi dans cette drôle de façon de faire l’amour, même au milieu de la foule des ombres qui se pressent aux ouvertures de la pièce (les deux fenêtres et la porte, derrière moi) ; mais aussi devant et avec eux, me délectant dans ma fierté de mâle qui montre son objet, sexuel, sa chose ; car tu n’es plus que cela maintenant, ma chose.
Je te demanderais de sucer tous les hommes, de lécher toutes les femmes, je te demanderais pire … que tu le ferais, car déjà … ton corps, tes pensées, tes gestes ne t’appartiennent plus. Tu te laisses guider par moi, confiante entièrement dans mes bons (j’espère) choix pour nos jeux de ce soir.
Pourtant tu ne suceras et lécheras personne ce soir, je n’ai pas cela en tête ; mais une autre fois, qui sait ??? – sourire …

Tu gémis, tes épaules ondulent : c’est la pluie, la grêle maintenant, la tempête et le vent … le vent du martinet qui tourne en moulinet et tombe de plus en plus vite. Tu cries, un peu, tu te tords, beaucoup, et j'orgasme presque de t’entendre.

Derrière-moi, dans le public quelqu’un dit : « On sent le vent jusqu’ici ! »
Je m’arrête et me retourne, joueur et provoquant, et répond dans un sourire : « Qui en veut ? »
Un homme s’avance, les yeux brillants et fous au moins autant que les miens, je pense, et tends la main pour prendre le martinet, pensant pouvoir te flageller à ma place. Je lui dis son erreur, ainsi qu’aux autres : « Non, non, je voulais dire : Qui veut sentir le vent sur lui ? Qui en veut ? …. du martinet ? »

Pas de réponse … sourires de connivence – les ombres sont maintenant nos complices ; j’adore …
Alors je me retourne, m’approche de toi et pose doucement ma main sur ton dos (tu pleures) tes fesses écarlates (tu soupires) et te pénètre / te « plug » d’un doigt (tu gémis).

Je prends le fouet à présent, et te demande de relever la tête et de me regarder, les yeux dans les yeux, grâce au miroir devant toi.
Je me place en position, de profil par rapport à toi, le fouet tendu à l’extrême derrière ma nuque entre mes deux mains, de la poignée à la pointe, souvenir de mes jeunes années de compétition de tir à l’arc … je ris : si j’avais su que cela me resservirait un jour !!!

Tu me regardes, je te regarde, et j’attends. J’attends ton signal, tes yeux, j’attends le bon moment, que tu choisiras. Je te sens te préparer, respirer ... puis sourire.
Alors la flèche part, immédiate … claque, et se fiche … au milieu de ton dos, entre tes omoplates.
Pas un bruit, mais j’entends ton cri … à l’intérieur.

J’arme de nouveau, et je frappe. Tes yeux vacillent mais tiennent bon, toujours fichés dans les miens.
Je recommence pendant qu’en toi, tu « fonds », tu tombes, t’accrochant amoureusement des yeux à mon regard. Tout se relâche en toi, plus de douleur, juste cette jouissance en devenir, qui monte, puissante ; et cet amour que tu me donnes, car c’est MOI, car c’est TOI, car c’est NOUS. Tes larmes coulent, et tu souris ; mais comment est-ce possible ? Ca me rend dingue, dingue de toi, il n’y a pas d’autre mots.

Je fais une pause, juste le temps de te mettre le bandeau car la fin est proche.
Le temps s’arrête, 3 secondes, le temps d’une pensée, et je mesure la chance que j’ai alors que fais le nœud, regardant ton visage, de profil, tes narines dilatées et tes lèvres entrouvertes : 3 mois à peine que l’on se connaît, et tout s’est si bien passé entre nous … la connaissance, la découverte, les confidences, les anneaux que je t’ai fait poser sur les seins, symboliques de ton abandon, de ton offrande, et de ma possession.

3 secondes … et puis je reprends : après la pluie, la grêle puis la tempête : les éclairs qui tombent et te coupent littéralement en deux, de haut en bas. Tu transpires, tu te tords, tu respires, bruyamment, tu gémis, tu cries …
L’électricité parcourt tout ton corps, ta peau, monte et descend, suivant les impacts du fouet : l’épaule, la fesse, ton sexe et ton pubis quand je te fouette par en dessous, entre les cuisses …

Et puis : ultime délire qui me prend, je me rappelle « les autres » derrière.
Alors je jette violemment le fouet sur le secrétaire, qui renverse une bougie … mais qu’importe.
Je t'empoigne, te fais te lever, te retourner, droite, debout et jambes écartées, face à eux, et je te pénètre de mes doigts brusquement et d’un coup, mais sans douleur : tu dégoulines tant d’envie et de liqueur.
Je les active en toi, rapidement dès le départ, puis de plus en plus vite, sur le point G, le point Gicle ….

Tu ne le sais pas mais un homme s’approche, qui vient regarder de plus près.
C’est simple : s’il te touche, je l’assomme ; et tant pis pour ce qu'il me reste d’homme civilisé et partageur (libertin un jour, libertin toujours - sourire) mais il ne bouge pas, accroupi, et se repaît juste du « spectacle » de ma main d’un peu plus près.

D’autres entrent, et s’approchent, hommes et femmes, dans la pièce étroite et nous entourent mais tu ne les verrais pas, même sans bandeau, car tout d’un coup tu jouis, tu « gicles » comme tu dis souvent en parlant de ta fontaine.
Tes doigts s'accrochent violemment à mes cheveux, mais je ne dis rien, ne sens rien, ou presque.
Au contraire cela m'enivre à tel point, que j'accélère encore ma main, plus vite, plus fort, que je te "baise" ainsi sans plus aucune retenue, pareil que si c'était ma queue.

Mes cheveux, ma main, tes cris et la foule qui nous entoure …
Oui, tu as les yeux bandés et tu ne sais pas cette foule toute proche, qui se repaît de toi, de la vision que tu leur donnes ; mais tu es quand même morte de honte (chacun ses pudeurs) en sentant le liquide se déverser le long de tes cuisses et jusque dans tes chaussures malgré toi ; malgré les bruits incongrus et obscènes que font mes doigts au milieu de ta fontaine, te « pistonnant » de bas en haut ; malgré tes « Oh, Nooooo ! » de californienne ; malgré que tu tombes mais que des bras inconnus te retiennent par derrière, que tes jambes flageolent, que tu t’épileptises sous les orgasmes à répétition que je te donne et qui me font jouir tout autant que toi.

3 minutes !
3 longues minutes, il me semble, de jouissance pure, pour toi comme pour moi !

Alors que cela ne fait que 3 mois …

Bon anniversaire, ma /seXteen.

* 
photo © DR

Tuesday, May 01, 2012

Monday, April 30, 2012

Wednesday, April 25, 2012

Pensées mâletinales (par D'Ange)

Ce matin, dans mon demi-sommeil, j'ai pensé coquinement à vous et, quelques caresses aidant, me suis senti plein de vigueur à votre endroit.

Je vous ai imaginée nue, allongée sur le lit, devant votre ordinateur, et lisant/savourant quelque mail torride que j'étais en train de vous écrire.

Je vous y décrivais quelques sensualités dont je raffole, quelques extases que j'aimerais (je l'espère en tout cas) vous faire atteindre en me lisant et, don d'ubiquité, je serais en même temps près de vous, nu moi aussi, à vous mignarder de mes lèvres et dents le cou, les épaules, la nuque et les seins.

Puis, désir et chemin faisant, je placerais ma bouche sur un endroit que j'aime lisse chez les femmes et vous "hélicerais" tant et plus que vous n'auriez d'autres pensées que de vouloir que je vous embrochasse tout de go, sans fioritures et hue-da, crénons de Dieu, à faire pleuvoir des seaux d'eau (ou bien des billets de banque, si le "son et lumière" leur plait, qui sait ?) des fenêtres de tous vos voisins.

Mais je parle de moi, de moi, et encore de moi.

Et vous ce matin, à quoi pensiez-vous ?
A votre anniversaire peut-être ?

Alors bon anniversaire, belle complice !!!

Votre, D'Ange

© D'Ange Heureux Poète
photo © DR

Saturday, March 31, 2012

Aftercare / Aftershock


Pierced nipples : I'd been secretly desiring this for years, sometimes more intensely than others, sometimes projected with a D. I wanted it to be meaningful, if I were to do this. I just couldn't see doing it by myself. I had a recent plan to share this with Choupinette, as a friendly complicity, but nothing materialized.

Then D/Ange entered my life, slowly at first. We ignited, and by the end of three weeks, he declared I was his soumise, /seXteen. And, for a birthday present, to crystallize our link, he decided to offer me the piercing of His rings.
Breathlessly, excitedly, we made our date. We counted the hours. And it was done, I was at his side, the stainless steel rings in my flesh. I was His.

Suddenly, the realization hit me that I had spent so much time focusing on the pain that the actual moment of the piercing would bring, that I had never considered the first 24 hours, the first days. Never. Not once while watching a few piercing videos on YouTube, or looking at photos of nipple jewelry on the net.
And I was surprised by my reaction.

The morning after, I almost fainted in the shower, squeamish young girl that I am. After taking off the bandages, seeing myself in the mirror, I didn't recognize my breasts. I could hardly look at the oversized rings (as it seemed, 25 mm diameter by 2,4 mm thick — the necessary diameter so that the hole would heal horizontally). The blueblack color of the entry and exit marks turned my stomach.
After washing in the shower & almost fainting, I had to lie down for awhile with D/Ange. He accompanied me for steps 2 & 3 (saline solution, spray disinfectant, wiped with sterile compresses), as I gingerly turned the rings thru the holes in my nipples.
I learned finally to wash them in the shower in the morning, and gently over the basin at night.

Going to work, I would tape a compress over my breasts so the piercings wouldn't touch my bra, so the rings would stay firmly put during the day. At night, I slept with a nuisette so that the rings wouldn't catch on something.

The initial pain was over after a day or so, but the movement of the rings, or a sudden touching of them, would set off electric sparks.
Not knowing if this sensitivity would fade once healed, or if I would always feel this.

After a week, the wound seemed to be healing well; at the end of the second, the skin was tightening, light scabs formed at the entry/exit points, and I would gently turn the ring slightly right & left after splashing some water on it, to loosen the ring from my flesh.

The shock lasted three days. I came out of it on the fourth, a slight case of the blues. I finally was able to look at myself in the mirror.
What had I done to my body ? Not that I didn't know what I was doing, but I hadn't expected my reaction.
Tapping deep into my subconscious, back to the edge of pubescence, 11-12 years old. Feeling embarrassed, almost ashamed, about this change to my body, covering it, hiding it, while needing to find the confidence, to assume my new condition...

A deep undercurrent of my BDSM experience is this direct link to my adolescent self, this young girl witnessing the transformation of her body to womanhood, and other adolescent reactions : rebellion, sulking...
I've always wondered why I have this trigger that hits like a double-whammy, always when I least expect it.
And I think I finally know it's because my BDSM is so strongly linked to my sexuality.

Did I feel like His slave ? His captive ? This metal embedded in my flesh 24/7, these rings that got in the way of my natural movements, at least while healing, this symbol of my condition, and living it alone, as it was two weeks before we could meet again.

He alone has the right to touch these rings, His rings. For the moment, gently embracing them, lightly lifting one with his tongue or his finger as he caresses my clit.

Our rings. This promise, this act, this link.

photo © SpyPrincesse 2012

Le choc des piercings ... et puis les soins



Avoir des piercings au bout des seins : je l'avais désiré secrètement pendant des années, parfois plus intensément que d'autres, parfois en projet avec un D. J'avais envie que cet acte aie du sens, si j'allais le faire. Je ne me voyais pas le faire toute seule. Récemment, avec Choupinette, un ami, nous avions eu l'idée de se faire percé en même temps, comme une complicité amicale, mais rien s'est fait.

Puis D/Ange est entré dans ma vie, très lentement au départ. Nous nous sommes enflammés, et au bout de trois semaines, il m'a déclaré comme étant sa soumise, /seXteen. Et, comme un cadeau d'anniversaire, et pour cristalliser notre lien, il a décidé de m'offrir la pose de ses anneaux.
Impatiemment, passionnément, nous avons pris date. Nous avons compté les heures. Et puis c'était fait, j'étais à ses côtés, les anneaux d'acier chirurgical étaient dans ma chair. Je lui appartenais.

Subitement, j'étais frappé par la réalisation que j'avais passé tellement de temps auparavant à me concentrer sur la douleur de l'instant exacte du piercing, que je n'avais jamais considéré les 24 premières heures, ni les premiers jours. Jamais. Pas une fois quand je regardais quelques videos des piercings sur YouTube, ou des photos de bijoux des seins sur le web.
Et j'étais surprise par ma réaction.

Le lendemain matin , j'ai failli m'évanouir dans la douche, jeune fille fragile que je suis. Après avoir enlevé les bandages, me voyant dans le miroir, je n'ai pas reconnu mes seins. Je pouvais à peine regarder ces anneaux au diamètre surdimensionné (il me semblait : 25mm en diamètre  x 2,4mm d'épaisseur - dimension nécessaire pour que le trou cicatrise droit). Les marques d'entrée et de sortie avait fait des bleues presque noires, ce qui me donnait la nausée.
Après avoir pris ma douche malgré ma tête qui tournait, j'ai dû m'allonger pendant un moment avec D/Ange. Il m'a accompagné pour les étapes 2 et 3 (eau physiologique / spray désinfectant, essuyés avec des compresses stériles), tandis que j'ai délicatement tourné les anneaux dans les piercings.
Finalement j'ai appris à les nettoyer dans la douche le matin, et doucement au-dessus de l'évier le soir.

Avant d'aller travailler, je scotchais une compresse sur mes tétons pour que les piercings ne touchent pas mon soutien-gorge : ainsi les anneaux restaient fermement en place pendant la journée. La nuit, je dormais avec un nuisette pour que les anneaux ne s'accrochent pas à quelque chose.

La douleur initiale s'est calmée au bout d'une journée plus au moins, mais le mouvement des anneaux, ou un contact soudain, lançait de nouveau des étincelles électriques.
Je ne savais pas si cette sensibilité passera une fois cicatrisée, ou si je sentirai toujours cette sensibilité.

Au bout d'une semaine, la plaie semblait bien se guérir; à la fin de la seconde, la peau se serrait, formant des petites croûtes aux points de l'entrée/sortie du piercing, et je tournerais chaque anneau doucement à droite et à gauche après les avoir éclaboussé avec de l'eau, pour détacher l'anneau de ma chair.

Le choc a duré trois jours. Je m'en suis sortie au quatrième, avec quelques moments de blues. Je pouvais finalement me regarder dans la glace.
Qu'est-ce que j'avais fait à mon corps ? J'étais consciente de ce que je faisais, mais je ne m'attendais pas à ma réaction.
Je puisais profondément dans mon subconscient, au bord de la pubescence, vers 11-12 ans. Un sentiment d'être embarrassée, presque honteuse, au changement de mon corps —je le couvrais, le cachais— j'avais besoin de retrouver de la confiance, pour assumer ma nouvelle condition…

Ce lien direct à mon adolescence est un thème profond de mon expérience BDSM: cette jeune fille qui voyait la transformation de son corps à en devenir femme, ainsi que d'autres de mes réactions adolescentes : la rébellion, les bouderies…
Je me suis toujours demandée pourquoi j'ai ce bouton qui se déclenche parfois, qui me ramène à mon adolescence —toujours quand je l'attends le moins— et qui me frappe comme un double-whammy.
Et j'ai l'impression que je sais finalement pourquoi : c'est parce que mon BDSM est si profondément lié à ma sexualité.

Est-ce que je me sens comme Son esclave ? Sa captive ? Ce métal incorporé dans ma chair 24/7, ces anneaux qui me gênent dans mes mouvements naturels, au moins pendant la cicatrisation, cet symbole de ma condition : je l'ai vécu seule, comme nous ne nous pouvions pas nous voir avant deux semaines.

Lui seul a le droit de toucher ces anneaux, Ses anneaux. Pour le moment, il les embrasse doucement, les soulevant légèrement avec sa langue ou son doigt lorsque qu'il caresse mon clito.

Nos anneaux. Cette promesse, cet acte, ce lien.

photo © SpyPrincesse 2012

Friday, March 30, 2012

A piercing flash of white light : His rings


Electrical fire as the needle pierces my flesh, pushing thru my tit. I grimace, you're holding my hand. A white light flashes in my mind, as the needle pierces thru in two strong movements, inhale/exhale. Fingers fixing the ring into place.
With Richard* , you help me sit up, I feel light-headed. As I move, the ring falls forward, the small ball in the middle weighing it downwards : oh yeah, the weight ... of course...

I lie back down in the other direction for the left nipple to be pierced. This time it feels worse, as I know what's coming. The electricity passes thru me again, the two movements make me moan this time, and then it's done.
I feel your hand holding mine, as I sit up while Richard talks about the aftercare. Already, the pain is darting electrically radiating up & out from each tit.

His voice seems far away :
"Everything went well as far as I'm concerned. Later, you can wear a smaller ring, as this one makes sure that  the piercing is really horizontal..."
He explains the daily care while it heals, placing square white bandages over my breasts. His voice seems distant, as I'm totally elsewhere, feeling the pain in shock, in fact  the body rushing all of its endorphins & adrenalin to my tits.

I float down the stairs, I wait as you pay. It's my birthday present in advance, but more importantly it's the link crystallizing our relationship, your dominance, your rings now in my flesh.

It's a sunny balmy evening. You wanted to take me to dinner to celebrate, but I'm not hungry, I can barely cope. After buying the few items on the list for the aftercare, we go for a drink.

A cognac. Doesn't do much to cut the radiating pain. I can't concentrate on your words did I say anything besides wanting to take a taxi home ?

Up the avenue de l'Opéra, I feel so strange, as if my body is walking from my tits, not from my head or my feet, like the sensation of a breastplate reminding me of Miss Cha's needles. But so much more intense !

Once back in the flat, I take a painkiller I have on hand (ixprim) and we both lie down on the bed.

I'm listening to you speak, having a hard time following your words, waiting for the painkiller to kick in.

You lean up over me and ask:
"What do you expect of me ?"
"Everything", I reply.
You catch your breath. "Good answer"

And we both fall into a deep sleep. I wake up, it's 2 am. I bring you a clementine, saying we should get undressed & under the covers after all... we cuddle & fall back to sleep until the next morning.

(... Crazy night with HIM : snoozing/snoring from 9PM to 9 AM the next morning )

***

*Richard : Abraxas Saint-Honoré
photo © SpyPrincesse 2012

Un flash perçant de lumière blanche : Ses anneaux



Je ressens un feu électrique lorsque l'aiguille perce ma chair, transperçant le bout de mon sein. Je fais une grimace, tu me tiens la main.  Un flash de lumière blanche dans mon esprit, lorsque l'aiguille me transperce en deux mouvements forts : inspirez/expirez. Des doigts qui fixent l'anneau en place.
Avec Richard *, tu m'aides à m'asseoir, je me sens étourdie. Lorsque je me redresse, l'anneau tombe en avant, la petite boule au milieu le tirant vers le bas : oh yeah, le poids… évidemment…

Je me rallonge dans l'autre sens pour que le téton gauche soit percé. C'est pire cette fois-ci, car je sais ce qui m'attend. L'électricité me traverse de nouveau, les deux mouvements m'incitent à gémir cette fois, et puis c'est fait.
Je sens ta main qui tient la mienne, je me redresse tandis que Richard nous parle des soins. Déjà, la douleur darde, un rayonnement électrique vers le haut et à l'exterieur de chaque téton.

Sa voix me semble lointaine :
« Tout s'est bien passé selon moi. Vous pouvez changer l'anneau plus tard, en plus petit si vous voulez, comme celui-ci assure que le piercing soit bien l'horizontal… »
Il nous explique le soin quotidien à faire pendant la cicatrisation, plaçant les bandages blancs carrés sur mes seins. Sa voix vient de loin, car je suis totalement ailleurs, ressentant la douleur —en choc, en faitmon corps envoie tous ses endorphins et adrénaline à mes seins.

Je plane, je descende les escaliers, j'attends pendant que tu le paies. C'est mon cadeau d'anniversaire en avance, mais le plus important, c'est ce lien qui cristallise notre rélation, ta dominance, tes anneaux désormais dans ma chair.

C'est une soirée embaumée et ensoleillée. T'avais envie de m'inviter à dîner pour le célébrer, mais je n'ai pas faim, je peux à peine faire face. Après avoir acheté les quelques articles sur la liste pour les soins, nous sommes allées boire un verre.
Un cognac. Ne fait rien pour couper la douleur des lancements. Je ne peux pas me concentrer sur tes mots est-ce que j'ai dit quelque chose à part vouloir prendre un taxi pour rentrer à la maison ?

Vers le haut de l'avenue de l'Opéra, je me sens si étrange, comme si mon corps marche à travers mes tétons, pas de ma tête ou de mes pieds, la sensation d'un plastron qui me rappelle les aiguilles de Miss Cha. Mais tellement plus intense !

Une fois dans l'appartement, je prends un calmant anti-douleur (ixprim) et nous nous allongeons tous les deux sur le lit.

Je t'écoute parler, j'ai du mal à te suivre, j'attends que le calmant fasse son effet.

Tu te penches au-dessus de moi et tu me demandes :
« Qu'est-ce que tu attends de moi ? »
« Tout », je te réponds.
Tu retiens ton souffle :  « Bonne réponse ».

Et nous tombons tous les deux dans un sommeil profond. Je me réveille, il est 2H du matin. Je t'apporte une clémentine, te disant qu'il sera bien quand même de se déshabiller et de se mettre sous les draps… nous nous enlaçons et s'endormons jusqu'au lendemain matin.

(... Nuit de folie avec LUI : ronfli-ronfla de 21H à 9H le lendemain matin).


***
* Richard : Abraxas Saint-Honoré
 photo © SpyPrincesse 2012


Saturday, March 24, 2012

Sometimes, the violence of orgasm

You sit me on the chair, my legs spread wide open.
After blindfolding me, attaching your red leather cuffs on my wrists, you pulled out my Japonix clamps.
It was late, we'd been playing for hours, finally dining. I wondered about my energy level, how I would react to the clamps...

I sit before you as you place the clamps on each tit, slowly until its inevitable intense pinch that makes me swoon.  You clamp the leash to my collar, pulling me towards you, pulling on the chain of the clamps... your fingers slide deep into my wet pussy, exciting me, touching my G-spot.

... and suddenly I plunge, deep into the edge of pleasure and pain, all is dark inside me except these burning spots sending electricity coursing thru my body until that is all, succumbing to it, this pain/pleasure that you're provoking inside me, this chain that you tug and release over & over again; the orgasm building up so intensely acute that my fingers become claws, scratching & squeezing the fabric on your thighs as I moan, begging for release, violently exploding.
You hold me, I'm in such a state, releasing the clamps.
You pull me up, you take me in your arms as we embrace, letting the light in as the blindfold slips off. I'm still so far away, in my cloud, slowly coming down, as your fingers slide again into my volcanic pussy that squirts as you make me come again.

Parfois, la violence de l'orgasme

Tu m'assois sur la chaise, mes cuisses écartées, grande ouvertes.
Après m'avoir bandé les yeux, m'attachant mes poignets avec tes menottes en cuir rouges, tu as sortie mes pinces Japonix.
Il était tard, nous avons joué pendant des heures, et avons finalement dîné. Je me suis demandée si j'avais encore de la force, et comment j'allais réagir aux pinces…

Je m'assois devant toi pendant que tu places les pinces sur chaque bout de sein, lentement, jusqu'à son pincement si intense et si inévitable me donne le vertige.  Tu attaches la laisse à mon collier, me tirant vers toi, tirant aussi sur la chaîne des pinces… tes doigts glissent profondément dans ma chatte humide, m'excitant, touchant mon point G.

… et subitement je plonge, profondément, au bord du plaisir et de la douleur, tout devient noir sauf ces points brûlants qui envoient de l'électricité à travers mon corps jusqu'à ce que ça devient tout : je succombe, cette douleur/plaisir que tu provoques à l'intérieur de moi, cette chaine que tu tires et puis relâches, encore et encore ; l'orgasme monte tellement intensément, devient si aigu que mes doigts deviennent des griffes, rayant et serrant le tissu sur tes cuisses tandis que je gémis, suppliant la délivrance, éclatant violemment.

Tu me tiens, je suis dans un tel état, tu enlèves les pinces.
Tu me soulèves, tu me prends dans tes bras et nous embrassons, la lumière glisse sous le bandeau lorsque tu le dénoues . Je suis toujours si loin, dans mon nuage, je descends lentement, tes doigts se glissent de nouveau dans ma chatte volcanique qui gicle en fontaine lorsque tu me fais jouir encore.

Friday, March 23, 2012

Deux camps

Il y a deux types de dominées
et deux types de dominants,
ou même devrais-je dire : d'amants,
ceux qui sont esclave de leurs sensations
et ceux qui sont esclave de leur sentiments

J'ai choisi mon camp.
.

par D/ le 23 mars 2012

© D'Ange Heureux Poète

Saturday, March 10, 2012

His /seXteen

photo © Ian Gothier

D'Ange also wrote of this night : "Sweet /seXteen"

***
A lover's dinner, a lover's kiss, bliss... I throw my arms around your neck as we kiss some more, moving up & up thru the sky, until we're at my door.
I pick up the mail, open the locks.
And then, nothing is the same, no putting the mail down or taking off my coat : you press me against the wall in the darkness, embracing me, kissing me, tightly.
My hand lets go of the letters, my hat, my purse, falling to the floor as I succumb to your charm. No, to your passion, as you remove my coat, throwing it down, positioning me against the door, panties and stockings pulled roughly down, back arched, ass offered.
You touch me, I can feel your breath on my neck as you bite me, claiming me as your prey.
I wait as I hear you take your instrument in hand. And then the sound of the martinet, its wind, its sting over my ass & my thighs, strong, unrelenting.
Somehow it feels a bit like punishment, I accept it : was it that I had spoken to you of someone else, of C. ??
Or, is this your emotion, the first time you're whipping me, and I'm loving it.
I feel your presence around me, as you stop to remove your coat. Listening, breathing, waiting.
And you caress me, before continuing, so sexy... and when you're done, holding me, kissing me...

"Make some tea", you say, and I take this as your first order.
I feel humble as I prepare it. I can see you sitting at the table in the dark, light streaming in from the windows. Something about the way you were sitting, erect, manly, one arm on the table, legs spread wide comfortably... looking at me...

I bring the tray to the table, and serve small red cups of tea.
And I kneel at your feet, one hand on your thigh, subdued. An expression of my emotion, because then I knew : you were my Master.