Wednesday, September 26, 2012

Saturday, September 01, 2012

Attrapes-moi !

Ses yeux noirs me fixent, un regard de serpent, de Dominateur, lorsqu'il attrape mon bras, qu'il m'agrippe par les poignets, l'autre bras aussi, qu'il me fasse tourner, ou de me bousculer en avant, à droite et à gauche, que je perds mon sens d'orientation, et je deviens sa proie. Dès ces premiers instants dans ce pas de deux, mon masochisme est nourri, et ma nervosité des ces derniers mois disparaît complètement.
Pour la soirée, je suis sa modèle, une partenaire de jeux avec Lorex, pour la première fois dans ce cours de kinbatu. C'est une invitation très attendue de Aloysse & Lorex, un couple de dominateurs que j'aimerai mieux connaître.
Je les découvre, et je découvre aussi cette autre approche des cordes, instruit par Nicolas Sensei, plus en mouvement.

D'abord, des exercices de contact entre l'attacheur et sa proie : une simple pression de la main sur la poitrine… je me laisse guider, je marche en arrière, parfois je ferme mes yeux pour mieux lâcher prise. Nous échangeons de rôle, juste une fois, et je le guide à mon tour, je dois mieux appuyer la palme de ma main sur lui.

Avec le respecte et le contact de la partenaire, une relation se tisse, une confiance s'installe, et ce pas de deux s'élabore petit à petit dans la soirée.

J'aime cette chasse à la domination de la proie ! À répétions, Lorex m'attrape, me fait cambrer, me fait glisser par terre. Une geste de son bras qui croise ma poitrine, me ramène encore plus près dans ce corps-à-corps.

Nicolas Sensei nous explique le sens, il nous montre les prises avec quelques modèles, tout est fluide. Il vient nous corriger pendant nos répétions.

Je ne lâche pas le regarde de Lorex, les autres tournent aussi dans la pièce, mais je ne vois pas comment Aloysse joue avec sa modèle. La complicité du regarde, des bisous envoyés à travers la pièce, réunit ce couple de Dominateurs pendant la séance.

Puis, vient les cordes. Avec très peu d'attaches, je suis sa captive, et il me mène là où il veut, je glisse par terre, et je pars en voyage…

Soudain, une autre main m'attrape, plus sûr de lui, animale - c'est Nicolas Sensei. Bousculée, je tombe lentement, allongée par terre, sa main tient fermement les cordes dans mon dos, et il m'immobilise encore plus avec son genou sur ma cuisse, en le montrant à Lorex.
Là, je pars encore plus loin, tous mes sens vacillent, j'adore ça !!
Je me sens toute légère quand Lorex me reprenne. Encore et encore dans ce pas de deux d'être attrapée, encordée, entrainée, et glissée par terre à répétions.

Lors d'une pause, Nicolas Sensei attrape une de ses modèles pour la suspendre. Il tourne autour de sa proie, avant de rajouter une corde sur une cheville, l'autre jambe… elle voyage loin, loin, je la vois dans ses yeux …

Envie, oui, envie !!
Et une si belle partage avec Lorex, une douce complicité avec Aloysse,  j'adorerai recommencer !


***
Voici un lien amical vers le site de Nicolas Sensei :

Friday, August 31, 2012

The bullshit artist

Maybe it was true at the time. I'd like to believe it was so, despite the manipulation I'd felt.
Or, simply just lies, his story falling apart when I read the very public announcement of his new "relationship" on a FB wall, her threats to "kill him if he cheats", his claim to enter a golden cage (of chastity???), his romanticizing of their first rendez-vous although at the time we were together as a couple... his actions totally contradicting what he told me of his inevitable desire for "elsewhere", to seduce or not to seduce, of his non exclusive nature, etc etc.
Such bullshit either way. Recognize the game.

***
Maybe he should thank me for pushing him away so violently, even though it broke my heart, or at least apologize directly to me.





Le baratineur

Peut-être c'était vrai sur le moment. J'aimerais le croire, malgré la manipulation que j'avais ressenti.
Ou,tout simplement des mensonges, son discours qui tombe en miettes quand je lis l'annonce très publique de sa nouvelle « relation » sur le mur de FB, elle qui le menace de « l'assassiner s'il la trompe », son affirmation à lui de se mettre dans une cage dorée (de chasteté ? ?), sa romantisme de leur premier rendez-vous bien que nous soyons ensemble en tant que couple à l'époque… ses actions contredisant totalement ce qu'il m'a dit de son désir inévitable « d'ailleurs », de séduire ou de ne pas séduire, de sa nature non-exclusive, etc. etc.
De la foutaise dans un sens ou dans l'autre. Reconnaitre le jeu.

***
Peut-être devrait-il me remercier de l'avoir renvoyé si violemment, malgré que cela m'a brisé le coeur, ou au moins me demander pardon directement.


http://princessex.blogspot.com/2012/07/ailleurs-grass-is-always-greener-vf.html 

Saturday, August 18, 2012

L'oeil de Natou


Ça fait longtemps, des années, qu'elle lutte contre son cancer : d'abord le sein, ensuite l'épaule, et puis... le cerveau.
Ça fait plusieurs mois qu'elle est à la clinique. Je l'ai appelé pour son anniversaire, mais elle ne souhaitait pas que je passe la voir ce jour là - je comprends, je la respecte.

Quelques jours plus tard, lors d'un petit dîner estival improvisé entre amis dans le jardin, son mari nous annonce que Natou ne va plus survivre encore longtemps, c'est la fin de sa vie. C'est incompréhensible pour nous que sa mère soit parti loin en vacances avec leur fils. Son mari se sent seul; nous décidons alors d'assurer une sorte de permanence pendant cette semaine du 15 août si vide, si chaude.

Le dimanche, je l'accompagne avec quelques amis. Natou est entubée, dosée à la morphine, elle ne parle presque plus, elle ne bouge que ses jambes, ses bras, sa tête. Elle communique avec ses yeux.
Je lui offre une petite éventail japonaise bleue avec une dessin d'une jolie vague. Elle l'agrippe dans sa main pendant des heures.
Je m'assois à ses côtés et je lui tien l'autre main, pendant qu'une copine lui masse les pieds avec une crème douce et parfumé.  Son mari lui a fait une coquetterie : ses ongles de pied sont rouges, si jolis et si incongrus sur son lit d'hôpital, des bas de contention blancs sur ses jambes, la chemise bleue en papier synthétique jetable.

Elle me capte le regard quand je passe au pied de son lit.
"Je t'aime, Natou", je lui dit doucement. Et elle me répond, "Je t'aime aussi".
Je lui fais un bisou sur son front, elle m'embrasse sur ma joue. Je m'assois de nouveau, je prends sa main, et mes larmes coulent, je suis bouleversée.
L'amour, elle ne croit que dans l'amour, elle n'a pas d'autre croyance.

***
J'y retourne le jeudi après-midi, seule.
Elle m'a l'air encore plus abattu, il fait chaud - une linge humide est posée sur son front, couvrant un œil, sa tête est penchée sur son épaule.

Je m'assois à ses côtés, en lui tenant les mains.
Je sais qu'elle ne parle plus. Sa jambe tremble, ainsi qu'un muscle vers sa bouche, qui lui fait un petit rictus involontaire.

Je guette le moment de conscience entre ses somnolences.
Une vague de douleur la réveille; elle me serre les mains très fort. Je lui chuchote qui ça va passer, j'essaie de l'envoyer de la force.

Le temps passe, elle part, elle revient, j'écoute le bruit de la ventilateur.
Soudain, son oeil me regarde, elle me voit.
Je bredouille quelques phrases sur notre amitié, des jolis moments que nous avons partagés, toutes les fois que nous avons dansé ensemble dans les fêtes.... et je fond en larmes. C'est elle qui me donne de la force maintenant, je suis désolée de pleurer devant elle, en lui tenant les mains, à son chevet.
Mon regard est flou à travers mes larmes qui coulent encore sur mes joues, mais je ne lâche pas son regard à elle, son œil qui me fixe aussi.

Aucune certitude. Que dire ? Mes idées, ma vision de la mort : la tunnel blanche, l'énergie de l'âme qui se libère, qui se transforme... C'est sa mort à elle, d'après tout, pas la mienne.
Je suis juste là, avec elle, je respire avec elle, pour l'accompagner pendant ces quelques heures.

Elle a couvert ses yeux avec le linge, elle est fatiguée, elle veut dormir. Je m'éclipse sans lui dire au revoir: je ne suis pas sûre que je reviendrai, pour qu'elle ne voit plus mes larmes. L'amour, l'amitié, c'est l'essentiel.

photo © SpyPrincesse 2012

The eye of Natou



It's been a long time, years, that she's been fighting her cancer: first, her breast, then her shoulder, and then… her brain.
She's been in a private clinic for several months. I called her on her birthday, but she didn't want me to come see her that day — I understand, I respect her.

A few days later, during a last-minute summer dinner in the garden with friends, her husband tells us that Natou will not survive much longer, her  life is ending. We can't believe that her mother went on vacation anyway with their son, so far away. Her husband feels abandoned; we decide to take turns staying with her during this week of August 15, that's so empty, so hot.

Sunday, I go with him, along with some other friends. Natou is hooked up on IV, doped up on morphine, she hardly speaks, she only moves her legs, her arms, her head. She communicates with her eyes.
I give her a small blue Japanese fan decorated with a pretty drawing of a wave. She clutches it in her hand for hours.
I sit by her side, and holding her other hand, while another friend massages her feet with a scented cream. Her husband had painted her toenails a lacquered red, so pretty and so incongruous on this hospital bed, the white stockings on her legs, the blue blouse made of disposable synthetic paper.

She catches my eye as I walk by the foot of her bed.
“I love you, Natou," I gently tell her. And she replies, “I love you too”.
I kiss her forehead, she kisses my cheek. I sit down again, I take her hand, and my tears flow, I'm overcome with emotion.
Love, she only believes in love, she doesn't believe in anything else.

***
I return by myself on Thursday afternoon.
She seems weaker, it's hot — a damp cloth is placed on her forehead, covering an eye, her head leans on her shoulder.

I sit by her side, holding her hands in mine.
I know that she can no longer speak. Her leg trembles, as well as a muscle near her mouth, making a small involuntary grin.

I watch for a moment of consciousness, in between her somnolence.
A wave of pain awakens her; she squeezes my hands so tightly. I whisper that will pass, I try to give her some strength.

Time passes, she drifts, she returns, I listen to the noise made by the fan.
Suddenly, her eye looks at me, she sees me.
I mumble some words about our friendship, of the wonderful times that we shared, all the times we danced together at parties…. and I dissolve into tears. She gives me strength now, I didn't mean to cry in front of her, holding her hands, at her bedside.
My vision is blurred by my tears which still run down my cheeks, but I don't look away, I look into her one eye which holds mine.

No convictions. What can I say? My ideas, my vision of death: the white tunnel, the energy of the soul freed, transformed… It's her death, after all, not mine.
I am just there, simply being with her, breathing with her, to stay with her during these few hours.

She covers her eyes with the cloth, she's tired, she wants to sleep. I disappear without saying goodbye: I'm not sure that I'll return, so that she won't see my tears again. This love, our friendship, is the essence.
 
photo © SpyPrincesse 2012

Wednesday, August 15, 2012

The most dangerous plaything




The true man wants two things: danger and play.
For that reason he wants woman, as the most dangerous plaything.
Nietzsche

photo © DR

Wednesday, August 01, 2012

L'espionne / Guillaume Apollinaire

Pâle espionne de l'Amour
Ma mémoire à peine fidèle
N'eut pour observer cette belle
Forteresse qu'une heure un jour


Tu te déguises
À ta guise
Mémoire espionne du coeur
Tu ne retrouves plus l'exquise
Ruse et le coeur seul est vainqueur


Mais la vois-tu cette mémoire
Les yeux bandés prête à mourir
Elle affirme qu'on peut l'en croire
Mon coeur vaincra sans coup férir


/////

Love !

Tuesday, July 31, 2012

In un'altra vita

Barbells



Today, his rings were replaced with barbells, as the piercings had healed enough.
His rings, a sign of my submission, in my flesh 24/7, a little slave girl now free of her commitment (too bad we didn't have time to really play with them). Should I send his rings back to him ?

So barbells it is, more discreet under a bathing suit when I'll be in California.
And in October, when I return, I will put new rings in again, smaller, but stretching the thickness to 3,2.

photo © SpyPrincesse 2012


Barbells (VF)


Aujourd'hui, ses anneaux ont été remplacés avec des barbells, comme les cicatrisations sont suffisamment guéries.
Ses anneaux, un signe de ma soumission, en ma chair 24/7, une petite esclave libérée désormais de son engagement (c'est dommage que nous n'avons pas eu le temps pour vraiment jouer avec). Dois-je lui renvoyer ses anneaux ?
Les barbells alors, plus discrets sous mon maillot de bain quand je serai en Californie.
Et au retour en octobre, je remettrai des anneaux de nouveau, plus petit, mais étirant l'épaisseur à 3.2.

photo © SpyPrincesse 2012

Virtuality / Animality

D'Ange appeared at just the right time in my life : he unlocked my femininity, he impulsed a new energy into my body, breathing into it, sculpting it.
I received his energy, allowing it to create a new me, so vulnerable, allowing my feelings hidden deep inside to shine out.
Falling in love... his actions matching his words for a while, and I would answer "yes".


I was negotiating out of my job, so I was more available. We constantly texted, about everything, from flirtatious erotic banter to daily life details.
This helped maintain the illusion of a relationship with someone I saw at best 12 hours per week, sometimes not even that.
But is virtuality a real connection in the long run ?
In the end, when trust was broken, I felt like I didn't know who he was, really.


But these things I know are true : our BDSexM, our animality, the fuckage & fouettage, all the unspoken ways were were together.
The feel of his breath or his lips on the nape of my neck, his fingers in my pussy, pumping my Gspot to make me squirt, his body against mine, his arms around my waist... the way he fucked me, the way he whipped me, how his tongue licked my clit or my ass, his cock in my mouth, his mouth or fingers pulling the rings in my tits... the way he slept, my head on his shoulder, the way he snored, how he moved half-asleep in the middle of the night to go pee... how he bit me, how he possessed me... his desire, the osmosis ... because of this connection, this fusion... because of this animality of the masculine & the feminine, our pheromones.

That's the problem. I can't divide my heart, and sometimes I give it too easily. I miss the way we were together, but love has no future once it becomes suffering.
The next big step for me is to create a stable love life. The right person will show up soon : he's just on the horizon.




Virtualité / Animalité VF



D'Ange est tombé à pic dans ma vie : il a enlevé le cadenas que j'avais placé sur ma féminité, il a impulsé une nouvelle énergie dans mon corps, inspirant un nouvel souffle, ainsi sculptant mon corps . 
Je recevais son énergie, je le permettais de créer un nouvel moi, si vulnérable, et mes sentiments si enfouies ressortaient. 
Tomber amoureux… ses actions suivaient ses mots pendant un temps, et je lui répondais « oui ».

J'étais en train de négocier mon départ à mon travail, donc j'étais très disponible. Nous nous écrivions des textes en permanence, sur n'importe quoi, de l'érotisme lascive jusqu'aux petits détails de nos vies quotidiennes.

Cela maintenait l'illusion d'une relation avec quelqu'un que je voyais au mieux 12 heures par semaine, parfois moins.

Mais la virtualité crée-t-elle un vrai lien finalement ?

En fin de compte, quand la confiance implosait, je ne savais pas qui il était, vraiment.

Mais ces choses là,  je sais qu'elles sont vraies : notre BDSexM, notre animalité, le fuckage et le fouettage, comment nous étions ensemble, sans les mots.

La sensation de son souffle ou de ses lèvres sur ma nuque, ses doigts dans ma chatte, qui pistonnaient mon Gspot pour m'inciter à gicler,  son corps contre le mien, ses bras autour de ma taille… comment il m'a baisé, la manière qu'il m'a fouetté, comment sa langue léchait mon clito ou mon cul, sa bite dans ma bouche, sa bouche ou ses doigts tirant sur les anneaux… la façon qu'il dormait, ma tête sur son épaule, la manière qu'il ronflait, comment il bougeait encore à moitié-endormi au milieu de la nuit pour aller pisser… comment il m'a mordue, la manière qu'il m'a possédée… son désire, l'osmose… ce lien entre nous, cette fusion… notre animalité au masculin/féminin, nos phéromones.


Voici le problème. Je ne peux pas diviser mon coeur, et parfois je le donne trop facilement. Le nous que nous étions ensemble me manque, mais l'amour n'a pas de l'avenir quand il y a de la souffrance.

La prochaine grande étape pour moi sera de stabiliser ma vie amoureuse. La bonne personne viendra bientôt : il est juste sur l'horizon.

photo : DR




Tuesday, July 24, 2012

Cache-cash

Anger & tears, a series of slaps in the face... Mercury is retrograde, but give me a break !
Looking at my anger, a good part of it stems from the play of hide & seek on Facebook. Yes, all the new privacy tools allow for very specific treatment of each post and who can see it.
That's when some manipulative fun can start for some people who have less than scrupulous intentions.
So realizing, discovering, and being told that my D/ lover purposefully restricted what I could see or read of his many flirtations, made me very angry & sad, on top of all the rest that I found out. Total meltdown of trust.

**
Love bandit
thief of my heart
let's play hide & seek.
I'll be your pussy
blindfolded
under the sheets
while you flirt
with every woman
under the sun.
That's so much fun !

**
My page has become a fortress. Thunder's rolling / heads are rolling... blocking access from his many pages, his different pseudos, plus a few other people who came under fire. What fun !

**
I'm a veteran of early social media, joining love@lycos in 2003, so I shouldn't really have been surprised. It's a trust issue.
Our pages also had walls, and I often read them like novels, going invisible, ghosting, my voyeurism & curiosity sated in this delicious way, the lives of unknown people, some to become known as I got over my shyness, some to become lovers. Then the fun begins : jealousy, some women crowing over "my" lover who I was so discreet about (Monsieur Os, amongst others).
It drove me crazy, and I was quite worn out with it when Lycos finally shut down.

It's been written in the press that one's personality surfaces in social networks.
So the men with big cocks or other erotic talents draw women to them like bees to honey. And most of them are married.

D'Ange has it all, a charming manipulative pathos. Yep ! And I fell for it.
Let me put my mask on again. Let's play hide & seek... I'll be undercover, as usual.



Cache-cash (VF)

La colère et des larmes, une série de claques… Mercure est rétrograde, mais laisse-moi respirer un peu!
Je réfléchis à ma colère et je vois qu'une bonne partie vient du jeu de cache-cache sur Facebook. Oui, tous ces nouveaux outils de paramétrages de confidentialité permettent un traitement très spécifique pour chaque poste et qui peut le voir.
Du coup, une manipulation maligne se met en place pour certains qui ont des intentions moins que scrupuleuses.
Petit à petit je me suis rendu compte, je le découvrais, et des amis m'ont informé que mon D/adoré limitait exprès ce que je pouvais voir ou lire de ses flirts nombreux, ce qui m'a mis en colère et ce qui m'a attristé, en plus des autres choses que j'avais déjà découvert. L'implosion totale de confiance.

**
Bandit d'amour
voleur de mon coeur
jouons à cache-cache.
Je serai ta /shatte
les yeux bandés
sous les draps
tandis que tu flirts
avec toutes les femmes
sous le soleil.
C'est tellement amusant !

**
Ma page est devenu une forteresse. Roulements du tonnerre / des têtes qui roulent… je bloque l'accès de ses nombreuses pages, ses différents pseudos, et aussi quelques autres personnes qui se trouvaient dans la ligne de mir. Que c'est drôle !

**
Je suis une vétéran des premières réseaux sociaux, sur love@lycos en 2003, donc je ne devrais pas vraiment être étonnée. C'est une question de confiance.
Nos pages avaient également des murs, et je les lisais souvent comme des romans, je me mettais en invisible, en ghost, mon voyeurisme et ma curiosité assouvis de cette manière délicieuse, les vies des personnes inconnues, certains que j'ai rencontré quand j'ai dépassé ma timidité, certains qui sont devenu des amants. Et ensuite on s'éclate: la jalousie, certaines femmes qui s'extasiaient sur « mon » amant, alors que j'étais si discrète (Monsieur Os, entre autres).
Ça me rendait dingue, et cela m'a bien épuisée jusqu'à ce que Lycos s'est enfin éteint.

On a beaucoup parlé dans la presse du fait que la personnalité de chacun ressort dans les réseaux sociaux.
Ainsi les hommes avec des grosses bites ou d'autres talents érotiques attirent des femmes comme des abeilles au miel. Et la plupart d'entre eux sont mariés.

D'Ange est tout cela, un charmant manipulateur du pathos. Yep ! Et je me suis laissée séduire.
Laisses-moi remettre mon masque. Jouons à cache-cache … Je serai sous le radar, comme d'habitude.