Friday, August 21, 2015

Une décennie de princesse.x





Août 2005. Je rentrais à peine d’une retraite yoga de quinze jours dans la sierra de las Nieves près de Malaga, en Espagne. Je n’ai jamais été aussi bien en forme physiquement — complètement flexible après les séances intensives d’ashtanga, et complètement detoxée.
Je n’imaginais pas que je deviendrai une blogueuse, même si j’écrivais des carnets intimes depuis l’âge de 15 ans. Quand j’ai créé ce blog, je n’avais pas d’idée sur ce que j’allais écrire.

Si ce n’était pas pour l’encouragement du fameux Boronali, un blogueur avide que j’avais rencontré sur love@lycos, je n’aurais jamais commencé. Ça m’échappe pourquoi il voulait que je blog. Ensuite, la nature érotique de mon blog semblait le gêner. J’ai perdu la trace de Boro, comme nous l’appelons — Teddy, comme je l’appelais; il semble qu’il a arrêté d’écrire dans Le Bac à Sable, ou bien il écrit dans un autre média.

Comme la pendule se balance de temps en temps dans ma vie, je glissais lentement de mon moi yogini vers une indulgence totale de mon ombre.
Peu du temps après la création de mon blog, j’ai rencontré Monsieur Os (aka Phallus_Aurea sur love@lycos), et j’ai entreprise mes premières explorations d’une relation D/s.
Ce blog est devenue un exécutoire pour mon questionnement, une chronique de mes expériences, depuis une décennie. J’ai éprouvé le besoin d’envoyer mes pensées en cyberspace — mes émotions jetées dans la noirceur du web, parfois avec urgence, parfois après avoir absorbé les événements.

À l’époque, j’entretenais une correspondance érotique quasi quotidienne avec Monsieur Os. Je lui écrivais aussi après nos “Entrevues” — parfois en français, parfois en anglais. Pour ma part, j’ai écrit des kilomètres de mots lors de mes relations diverses.
Je n’ai pas posté ces écrits dans mon blog sur le moment, comme je suis souvent trop discrète. Des années sont passées et une partie de ces écrits a été perdue avec les crashes de mon Mac.
Ça fait plusieurs années que j’ai envie de publier ces “Entrevues”, ainsi que quelques extraits de notre correspondance (j’espère que cela ne le dérange pas que j’emprunte ses mots). Je vais les poster dans leur ordre chronologique, mais les présenter en “real time”, avec quelques commentaires.

Comme ces écrits étaient privés, le ton est diffèrent… peut-être plus spontanés et moins conscients que mon écriture actuelle.
Donc, pour célébrer cette décennie, je publie ces mots, cette histoire, car sans eux ce blog ne sera pas intégral.





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Constantin Brancusi, Princesse X, bronze poli, 1915

Pour en savoir plus sur Princesse X, je conseil vivement  
Les carnets de l'atelier Brancusi, Princesse X, ed. Centre Georges Pompidou






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