Sunday, November 21, 2010

Dix Aiguilles




Je suis complètement phobique avec les aiguilles — je le suis depuis toujours. Les voir, ou même d'y penser me fait mal au cœur, une faiblesse aux genoux. Au cinéma, chaque fois qu'il y a une aiguille, en particulier sur un gros plan de l'aiguille qui perce la peau en recherche d'une veine, je me couvre les yeux, je ne peux pas regarder.
Toi, tu es fascinée par le médicale avec ses instruments : aiguilles, scalpels, etc. Tu me demandes à surmonter mes peurs, à dépasser ma phobie, au moins le temps d'une séance ensemble.
Tu me permets de porter mon bandeau, et tu me poses des questions pour évaluer mes émotions.
Le décor est planté avec une lumière intense, un drap de vinyle noir au sol, ma tête sur un oreiller. Nue & vulnérable, confiante. Ouverture à l'inconnu. Après avoir désinfectée ma peau, tes doigts vont doucement à la recherche de ma peau, tâtonnant le bon endroit pour placer la première aiguille.
Je la sens me percer la peau, mais après la douleur initiale de l'entrée, elle ne fait pas mal. Je dois avouer que j'ai déjà ressenti des douleurs plus fortes,  c'est plus l'idée que le fait, le psychologique sur le physique.
"Normalement, tu devras sentir / entendre un craquement", tu me dis.
"Un craquement n'est pas exactement comment je le décrirai ", je réponds. Mais il est trop tôt pour trouver les mots.

Lorsque tu insères les autres, je peux sentir ton excitation, l'accélération de ta respiration. Tu vérifies avec moi de temps à l'autre temps pour t'assurer que je vais bien.
Je ne bouge pas. Mais l'intérieur de mon masque, mes yeux commencent à voir des images, tout comme dans la méditation. La lumière bleue, un couloir sombre avec une portail, un troisième œil jaune qui me regarde de loin. Mes émotions me font reculer à chaque nouvelle aiguille :  tension, un peu mal au cœur... puis je contrôle cette émotion en me relaxant, en utilisant certaines techniques de la méditation et de la respiration.
Visions de l'acupuncture, la vision de ces aiguilles dans ma chair par ta main, je me sens épinglée.
Je rentres et je sors de mon corps, ramenée par ta voix, ou par une autre aiguille.
Lentement, ils commencent à rayonner une douleur subtile que je ne peux pas encore décrire.
Sur chaque poitrine tu en perces un plus lentement, me faisant gémir. Plus tard, tu me dis que ce sont les plus sadiques de tes aiguilles, celles qui prennent leur temps.

"Tu as dix aiguilles dans les seins", tu m'annonces, et nous les laissons rayonner leur douleur subtile.
T'as pris des photos à différents étapes, et maintenant tu photographies ton œuvre.
Je commence à me demander comment se sentiront les aiguilles au moment d'être extraites. "C'est une sensation toute à fait particuliere", tu me dis.
Une par une, tu les retires en douceur, certaines un peu plus lentement.
La sensation de l'absence du métal dans ma chair, presque plus intense que la pénétration. Ressentir la douleur subtile de cette sensation.
Des courants d'air froide qui s'étendent sur le sol me font frissonner.
Tu essuies les quelques gouttes de sang avec une compresse stérile, puis tu désinfectes mes seins.
J'enlève mon masque, pour revenir en pleine lumière, revenant de très loin, de retour dans ta réalité.
Tu es complètement radieuse!

Je me réchauffe dans mon sweat-shirt, je reviens de mes émotions de mes premières aiguilles.
Nous parlons des facteurs psychologiques et l'intellectuelles de ces sessions médicales, et ta passion pour elles. Ensuite, les instruments auraient été utilisés, mais ça sera progressivement pour une autre fois.
J'aurais cru que je me sentirais mal au cœur en regardant les photos, mais j'ai été frappé par leur beauté crue. Leurs bouts en plastique aigue-marine, ta couleur préférée, comme des bijoux.
Je te remercie, ma Charlotte, pour cette nouvelle expérience que je vais sûrement y prendre goût dans tes mains!

/// as Lady Labyrinth / 05 VF
photo © Miss Charlotte

Ten needles



I'm positively phobic about needles - always have been. To see one, or even to think about it makes me queasy, weak in the knees. At movies, whenever there's a needle, especially a close-up of the needle piercing the skin into a vein, I cover me eyes, I can't look.
You're fascinated with medical instruments : needles, scalpels etc. You ask me to overcome my fears, to overcome my phobia, at least the time of a session together.
You allow me to wear my blindfold, and you check in with me to gauge my emotions.
The scene is set with bright light, a black vinyl sheet on the floor, my head on a pillow. Naked & vulnerable, trusting. Opening to the unknown.
After disinfecting my skin, your fingers gently search my skin, feeling for the spot to place the first needle.
I feel it piercing my skin, but after the initial pain of entry, it doesn't hurt. I must admit that I've felt greater pain, and that it's the idea more than the fact, psychological over the physical.
"Normally, you should feel/hear a crackle", you tell me.
"A crackle isn't exactly how I would describe it", I reply. But it's too soon to find the words. "
As you place the others, I can feel your excitement, the quickening of your breath. You check in on me from time to time to make sure I'm ok.
I don't move. But inside my mask, my eyes begin to see images, just like in meditation. Blue light, a dark corridor with a door frame, a yellow third eye watching from a far. Emotionally, I cringe with each new needle, tensing, slightly queasy... then controlling this emotion by relaxing, using some meditation and breath techniques.
Visions of acupuncture, the vision of these needles in my flesh by your hand, feeling pinned.
I flow in and out of my body, brought back by your voice, or by another needle.
Slowly they begin to radiate a subtle pain that I can't yet describe.
On each breast you pierce one more slowly, making me moan. Later you tell me that these were the most sadistic of your needles, the ones that take their time.

"You have ten needles in your breasts", you annonce, and we let them radiate their subtle pain.
You've taken photos at different stages, and now you photograph your work.
I'm beginning to wonder how it will feel as the needles are extracted. "C'est une sensation toute a fait particuliere", you tell me.
One by one you gently withdraw them, some more slowly.
The sensation of the absence of the metal in my flesh, almost more intense than the penetration. Feeling the subtle pain of this sensation.
Cold drafts of air moving over the floor make me shiver.
You wipe the few drops of blood with a sterile compress, then disinfect my breasts.
I remove my mask, coming back into the bright light, coming back from very far away, back into your reality.
You're positively radiant !

I warm up in my sweat-shirt, adjusting emotionally to my first needles.
We speak of the psychological and intellectual factors of these medical sessions, and your love of them. Next would have been the instruments, but that will progressively be another time.
I thought I would feel queasy looking at the photos, but I was struck by their stark beauty. Their plastic ends a light aqua-marine, your favorite color, like jewels.
Thank you, my Charlotte, for this new experience that I will surely come to love in your hands !


/// as Lady Labyrinth / 05
photo © Miss Charlotte

Thursday, November 18, 2010

L'extase jubilatoire / Jubilant ecstasy

Étonnée, épatée, éblouie, épanouie.
Épurée, érotisée. 
L'extase jublilitoire.

***
Surprising, stunning, scintillating, so blooming.
Streamlined, sensualized.
Jubilant ecstasy.



/// as Lady Labyrinth / 04


Friday, November 12, 2010

Simply, she was there / Elle était toute simplement


I don't remember the exact time I first saw Miss Charlotte — simply, she was there. I could see by the consideration around her that she had been "adopted" into the group.
I must have been in Zurich when she first came to the Goûters, as I was in a D/s relationship with a Swiss Dom at the time.
The second time I remember was a year ago. She sat on a stool next to me & I saw the Serpent in her hands. She was visibly moved by the whip in her lap. "It's a gift", she said.

Charlotte bondaged by Nawa-san, in preparation for the Cosy Party. Her hair floating down as she abandoned herself to the ropes, floating horizontal.
Charlotte made up by E27, with false eyelashes.
Charlotte at the Cosy Party, bound to a lovely young woman, their tattoos harmonizing.
Charlotte in her long Vietnamese robes, Domina.
Charlotte outraged when disrespected, especially by groping hands in the stairwell.
Charlotte's writings on the Forum, precise and exact.

During the time I was in that Swiss relationship, I was allowed to "play" one time per Goûters, with my different friends. Amicable, punctual pleasures.
With Miss Charlotte, it was different. From the start, my one desire was that she express herself as fully as possible.
When my Swiss relationship ended, our sessions crystallized, simply becoming something. I offered myself as a white canvas for her expression, and as time passed, accepted her possession.
My Samourai- Geisha, how you have blossomed in one year, taking me with you !

***

Je ne me souviens pas du moment précis quand j'ai vu Miss Charlotte — elle était toute simplement là. Je pouvais voir par la considération qui l'entourait qu'elle avait été «adopté» dans le groupe.
Je devais être à Zurich lors de sa première venue aux Goûters, comme j'étais dans une relation D/s avec un Dom suisse à l'époque.
La deuxième fois, je me souviens, il y a un an. Elle était assise sur un tabouret à côté de moi et j'ai vu le Serpent dans ses mains. Elle était visiblement émue par le fouet sur ses genoux. "C'est un cadeau», dit-elle.

Charlotte bondagée par Nawa-san, en préparation pour la Cosy Party. Ses cheveux flottaient, tandis qu'elle s'abandonnait aux cordes, flottant à l'horizontale.
Charlotte maquillée par E27, avec des faux cils.
Charlotte à la Cosy Party, encordée à une belle jeune femme, leurs tatouages en harmonie.
Charlotte dans ses longues robes vietnamiennes, Domina .
Charlotte scandalisée quand on lui manque du respect, en particulier les mains baladeuses dans la cage d'escalier.
Les écrits de Charlotte sur le Forum, précises et exactes.

Pendant que j'étais dans cette relation avec le Suisse, j'étais autorisée à "jouer" une fois par Goûters, avec mes amis différents . À l'amiable, des plaisirs ponctuels.
Avec Miss Charlotte, c'était différent. Dès le début, mon seul désir était qu'elle s'exprime aussi complètement que possible. Lorsque ma relation suisse a terminé, nos séances se sont cristallisées, simplement devenant quelque chose. Je me suis offerte comme une toile blanche pour son expression, et avec le temps, j'ai accepté sa possession.
Ma Samourai-Geisha, comment tu t'es épanouie cette année, m'emmenant avec toi !


/// as Lady Labyrinth / 03

Thursday, November 11, 2010

Le collier de Miss Charlotte



Le 29 octobre aux Goûters: Miss Charlotte était debout près du bar quand je suis arrivée, faisant mon chemin à travers la foule, saluant mes amis en passant. J'ai vu son sourire lumineux dans la pénombre, et rapidement je suis allée à côté d'elle.
Tandis que nous échangions quelques mots, tout à coup elle a prononcé ces mots: nous devions me prendre un collier et une bague d'O. Gloups ! L'impact et la signification de ces simples mots m'a fait avaler le morceau de gâteau que je venais de mettre dans ma bouche ! Émue, je l'ai embrassé. Elle seule a su m'offrir cela ! Et c'est venu si naturellement, mais aussi comme une surprise.

Le lendemain je suis allée en repérage. D'abord chez Le Marquis, qui avait crée le collier de Nawa-san. Un homme charmant et créatif, il m'a montré certaines de ses colliers, et puis il m'a dit qu'il pouvait en faire une sur mesure. Des grandes feuilles d'inox étaient posés contre le mur.
Ensuite, chez Demonia, où des colliers standards étaient présentés avec colliers de luxe coûteux. J'ai raconté tout cela à Miss Charlotte.

Et puis une idée m'est venue à l'esprit.
Je suis très attirée par les colliers de chien, mais il n'était pas approprié d'en acheter un autre après avoir mis mon collier vintage dans le placard pour de bon. Mais pourquoi ne pas faire un collier inspiré par celui-ci ?
J'ai trouvé une forme, un collier de lévrier, sur le site d'un designer italien de colliers de luxe pour chiens. Je l'ai envoyée à Miss Charlotte, en le proposant comme une source d'inspiration, et elle l'a aimé aussi. Une co-création, nous avons échangé des idées au cours de la semaine avec rendez-vous pour aller chez Le Marquis, le samedi.
Toute la semaine, j'étais tellement excitée que je ne pouvais à peine dormir!

le 6 novembre: Elle est venue à mon appartement, nous avons vu les détails pour le collier. J'avais fait des photocopies à l'échelle pour l'utiliser comme modèle et pour que Le Marquis ait la forme exacte. Nous avons choisi la bonne hauteur, et a eu l'idée de mettre 2 cabochons aigue-marine de cristal Swarovski de chaque côté de l'anneau, mais cela s'est avéré irréalisable.
Sous la pluie, nous descendions la rue Doudeauville. Nous avons vu les détails avec Le Marquis, qui nous a dit: avez-vous une demi-heure à perdre ?
Nous étions pris par surprise, à bout de souffle, comme en quelque sorte nous n'avons pas pensé que nous aurions le collier en main aussi vite.
Nous avons pris un verre au bar du théâtre à côté.
Puis, le collier de Miss Charlotte était prêt, épuré et délicieusement interprété, brillant. Personnalisé et unique, mais dans la même famille.
J'ai eu à peine le temps de l'admirer quand les mains Miss Charlotte le fixaient autour de mon cou, le métal froid et serré.

Possédée entièrement par Elle.
Rayonnante dans son sourire quand nous sommes retournés sous la pluie. La fierté de porter son collier, de voir la lueur dans ses yeux lorsqu'elle me regardait.
Faire encore du shopping, en public comme sa soumise. Le bonheur ensemble, le vrai début de la possession de mon âme, la soumission de mon coeur.

Merci, ma Charlotte!


/// as Lady Labyrinth / 02 VF



Miss Charlotte's collar




October 29 aux Goûters: Miss Charlotte was standing by the bar as I arrived, making my way thru the crowd, greeting my friends as I passed. I saw her luminous smile in the shadows, and quickly went to her side. As we chatted, suddenly she spoke these words : that we were to get a collar and a bague d'Ô. Gulp ! The impact and meaning of these simple words caused me to swallow the piece of cake I had just put in my mouth !
Moved, I then gave her a big hug that lingered. Only she had ever offered this to me ! And it came so naturally, and also as a surprise.


The next day I went on repérage. First to Le Marquis, who had made Nawa-san's collar. A charming and creative man, he showed me some of his collars, and then told me that he could make one to order as we liked. Large sheets of stainless steel leaned upon the wall.
Next, to Demonia, where standard collars were displayed with a few very expensive luxury items. I reported all this to Miss Charlotte.


And then an idea came to mind.
I'm very attracted to dog collars, but it was not appropriate to buy another one after putting my vintage collar on the shelf for good. But why not make a collar inspired by one ?
I found a shape, a greyhound collar, on the site of an Italian designer of luxury dog collars. I sent it to Miss Charlotte, proposing this as a source of inspiration, and she was pleased with it too. A co-creation, we exchanged ideas during the week with plans to go to Le Marquis on Saturday.
All week, I was so excited I could hardly sleep !


November 6 : She came to my flat, we discussed details for the collar. I had made photocopies to size of the collar to use as a model so Le Marquis would have the exact shape. We picked the right height, and discussed putting 2 aquamarine Swarovski crystal cabochons on each side of the ring, but this turned out to be unfeasible.
We took off in the rain, down the rue Doudeauville. We discussed the details with Le Marquis, who then said : do you have half an hour to kill ?
We were taken by surprise, breathless, as somehow we didn't think we would have it right away !
We had a drink at the Theatre bar next door.
Then, Miss Charlotte's collar was ready, streamlined and exquisitely interpreted, shining. Personalized and unique, but in the same family.
I hardly had time to admire it when Miss Charlotte's hands were fitting it around my neck, the metal cool and tight.


Possessed completely by Her.
Radiating in her smile as we walked back in the rain. Feeling proud to wear her collar, seeing the glow in her eyes as she looked at me.
Doing some other shopping, out in public as her soumise. Happiness together, the true beginning of my soul's possession, my heart's submission.


Thank you, my Charlotte !


/// as Lady Labyrinth / 02 VO



Saturday, November 06, 2010

The last goodbye for princesse.x / L'ultime adieu de princesse.x



Shedding the skin of Princesse X like a snake... for the snake. Abandoning the ideal of a BDSM couple, separating my submission from my potential love life.

This vintage dog-collar that I wore as an accessory, a symbol of desire, belonging to no one but myself, this collar with its strass is now put away in the closet.
My nicknames Princesse Blingbling et Spy Princess are now encapsulated in a bubble from the past.

Cutting my hair, lightening my head, renewal in the present, ready for this future.

Taking the name of Lady Labyrinth that Miss Charlotte has given me along with her collar.

The story continues here :


Lady Labyrinth

***

Princesse X perd sa peau comme un serpent ... pour le serpent. L'abandon de l'idéal d'un couple BDSM, séparant ma soumission de ma vie amoureuse potentielle.

Ce collier de chien vintage que je portais comme un accessoire, un symbole du désir, n'appartenant à personne, juste moi-même, ce collier avec son strass est maintenant mis de côté dans le placard.
Mes petits noms Princesse Blingbling et Spy Princess sont maintenant encapsulées dans une bulle du passé.

Couper mes cheveux, alléger ma tête, dans le renaissance du présent, prête pour cet avenir.

Prenant le nom de Lady Labyrinth que Mlle Charlotte m'a donné avec son collier.

Histoire à suivre ici:
Lady Labyrinth


Friday, November 05, 2010

Five years later / Cinq ans après


Princesse.x came to life in October 2003, on love@lycos.fr, in search of a big dick.
Her blog began in August 2005, on the edge of her relationship with Monsieur Os, the first beginnings of submission with a married man. Despite their almost daily erotic correspondence, the voice on the blog remained hushed, only hinting. Fantasies mixed with real events, scrambling my desires, hidden.
Slowly these dark pages became a necessity, a dark void in which to confess, exteriorizing my pain. Not all pain though — also revelations, and attempts to put words on the new sensations as I followed my path of BDSM, finding my voice, my expression.

***

Princesse.x a vu le jour en Octobre 2003, sur love@lycos.fr, à la recherche d'une grosse bite.
Son blog a commencé en août 2005, sur le précipice de sa relation avec Monsieur Os, les premiers débuts de la soumission avec un homme marié . En dépit de leur correspondance érotique quasi quotidienne, la voix sur le blog était feutrée, faisant des allusions. Fantasmes mélangés avec des événements réels, le brouillage de mes désirs, cachés. Lentement, ces pages noires se sont devenues une nécessité, un trou noir dans lequel se confesser, extérioriser ma douleur. Pas que de la douleur — aussi des révélations, et des tentatives de mettre des mots sur les sensations nouvelles lorsque je poursuivais mon chemin de BDSM, à trouver ma voix, mon expression.

Monday, November 01, 2010

Three years after / Trois ans plus tard

Halloween 2010 © RicArt- C&C

Seeking exaltation

Three years later, change has come.
Observing, experimenting, waiting, listening, crying, laughing... so many passages, so much emotion !
A sudden crystallization with Miss Charlotte, the true beginning of my soul's possession, my heart's submission.

Three years of true friendship with El Commandant Felipe. No longer feeling regret, only the joy of his presence.
Three years of evolution in the Goûters, with my family, each one following their path : Pascal, Mlle Ôda, nawa-san, E27, Solene, Pozer-Lili, Marie.  With my friends : Julien, Alice, Elisa, Madame Rêve, & Choupinette, Jacques, Marie-Gabrielle, Franck & Clara, Maître Chrome & Opus, Michel Martinets & Alexandra, Daniel & Patricia, Marcel & Annie, Jade & Julien.

Long live Les Goûters !

***
À la recherche de l'exaltation
 
Trois ans plus tard, le changement vient. Les observations, l'expérimentation, l'attente, des larmes, des rires ... si de nombreux passages, tant d'émotion!
Une cristallisation soudaine avec Miss Charlotte, le vrai début de la possession de mon âme, la soumission de mon coeur.

Trois ans de véritable amitié avec El Commandant Felipe. Plus de regret, juste la joie de sa présence.
Trois années d'évolution dans le Goûters, avec ma famille, chacun suivant leur chemin: Pascal, Mlle Ôda, nawa-san, E27, Solene, Pozer-Lili, Marie.  Avec mes amis : Julien, Alice, Elisa, Madame Rêve, & Choupinette, Jacques, Marie-Gabrielle, Franck & Clara, Maître Chrome & Opus, Michel Martinets & Alexandra, Daniel & Patricia, Marcel & Annie, Jade & Julien.

Vive Les Goûters !

Sunday, October 24, 2010

Espira
- All Things Move Towards Their End -
122 cm x 153 cm. Acrylique sur toile, 2010

 

Sunday, October 10, 2010

J'aime la morsure

  La Morsure - JmBg (koenigsbier mix) by AndroPure



Cadavre exquis - jmBg system - J'aime la morsure 

by Betty Gini on Sunday, October 10, 2010 at 1:40pm

J'aime la morsure douce et amère, une orange en somme…
Et ça m'assomme toutes ces CRS qui escortent les cigarettes dentelées à la façon des demoiselles honorables des nobles tables.
Les fourches assassines et rougeoyantes.
Mais si loin que l'horizon s'avance sur les rivages de tes lèvres, ma fièvre… grandissante, tu n'y crois plus depuis longtemps
et le long des chemins traversés par les rives de nos nageoires caudales
côte à côte
qui font fi des rires des fées infidèles aux couleurs grises de mes synapses soumises...
Où les somnambules s'évaporent
puis retombent en pluie de marbre avant que les sphères de nos amours
plus que nos haines de laines longues
et élancées jusqu'aux courbes ondulantes sur les ondes lentes et lascives de ma salive déposée sur ton sexe offert à l'ambigüité de l'apollon dont je rêve de croquer le fruit défendu de tes lèvres encore chaudes sur le volcan de mon sexe succombant à l'impatience de tes coups de tête aux hématomes fantômes émouvant les elfes brunes.







Droits d'auteur enregistrés
CopyrightDepot.com sous le numéro 00048747-2
jmb02072010/0127

Sunday, September 26, 2010

Possessed // Possédée

Her first strike possesses me completely, Miss Charlotte is back !
Or should I say more correctly that I'm back from vacation.
The power, the pleasure of her Snake biting my flesh, and the joy to feel her presence again.
She is magnificent as she moves — the few visions I've seen in photos show that she dances like Shiva as her hand extends into the whip.
All the sensations of radiance as the fiery kisses take hold of me. Her sadism strikes precisely on the bruise on my upper left thigh, a mega-bruise that was totally black last week from a fall when I fainted on the bathroom tiles, a bruise that is now a shadowy pinkish grey, the flesh so tender. Intensity as she strikes repeatedly on that flesh. My leg moves to buffer the sting, but she comes back.
The trembling begins, shivering. Fire on one side, sweat on the other. Liquid breasts and abdomen, drops of shining sweat fall to the floor.
When she is done, she lightly comes behind me in a slight embrace.
Immense joy to be in her hands again, to feel the current between us, and the knowledge that this is just the beginning of our path.

***

Son premier coup me possède entièrement, Miss Charlotte est de retour !
Ou devrais-je dire plus exactement que je suis de retour de vacances.
La puissance, le plaisir de son Serpent qui mord ma chair, et la joie de sentir sa présence de nouveau.
Elle est magnifique quand elle bouge — les quelques visions que j'ai vu dans les photos montrent qu'elle danse comme Shiva lorsque sa main se prolonge dans le fouet.
Toutes les sensations irradient quand les baisers de feux me saisissent. Son sadisme se jet précisément sur le hématome en haut de à la cuisse gauche, un méga-bleu qui a été totalement noir la semaine dernière suite d'une chute lorsque je me suis évanouie sur le carrelage dans le salle de bains, une ecchymose qui est maintenant un gris sombre rosé, la chair si tendre. Intensité lorsqu'elle frappe à plusieurs reprises sur cette chair. Ma jambe s'écarte pour diffuser la douleur cinglante, mais le fouet revient.
La tremblement commence, frissons. Le feu sur un côté, la sueur sur l'autre. Liquides sont mes seins et mon abdomen, des gouttes luisantes de sueur tombent par terre.
Quand elle a fini, elle vient doucement derrière moi, dans une légère étreinte. Joie immense d'être à nouveau entre ses mains, de ressentir le courant entre nous, et de savoir que cette n'est que le début de notre chemin.


Thursday, August 19, 2010

Nuit intime

Words escape me when I think of that night when Miss Charlotte came to my flat before I left on vacation.
To listen to Ludovico Einaudi as she whipped me, clamps with weights on my tits hanging heavy, the light sound of the whip on the glass when it missed its mark, the pleasure of this voyage as always so delicious.
To offer myself to her impulses : the flame of the candle, the flow of the wax, the scratch of the neuro wheel.
To have her stay in the guest room, to share breakfast...
Hard to describe these feelings, just to keep them inside for now, in anticipation of what she next wants to do — which impulses & pleasures she will use to express her sadism.

****

Les mots m'échappent quand je pense à cette nuit quand Miss Charlotte est venue à mon appartement avant mon départ en vacances.
Écouter Ludovico Einaudi tandis qu'elle m'a fouetté, les pinces avec des poids lourds sur mes tétons, le bruit léger du fouet sur le verre quand il a raté son cible, le plaisir de ce voyage, comme toujours si délicieux.
M'offrir à ses pulsions :  la flamme de la bougie, l'écoulement de la cire, la griffe du rouleau à piques.
Qu'elle reste chez moi dans la chambre d'ami, partager le petit déjeuner ... Difficile à décrire ces sentiments, je les garde à l'intérieur pour l'instant, en anticipation de ce qu'elle veut faire ensuite — quelles pulsions & plaisirs va-t-elle utiliser pour exprimer son sadisme.


Sunday, August 15, 2010

The day my mother fell off of her pedestal

I have always loved to read — books have always been part of my life.

As a young child, I devoured them. At seven years old, I grasped for the bigger books, with grand paginations : the Wizard of Oz, bound in vintage style, with illustrations... I read it through, even if I didn't quite understand everything but the desire & the discovery were there.
Later I devoured biographies, a series of American profiles : Thomas Jefferson, Harriet Beecher Stowe... I would gather a pile from the local library, spend an afternoon curled up on the sofa, discovering life.
My mother loved that I loved to read. Besides, it kept me quiet.

One day my mother asked me : How would you like to read a book about a little girl who grows up ?
My eyes sparkled as I answered "yes !" My mother would show me her treasure, the beloved book that she'd read when she was a little girl just like me. A wondrous volume, an initiation ! I was delighted and impatient at the thought.
I kept asking her for the book. She said it hadn't arrived yet. I waited, imagining this wonderful thing.

One day she came into my room with the "book". It turned out to be a thin pamphlet by Kotex on menstruation, with pinkish anatomical drawings of the female reproductive system.

My mother fell off of her pedestal.
She would be of no use to me.
I can only imagine what might have happened if she had given me the book of my dreams.
She clearly knew nothing at all about me.




When she asked me if I had any questions, I said no. I had looked with disgust at the drawings, and didn't even open another book on reproduction that had stick figures.
I stayed in my ignorance, despite the sex education class at school.
I didn't understand how the seed got into the egg. A girl giggled " That's what they do in bed, silly !" Bed ? What's that got to do with it?

I was twelve years old when I got my period.  I bled for two days without telling anyone, ashamed. Finally the blood poured out when I was at my best friend's house. My mother came rushing over.
In the bathroom she handed me a thick Kotex napkin that was worn with a belt. Even more humiliating : how was I to pee ? Just pull it down.
Disgusting blood that smelled like hamburger. Yuck.

Curled up in the dark on my bed. My father peeked into the room "I hear you're a woman now." Embarrassment & betrayal :  why did she tell my Dad ?

In high school, I wasn't allowed to date, and boys were still curious creatures to me. I remained in my innocence, despite the sensuality of the poetry I was writing at the time, or the sleepless nights on a full moon with strange urges making me writhe like a cat.
I met my first true love at the end of high school. We were both virgins - somehow he thought I had experience. Finally, one afternoon we made love in my dorm room at college to Debussy or Ravel - something with a harp !
He was lying in the bed, and I lowered myself slowly onto his cock. The length of it penetrated me. And then, the joyful discovery of movement ! Somehow, I understood penetration, but had never fathomed that it would move in& out.
I couldn't get enough, we couldn't get enough & we spent 5 years exploring in every way.
I had no inhibitions, only my own sensual lust, as I had never talked about sex at home. Or with anyone really.

(written April 4, 2009)

Le jour où ma mère est tombée de son piédestal (VF)


J'ai toujours aimé lire, les livres ont toujours fait partie de ma vie.

Jeune enfant, je les ai dévoré. A sept ans, j'ai tenté des livres plus volumineux, avec des paginations conséquentes : le Magicien d'Oz, relié dans le style vintage, avec des illustrations ... Je l'ai lu, même si je n'avais pas tout compris , mais le désir et la découverte étaient là.
J'ai dévoré les biographies plus tard, une série de profils américaine: Thomas Jefferson, Harriet Beecher Stowe... Je rassemblais un tas de livres à la bibliothèque locale, et je passais un après-midi, calfeutrée sur le canapé, à la découverte de la vie.
Ma mère aimait que j'aimais lire. Comme ça, j'étais tranquille.

Un jour ma mère m'a demandé: Comment aimeras-tu lire un livre sur une petite fille qui grandit ? Mes yeux brillaient quand je lui ai répondu "oui !". Ma mère allait me montrer son trésor, le livre qu'elle avait aimé tant lire quand elle était une petite fille comme moi. Une volume merveilleuse, une initiation ! J'ai été très heureuse et impatiente à l'idée.
Je n'arrêtais pas à lui réclamer le livre. Elle m'a dit qu'il n'était pas encore arrivé. J'ai attendu, en imaginant cette chose merveilleuse.

Un jour, elle est entrée dans ma chambre avec le "livre". Il s'est avéré être un mince pamphlet par Kotex sur la menstruation, avec dessins anatomiques roses du système reproductif féminin.
Ma mère est tombée de son piédestal.
Elle serait d'aucune utilité pour moi.
Je ne peux qu'imaginer comment cela aurait été si elle m'avait offert le livre de mes rêves.
Elle ne savait rien du tout sur moi. 





Quand elle m'a demandé si j'avais une question, j'ai dit non. J'avais regardé avec dégoût ces dessins, et n'a même pas ouvert un autre livre sur la reproduction avec des dessins de trait de bonhommes.
Je suis restée dans mon ignorance, malgré les cours d'éducation sexuelle à l'école. Je ne comprenais pas comment la graine entrait dans l'œuf . Une jeune fille rigolait : "C'est ce qu'ils font au lit, idiote !" Au lit ? Qu'est-ce que cela a à voir avec ça?

J'avais douze ans quand j'ai eu mes règles. J'ai saigné pendant deux jours sans parler à quiconque, honteuse. Enfin, le sang débordait quand j'étais à la maison de ma meilleure amie. Ma mère est arrivée à toute vitesse.
Dans la salle de bain, elle me tendait une serviette Kotex épaisse qui devait se porter avec une ceinture. Encore plus humiliant : comment je vais faire pipi ? Il suffit de le tirer vers le bas.
Dégoûtant ce sang qui sentait l'hamburger. Beurk.
Dans le noir, blottie sur mon lit. Mon père entre à peine dans ma chambre : "J'ai entendu dire que tu es une femme maintenant." Embarras et trahison: pourquoi a-t-elle le dit à mon père ?

Au lycée, je n'étais pas autorisée à sortir, et les garçons me semblaient des toujours curieuses créatures. Je suis restée dans mon innocence, en dépit de la sensualité de la poésie que j'écrivais à l'époque, ou les nuits blanches de la pleine lune avec d'étranges pulsions qui me faisaient tordre comme une chatte.
J'ai rencontré mon premier amour à la fin du lycée. Nous étions vierges toutes les deux — bizarrement, il pensait que j'avais de l'expérience. Finalement, un après-midi dans ma chambre à l'université, nous avons fait l'amour en écoutant Debussy ou Ravel — quelque chose avec une harpe ! Il était allongé sur le lit, et je me suis abaissée lentement sur sa queue. Sa longueur m'a pénétrée. Et puis, la découverte joyeuse du mouvement! J'avais compris qu'il y avait de la pénétration, mais je n'avais jamais envisagé les va-et-viens.
Je ne pouvais pas en avoir assez, nous ne pouvions pas en avoir assez et nous avons passé 5 ans à l'explorer dans tous les sens.
Je n'avais pas d'inhibitions, seulement ma propre convoitise sensuelle, comme je n'avais jamais parlé du sexe à la maison. Ou bien avec personne.

(écrit le 04 avril 2009)

L'autocensure / Self-censorship



Self-censorship is something I often think about while writing my blog. Over a year ago, I especially had this in mind as I wrote a first draft of the following text (The day my mother fell off of her pedestal).
I have at least two other subjects that fall into the same category, and that I intend to write & finally publish in my blog.
Why self-censorship ? Partly because they're sensitive childhood memories, partly because I wonder what a reader might do with this information, especially the handful of readers that I know personally. Partly also out of respect sometimes not to step on someone else's territory, although it now seems unnecessary.
I have three different tracking systems for my blog, which I tend to consult almost compulsively every day. I'm curious to see who passes by my blog, where they come from, how they got there, & if they seem to come back. I've also discovered a few blogs in return this way.
On one tracker, I can see the pages that have been read by each reader & thus see who has really spent time here.
I don't see the personal identity, only the computer info & IP address. I tend to think my readers are mostly masculine, looking for a thrill or photos to turn them on, but I know there are many women stopping by.
So I would like to thank everyone who takes the time to read my sometimes lengthy texts, and especially those who are my source of inspiration, as well as my friends.

(written July 18, 2010)

***

Je pense souvent à l'autocensure quand j'écris mon blog. L'année dernière je l'avais particulièrement en tête quand j'ai écrit le premier jet du texte suivant (Le jour où ma mère est tombée de son piédestal). J'ai au moins deux autres textes dans la même catégorie, et que j'ai l'intention d'écrire et de les publier enfin dans mon blog.
Pourquoi l'auto-censure? En partie parce que ceux sont des souvenirs d'enfance  sensibles, mais aussi parce que je me demande ce que peut faire un lecteur avec cette information, en particulier la poignée de lecteurs que je connais personnellement. En partie aussi parfois par respect de ne pas marcher sur le territoire de quelqu'un d'autre, bien que cela ne me semble plus très important.
J'ai trois systèmes différents de tracking pour mon blog — j'ai tendance à les consulter compulsivement presque tous les jours. Je suis curieuse de voir qui passe par mon blog, d'où ils viennent, comment ils sont arrivés là, et si ils semblent revenir. J'ai aussi découvert quelques blogs en contrepartie de cette façon.
Sur un de mes tracker, je peux voir les pages qui ont été consultées par chaque lecteur et ainsi voir qui a vraiment passé du temps ici.
Je ne vois pas l'identité personnelle, seule l'info informatique & l'adresse IP. J'ai tendance à penser que mes lecteurs sont surtout masculin, amateurs de sensations fortes ou à la recherche des photos pour les stimuler, mais je sais qu'il y a aussi beaucoup de femmes qui passe par ici.
Donc, je tiens à remercier tout le monde qui prend le temps de lire mes parfois longue textes, et en particulier ceux qui sont ma source d'inspiration, ainsi que mes amis.

(écrit le 18 juillet 2010).

Tuesday, August 03, 2010

Tuesday, July 20, 2010

Swisscapades !



I thought that I would be tethered to a tree, a heavy bell around my neck, like a cow grazing on a Swiss hillside on a lazy summer day, blue skies filled with cottonball clouds.

If I think of him, I see his golden skin, as he presses his body behind me, as I lie on my side, attached naked on the bed.

Perhaps it would have been better if it had just been casual, if he had just said we'd see each other once in awhile... We ignited so quickly instead.

It now seems like it almost never happened, just another cloud passing slowly by. The impermanence.


***

Je pensais que je serais attachée à un arbre, une lourde cloche autour de mon cou, comme une vache en pâturage sur une colline suisse, un jour d'été paresseux, un ciel bleu rempli de nuages ouatés.

Si je pense à lui, je vois sa peau dorée, comment il pressait son corps contre moi, lorsque j'étais allongée sur le côté, attachée nue sur le lit.

Peut-être qu'il aurait été mieux si c'était juste une aventure, s'il avait juste dit que nous nous verrons de temps en temps. .. Mais nous nous sommes enflammé si vite.

Aujourd'hui, il me semble comme si ce n'était presque jamais arrivé, juste un autre nuage qui passe lentement. L'impermanence.


Monday, July 12, 2010

Soupirs & tremblements

Standing for the second time on the edge of the carpet, feeling exposed. I watch as Miss Charlotte removes her shoes. The slight touch of her hand on my arms as she passes, " les bras croisés" she whispers, and I take my position.
I shut my eyes and try to hear the music of Ludvico Einaudi as the strikes begin, but the Motown rhythm is too strong, so I give up. I concentrate, blocking out the laughter of a group in the corner.

I begin to tremble, as the intensity grows. My body shivers in mounting waves, almost uncontrollably.
I see each fiery kiss in my mind. I can see the length of the strike, its sinuous electricity, and the transformation of pleasure radiating out. My brain is solicited by the next one, so I'm seeing and feeling these different parts of my body at the same time, according to the intensity & rapidity of the lashes.
Accepting each one in its intensity, soft or stinging; in its rhythm, fast or slow. There is no fear.

Its whistling sizzle.

She is going further in her possession of me, and I'm taken inside myself & spun out in a double helix as I tremble. She comes to touch my shoulder when she's finished, I'm so far away that I have trouble coming down. I would have just stayed with my eyes closed for another minute or so,  but I came down quickly to be with her, to share this moment. Still trembling, I embrace her — our sweet kisses on the cheek— before I kneel to kiss her foot in gratitude.

***
Débout au bord du tapis pour la deuxième fois, je me sens exposée. Je regarde Miss Charlotte qui enlève ses talons aiguilles. Une petite touche de sa main sur mon bras, quand elle passe, " les bras croisés", elle murmure, et je prends ma position.

Je ferme les yeux, j'essaie d'entendre la musique de Ludvico Einaudi quand les coups de fouet commencent, mais le rythme Motown est trop fort, et je renonce. Je me concentre, bloquant le rire d'un groupe dans un coin.

Je commence à trembler, lorsque l'intensité augmente.
Mon corps tremble en vagues, presque incontrôlable. Je vois chaque baiser de feu dans mon esprit. Je peux voir la durée de chaque coup, son électricité sinueuse, et la transformation en plaisir rayonnant. Mon cerveau est sollicité par le suivant, je vois et je sens ces différentes parties de mon corps en même temps, selon l'intensité et la rapidité des coups de fouet. Accepter chacun dans son intensité, doux ou cinglant; dans son rythme, rapide ou lent. Aucun peur.

Son grésillement sifflant.

Elle va plus loin en sa possession de moi, et je plonge à l'intérieur de moi-même et je virevolte dans une double hélice, je tremble. Elle vient de toucher mon épaule quand elle a fini, je suis si loin que j'ai du mal à descendre. J'aurais aimé rester avec mes yeux fermés pour encore une autre minute ou deux, mais je suis descendue rapidement pour être avec elle, de partager ce moment. Tremblait encore, je l'embrasse — nos doux baisers sur la joue— avant de me mettre à genoux pour lui baiser le pied en signe de reconnaissance.

Saturday, July 03, 2010

Sensualiste


Ce nom, et la musique qui l'accompagne, je l'adore. Je l'écoute et ça me mets dans une rêverie sensuelle et enivrante, une passion impatiente, dans laquelle la lenteur d'une goutte de sueur prend tout son ampleur. Je pense à Elle, sa Serpent à la main, ces traces qui suivent cette musique, qu'elle partage avec moi.
Je suis sa Lady Labyrinth, le nom qu'elle a choisi pour moi.


***

This name, and the music that goes with it, I just love. I listen and it keeps me in an intoxicating, sensual dream, an impatient passion, in which a slow drop of sweat finds all its meaning. I think of Her, Snake in hand, of these traces that follow this music, that she shares with me.
I am her Lady Labyrinth, the name she has chosen for me.


Thursday, July 01, 2010

Elixir



Her finesse, the subtlety of the tension, so very delicious.

Sitting quietly before my beautiful Miss Charlotte, watching her play with clamps.
She places the clamps on my tits & holds the chain in her hands.
"What do you feel ?" she asks
"It's a very erogenous zone for me. It burns and radiates with pleasure," I reply.
I sit as she pulls, until a clamp comes off. We continue, changing the flat clamps to the Japonix that pinch harder.
The tension mounts & I shut my eyes in a sensuous swoon. I feel a wave of energy flowing out from my heart, up & over towards her, enfolding us.
I open my eyes to see her radiance, she's also floating off... The subtlety & finesse of the delicious tension as she simply holds the chain in her open hands. I look closer to see that she's increasing the tension by simply pressing a finger precisely on the chain.
This subtlety increases my pleasure even more, like an elixir. She ends by pulling off each clamp, one at a time. 



***

Sa finesse, la subtilité de la tension, si délicieuse.

Assise tranquillement devant ma belle Miss Charlotte, je la regarde jouer avec des pinces.
Elle mets les pinces sur mes seins et tient la chaîne dans ses mains. "Qu'est-ce que tu ressens ?" elle me demande.
 «C'est une zone très érogène pour moi. ça brûle et rayonne avec le plaisir", lui dis-je.
Je suis assise tandis qu'elle tire, jusqu'à une pince se détache. Nous continuons, en changeant les pinces à plat pour les Japonix qui pincent encore plus fort.
La tension monte et je ferme les yeux dans une vague sensuelle. Je me sens une vague d'énergie sortant de mon cœur, qui monte vers elle, nous enveloppant. J'ouvre les yeux pour voir son rayonnement,  elle aussi voyage ... La subtilité et la finesse de cette tension délicieuse qu'elle tient tout simplement, la chaîne dans ses mains ouvertes. Je regarde de plus près pour voir qu'elle augmente la tension en appuyant tout simplement avec un doigt très précisément sur la chaîne.
Cette subtilité augmente encore plus mon plaisir, comme un élixir. Elle termine en tirant chaque pince, l'une après l'autre.                                                                                                                                                                                                                                                                                    

Mystic fire of love

His presence is everywhere & his presence is missed. As for me, I rejoice in the fact that he's living out his quest, planned for many years. And he will soon return.
My lovely Miss Charlotte is missing her Mentor as we speak. And later she decides that our session will take place right there in the salon, just as he would.
I take my place on that spot on the rug, just as I would for El Commandant, feeling vulnerable, almost naked, for all to see. I cross my arms over my breasts, I shut my eyes to enter into that special space, and I await her first strike, which also seems vulnerable but then finds its force.
No use to wonder why the whip strikes in each place - it's the mystery of her desire, of her will.
I almost purr with pleasure, small caressing sounds in my throat at each lash, and the fire builds.
I connect with her, feeling her impulses that lead to a fiery possession of my body & soul. Mystic fire of love.

***

Sa présence est partout et sa présence nous manque. Pour ma part, je me réjouis du fait qu'il réalise sa quête, prévue depuis de nombreuses années. Et il sera bientôt de retour.
Son mentor lui manque à ma belle Miss Charlotte lorsque nous en parlions. Et plus tard, elle décide que notre séance aura lieu juste là dans le salon, comme il le ferait.
Je prends ma place à cet endroit sur le tapis, comme je le ferais pour El Commandant, me sentant vulnérable, presque nue, sous les yeux de tous. Je me croise les bras sur mes seins, je ferme les yeux pour entrer dans cet espace particulier, et j'attends sa première coup, qui semble aussi vulnérable, mais qui trouve ensuite sa force.
Inutile de se demander pourquoi les coups de fouet frappe à tel ou tel endroit — c'est le mystère de son désir, de sa volonté.
Je ronronne presque du plaisir, des petits sons caressants dans ma gorge à chaque coup de fouet, et le feu monte.
Je me connecte avec elle, sentant ses pulsions qui conduisent à une possession embrasée de mon corps et âme. Le feu mystique de l'amour.

Sunday, June 20, 2010

Monday, June 14, 2010

Lady Labyrinth : thank you, my Charlotte

Evolution n°9

 Tous droits reservés par les Goûters du Divin Marquis

During the dark weeks of uncertainty with M, when I still was only allowed one seance per Goûter, these sessions with Miss Charlotte slowly began.
I should say the very first one on February 12.
S. had spanked me first & we had choreographed it so that Charlotte would then whip me, stretching a little the limit of "one time".
I really like how S. gives a spanking, with a lot of rhythm, like drumming with her two hands. It's intense and progressive, she knows exactly how to dose it, so that there's a lot of pleasure and doesn't hurt as much as some. I love how she uses her fingernails to lightly scratch me, or to dig them into my buttocks.

Charlotte whipped lightly. I was on my knees, leaning against the chair. I love to feel these fiery kisses like bee stings. She is delicate and precise in her gestures and I really felt it to be an extension of her hand. The whip touched me on the shoulders, the nape of my neck, my hair, and then on my hips and thighs. I wanted her to enjoy it as long as she wanted until she felt like stopping. It lasted a long while, intensifying, and I trembled.
I could hear that El Commandant had taken up his Snake too, but it wasn't until I saw the photos that I understood that he had also whipped me, teaching Charlotte. I remember a few strikes that were just so good - I know now that they were his.

When my relationship with M ended, out of that darkness the sessions with Charlotte crystallized, into something, just simply being.
The realization of the simplicity of Being was a deep joy for me, filling me with peace. Not feeling the anxiety that can overwhelm me, just a simple state of being, shared.
That it be non-sexual was also new for me, although emotions are shared, and the experience of the whip so deliciously intoxicating on each end.
With M, the relationship was decidedly sexual, the male/female attraction so very strong. Although he fucked me, we never "made love". The sex was only BDSM.
He took me to far off places with so many orgasms.  Although I didn't write about every one since so many intense sensations packed into an evening or a night are almost impossible to decipher, the essence was captured in "His captive of sensations" and "In my dog-soul ".

This new sensation of calm after my sessions with Charlotte has lead me to a new understanding (finally !)
Could it be that I finally separate my BDSM from my love life, as it was suggested in the beginning ?
Or will I still desire a certain "ideal" of a couple, as I had hoped to create with M. ?
Right now, I'm not really looking, but one thing is for sure : I pack a lot of expectations into the male/female thing.
Time out now to enjoy this new simplicity of being, to be calm, my masochism thus expressed.
I know that this evolution will continue, under the whip of Miss Charlotte, and that we will go further & further, as her personal style is revealed.
And, perhaps, that once again that she will whip me in rhythm with El Commandant !

Evolution n°9 — VF

 Tous droits reservés par les Goûters du Divin Marquis

Au cours des semaines sombres d'incertitude avec M, quand j'avais encore le droit de jouer une seule fois par Goûter, les séances avec Miss Charlotte ont commencé tout doucement. La première fois, je dirai le 12 Février.

S. m'avait donné une fessé d'abord et nous l'avions chorégraphié pour que Charlotte me fouette par la suite, tirant un peu sur la limite "d'une seule fois". J'aime beaucoup la façon dont S. donne une fessée, avec beaucoup de rythme, comme jouer du tambour avec ses deux mains . C'est intense et progressive, elle sait exactement comment le doser, de sorte que il y a beaucoup de plaisir et moins de mal qu'avec certains. J'aime la façon dont elle utilise ses ongles pour me griffer légèrement, ou de les enfoncer enfoncer dans le coussin de mes fesses.

Charlotte m'a fouetté doucement. J'étais sur mes genoux, appuyé contre la chaise. J'aime sentir ces baisers de feu comme des piqûres d'abeilles. Elle est délicate et précise dans ses gestes et j'ai vraiment senti qu'il s'agissait d'une extension de sa main. Le fouet m'a touché sur les épaules, la nuque de mon cou, mes cheveux, puis sur mes hanches et les cuisses.  J'avais envie qu'elle profite jusqu'au moment qu'elle avait envie de s'arrêter. Cela a duré un bon moment, il s'est intensifié, et je tremblais.

Je pouvais entendre que El Commandant avait pris son Snake aussi, mais ce n'est que j'ai vu les photos que j'ai compris qu'il m'avait fouetté aussi, pour le montrer à Charlotte. Je me souviens de quelques coups qui ont été tellement bons — je sais maintenant que s'étaient les siens.

Lorsque ma relation avec M s'est terminé, en sortant de cette obscurité les sessions avec Charlotte se cristallisaient, devenant quelque chose, tout simplement.
La réalisation de la simplicité d'être a été une joie profonde pour moi, me remplissant de paix. Ne pas sentir l'anxiété qui peut me submerger, juste un simple état de l'être, partagé.

Que ce soit à caractère non sexuel était aussi nouveau pour moi, bien que les émotions sont partagées, et l'expérience de fouet si délicieusement enivrant à chaque extrémité.
Avec M , la relation était décidément sexuelle, l'attirance mâle / femelle si forte. Même si il me baisait, nous n'avons jamais «fait l'amour". Le sexe n'a été que BDSM.
Il m'a emmené très loin dans les sensations avec tant d'orgasmes. Bien que je n'ai pas écrit sur chaque séance, comme tant de sensations intenses emmagasinés dans la même soirée ou dans la même nuit sont presque impossibles à déchiffrer, l'essence a été capté en «Sa captive des sensations» et «Dans mon âme de chienne".

Cette nouvelle sensation de calme après mes séances avec Charlotte m'a emmené à une nouvelle compréhension (enfin!).
Pourrais-je finalement séparer mon BDSM de ma vie l'amoureuse, comme il m'a été suggéré au début? Ou vais-je encore désirer suivre un certain «idéal» d'un couple, comme je l'avais espéré créer avec M.?
Pour l'instant, je ne cherche pas vraiment, mais une chose est sûre: j'ai énormément d'attente dans une relation mâle / femelle .

Petite pause maintenant pour profiter de cette nouvelle simplicité de l'être, d'être calme, mon masochisme ainsi exprimé.
Je sais que cette évolution va se poursuivre, sous le fouet de Miss Charlotte, et que nous irons de plus en plus loin, que son style personnel sera révélé.
Et, peut-être, une fois de plus elle me fouettera en rythme avec El Commandant!

Sunday, June 13, 2010

Sonate en Sado/maso

She dares to let go of restraint.
Pure pleasure & pure pain.

In this understanding between us, spoken and written, I take my place before the cross. And the first strike takes possession at the nape of my neck, between my shoulders.
Instantly, my whole body is alert.

Subtile et resolved, she dares to strike more strongly & I delight as the pace intensifies. My body is listening, awaiting without knowing just where, just how hard the next strike will land. Sometimes on the same spot, tearing the skin, increasing the heat... sometimes on a new, unexplored region, around my calf or my thigh. One fiery kiss at the small of my back is almost orgasmic.
The fiery kisses explode like musical fireworks : the quick bite of the lash then diffusing outward in waves of pleasure. And as one radiates, another lash strikes elsewhere and the melody begins.

The different movements are now punctuated in a new refinement by the caress of the whip handle down my back. I no longer turn my head to see if she's finished. I know now that this pause will be followed with a sadistic impulse. I'm waiting, I delect in that moment when she strikes more rapidly & with precise intent, her emotions, her style unfolding with such beauty.

Her fingers feel my flesh, tracing the marks. If only she could see them hours later, or even the next day, when my flesh reveals the imprints slowly, in a delayed response, à retardement.

"We continue", she whispers.

Every week, she dares to go further, to travel longer, and to take me with her on this ride. My one desire is to offer my flesh as a white canvas.

I hear her whisper that it's finished, I feel her fingers lightly touch my shoulder, her hair brushes against my arm. I turn, I discover the full force of her emotion, her radiance.

"You'll always be the first," I whisper, "so that my white flesh will be unmarked." 
"You'll always be the first," she replies, and the pact is set.

I kneel to kiss her feet in gratitude.


***
Elle ose se lâcher. 
Pur plaisir, pure douleur.

De cette accorde entre nous, chose dit, chose écrit, je prends ma place devant la croix. Et sa première morsure prend possession en haut de ma nuque, entre mes épaules.
Instamment, tout mon corps est en éveille.

Subtile et résolue, elle ose frapper plus fort et je me délecte quand le rythme s'intensifie. Mon corps est à l'écoute, dans l'attente sans savoir exactement où va se placer le prochain coup, sans savoir sa force. Parfois, ils tombent au même endroit, déchirante un peu la peau, ce qui augmente la chaleur ... ou bien parfois sur une nouvelle région inexplorée, autour de mon mollet ou de ma cuisse. Un baiser de feu sur la chute de reins est presque orgasmique.

Les baisers du feu explosent comme un feu d'artifice musical: la morsure rapide du fouet, qui se diffusent vers l'extérieur dans des vagues du plaisir. Tandis que l'un radie, un autre coup de fouet frappe ailleurs et la mélodie commence.

Les différents mouvements sont désormais ponctuées par un nouvel raffinement, par la caresse de la manche du fouet le longue de mon dos. Je ne retourne plus la tête pour voir si elle a terminée. Je sais maintenant que cette pause sera suivie d'une impulsion sadique. J'attends, je me délecte dans ce moment où elle frappe plus rapidement et avec une intention précise, ses émotions, son style se révèlent avec une telle beauté.

Ses doigts viennent tâter ma chair, cherchant les traces des marques. Si seulement elle pouvait les voir quelques heures plus tard, ou même le lendemain, quand ma chair révèle ces empreintes lentement, dans une réponse différée, à retardement.

"On continue", elle me chuchote.

Chaque semaine, elle ose aller plus loin, de voyager plus longtemps, et de me prendre avec elle. Mon seul désir est d'offrir ma chair comme une toile blanche.

Je l'entends murmurer que c'est fini, je sens ses doigts effleurer mon épaule, ses cheveux contre mon bras. Je me retourne, je découvre la force de son émotion, elle est radieuse.

"Tu seras toujours la première", je murmure, "afin que ma peau blanche ne soient pas encore marqué." 
"Tu seras toujours le premier', elle réponde, et le pacte est fixé.

Je m'agenouille à lui baiser les pieds en signe de reconnaissance.



Friday, June 11, 2010

Lady Labyrinth




Ce nom, et la musique qui l'accompagne, je l'adore. Je l'écoute et ça me mets dans une rêverie sensuelle et enivrante, une passion impatiente, dans laquelle la lenteur d'une goutte de sueur prend tout son ampleur. Je pense à Elle, sa Serpent à la main, ces traces qui suivent cette musique, qu'elle partage avec moi.
Je suis sa Lady Labyrinth, le nom qu'elle a choisi pour moi.

***

This name, and the music that goes with it, I just love. I listen and it keeps me in an intoxicating, sensual dream, an impatient passion, in which a slow drop of sweat finds all its meaning. I think of Her, Snake in hand, of these traces that follow this music, that she shares with me.
I am her Lady Labyrinth, the name she has chosen for me.